GUÉRISON D'UN LÉPREUX ET DU SERVITEUR D'UN CENTENIER
4°" PornT.—Les choses extérieures et sensibles sont une image des opérations intérieures qui ont lieu dans les âmes.
Il y a deux guérisons miraculeuses racuntées dans l’évangile du troisième dimanche après l’Épiphanie. Ces deux guérisons, savoir : celle du lépreux et celle du serviteur du centenier, figurent la guérison des maladies et des infirmités de l’âme opérée par la toutepuissance de Jésus-Christ, par la grâce des sacrements surtout.
La lèpre figure le péché. Mais, comme la lèpre peut exister à différents degrés de laideur extérieure, de même, le péché dont elle est l’image, existe aussi à
des degrés divers de répulsion et de faute. Ainsi, la deck: lèpre peut figurer les imperfections dans les sens, rain dans les paroles, si surtout ces imperfections se trou- 2 1,0 vent chez des personnes appelées par état à tendre à rieure une vie parfaite. Alors ces personnes doivent soupi- Æ « Ale rer après la santé spirituelle. S’adresser à Jésus- l'appel Christ, leur Sauveur et leur Dieu... lui demander Elle « instamment leur guérison, avec foi, humilité et con- sance | fiance, voulant sincèrement lui soumettre leur intelli- Æ à . gence, leur volonté et leur cœur. En adorant sa bonté gouver puissante, elles doivent lui dire en toute confiance : vie ch Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez nous guérir, Étui
et Jésus, ayant pitié d'elles, leur dira : ‘‘ Je le veux, ouvo
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lèpre rieure, aussi à nsi, la sens, e troundre à soupi- Jésusander t conintellibonté ance :
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soyez guéries.” Et il les purifiera de leurs imperfections.
Il PornT.—La conduite du centenier fournit aussi l'exemple d'une prière exaucée, à cause de l’esprit de foi, d'humilité et de confiance avec lequel elle est faite. Cet homme qui appartient à la gentilité, croit à à la toute-puissance de Jésus pour guérir son serviteur. Il a confiance, et il joint à ces deux dispositions une admirable humilité. ‘‘ Je ne suis pas digne, dit-il à Jésus, que vous entriez dans ma maison, mais dites seulement une parole et mon serviteur sera guéri.” Oh ! quand on prie avec de tels sentimeuts, on ne peut manquer d’être exaucé.
Les paroles dont le centenier fait usage, outre leur sens naturel, offrent encore une belle figure. Cet homme qui tout à la fois obéit et commande, figure l'âme au milieu de sa domination intime. A l’âme de commander à toutes les facultés de l'intelligence, du cœur, des sens, en obéissaut elle-même au souverain empire de Dieu. Or, trois commandements de l’âme résument l'exercice entier de sa royauté intérieure. Elle commande au vice pour l’éloigner : ‘ Allez là, et il y va.” Elle commande à la vertu pour l'appeler et la faire venir : ‘‘ Venez ici, et elle vient.” Elle commande à chaque faculté et à chaque puissance pour tracer à toutes leurs différents devoirs et leur œuvre spéciale : ‘‘ Faites cela, et elle le fait.” Ce gouvernement admirable n’est rien autre chose que la vie chrétienne.
Étudions la noble figure du centenier. Nous y trouvons de belles et parfaites leçons de conduite.
sévér - aic d IVe DIMANCHE APRÈS L'ÉPIPHANIE. pe ki JESUS APAISE UNE TEMPÊTE Sauve
fr ) :.
LE nous Li Ar PoNT.—Jésus était avec ses disciples, voilà Du pourquoi la tempête s’apaise... Notre-Seigneur, dans même
k sa puissance et son amour, ramena le calme... Il ne fient p
lu faut pas s’exposer seul aux occasions des tentations, che de fi figurées par les tempêtes. Il ne faut aller que là où ment je Jésus nous mène ou nous accompagne. Il faut qu’il neige 1 approuve nos démarches et nos actions, et qu'il les vertu ; h bénisse. Lorsque Jésus-Christ est avec nous, nous tion e
(4 n'avons rien à craindre des plus grandes tempêtes Bonum
| spirituelles, des afflictions, etc. moi qu
Ce sont nos passions qui soulèvent en nous des tem- proba ?
pêtes, ce sont nos ennemis spirituels, ce sont les occa- éprouv
sions dangereuses ; ce sont les écueils des compagnies donnez
qui ne nous conviennent pas ; c’est la chair, le bonheur À bler à 1
et le plaisir tout mondains, la négligence, etc. Il faut est con:
s’examiner sur ces causes de tempêtes. que ce:
Au sein de la tempête, il faut recourir à Jésus, qué, qu
l’éveiller, en quelque sorte, sur nos dangers, le prier Que je
de nous sauver :—‘* Saüvez-nous, Seigneur, car nous loi, il £
sommes perdus.” Il faut nous humilier, avoir con- tentatio
fiance en son amour et en sa puissance, et il nous ren- Quelle
dra le calme, quand il aura éprouvé notre foi et notre celle de
abandon. 11 nous rendra la paix. Ses consolations 60 ga
succèdent à la peine, la paix au trouble, le calme à la lortifie.
tempête ; de même que l'été succède à l'hiver, et le "a les
e l’âäm
jour à la nuit. Puis, si le danger dure, il faut per-
voilà dans | ne ions, à où qu’il 1 les nous pêtes
temoCCagnies heur faut
ésus, prier nous conrenotre tions à la et le per-
sévérer et s'adresser à Jésus : Voyez notre danger, et apaisez ces flots qui menacent de nous submerger. Et cependant, il faut nous rappeler sans cesse que notre Sauveur est avec nous, et qu’il ne peut pe:mettre que nous périssions, puis il faut croire, espérer et aimer.
Du reste, les tempêtes des tentations sont utiles et même nécessaires. Les arbres s’enracinent et se fortifient par la tempête. L'agitation des eaux les empêche de se corrompre. C’est à l’aide du vent que le froment est séparé de la paille. Le feu épure l'or, la neige empêche la terre de geler; le combat éprouve la vertu ; l’infirmité maintient dans l'humilité ; la tentation est une cause d’accroissement pour la charité. Bonum mihi quia humiliasti me. Ga été un bien pour moi que vous m'ayez humilié ! Tenta me, Domine, et proba me. ‘ Permettez que je sois tenté, Seigneur, et éprouvez-moi.” Mais si vous voulez que je sois tenté, donnez-moi la force de vaincre. Faites-moi ressembler à l'or, qui est purifié au feu, et non à la paille qui est consumée. Si je dois être en proie à la guerre, oh! que ce soit pour être couronné ! S’il me faut être attaqué, que ce soit pour l’emporter sur mes assaillants. Que je ne sois éprouvé que pour n'être pas réprouvé. li, il faut faire des réflexions et un examen sur ses tentations et la manière de les faire servir à son salut. Quelle honte de céder la victoire ! Quelle perte que celle de la grâce qui procure la gloire ! Omnia possum in eo qui me confortat. ‘ Je puis tout en celui qui me bortifie.” L'humilité, la confiance et la prière, telles
sont les armes qui servent à vaincre dans les combats de l’âme. °
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Tenons bon ; ne cédons pas, résistons. Il y a de la peine à combattre ; mais aussi il y a de la satisfaction et du plaisir à vaincre. La vertu profite par la fidélité et le courage ; l’amour y gagne des couronnes. Il s’enrichit de grâces et de mérites pour acheter la gloire et le paradis. Montez au ciel en esprit, et encouragezvous par la vue de la récompense... Repoussez le plaisir pour n’être pas en proie au regret et à l’aiguillon du remords. Votre salut dépend peut-être de la victoire sur la séduction de la tentation. Dites à Dieu : Soutenez-moi, ne souffrez pas que l’ennemi se vante que je le préfère à vous, Seigneur.