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LES ANCIENS RENAISSENT

Kn Frauce, on s'amuse à faire renaître l’épopée napolconionno ot la grande année.

(Patqwi*o 17 décembre IBS).]

L'Europe et les hommages au vainqueur du Dahomey.

LA GRANDE ET LA PETITE REVANCHE, par Jehan Brankcnsick.

Déroulèdt. — Hourrah, général! Tout notre espoir est on vous. Le coursier de Boulanger vous attend !

Le Général Dodds. — Laisse-moi, drôle t Béhanzin rirait do tes criailleries, et les Prussiens, donc!...

(tf’eelUad voor KederJand, 21 moi 1A93.)

* L’accueil enthousiaste fait nu vainqueur du Dahomey a donné lieu à quantité de caricatures dans la presse illustrée étrangère et, tout particulièrement, en Allemagne et en Autriche, l/attitude prise par M. Déroulèdc en la circonstance Ut même craindre, un instant, le retour de scènes encore trop récentes pour être oubliées. A côté de l’image hollandaise, ici reproduite, voici la légende d’une caricature du /fc-A de Vienne représentant Thusneida ((‘Allemagne 1 qui, une verge en main, tient au petit Dodds le propos suivant : • De ce que tu ns terrasse un couple de noires petites amazones, tes compatriotes voudraient déjà te transformer, en un autre Boulanger, en un héros île la Revanche! Je te conseille, petit, do ne pas te laisser tourner la tête et de continuer honnêtement à soigner ta renommée au Dahomey, sans quoi il pourrait t’arriver malheur. •

Les grotesques de la politique ooloniale.

ARRIVÉE DE DUONG-CHACR A D J E L F A (Algérie), par Amas.

Le prince. — • Bt quoi! moi vais manger, ici?

L'adjoinl. — < Douze millo francs de rente, Excellence! $

| Le. Charivari t-ranai* et algérien, 10 septembre 1893.)

• Duong-Charr, (ils de Norodom 1" roi du Cambodge, a été célèbre è Paris huit jours durant, lui et son épouse ; il a eu les honneurs île la publicité, les réclames de la presse et de ses trieurs. O 11 a entendu sur les boulevards et vu en manchettes sur les journaux Vexpmteion </'«» firinre. Et, un beau jour, on a appris que le pauvre expulsé, mis à l'ombre parce qu’il cherchait à embrouiller les affaires de Siam, avait été appelé à aller vivre en Algérie, — paradis des princes dahoméens, annamites et autres exotiques à cirage, A parasol, è ceinture de plumes de paon, — des 12.000 livres de rente que le gouvernement français, toujours généreux, voulait bien consentir & lui faire.

AU SIAM, par Assus.

Faut-il taper?

[Le Charivari oranaie et algérien, Î3 juillet 1M3.)

* La caricature du CftanYari oranaie fait allusion & la campagne menée par la presse anglaise contre la France. C'est le 13 juillet qu’a eu lieu l'ouverture des hostilités entre la France et le Siam, dont les envahissements préoccupaient depuis longtemps le gouvernement. Le 17, le gouvernement anglais faisait une déclaration au sujet du conllit. Le 18, à la suite des explications fournies par M. Dévoilé, ministre des Affaires étrangères, la Chambre des Députés vomit à l'unanimité un ordro du jour par lequel elle s’eu rapportait au gouvernement pour faire reconnaître et respecter les droits de la Fronce et exiger les garanties indispensables. Le 29, après un premier refus, le roi de Siam acceptait sans restriction ^ultimatum de la France. La veille, à la Chambre des Lords, lord Rosebery, ministre des Affaires étrangères, avait déclaré qu’il avait conseillé l’entente au gouvernement siamois et qu'il estimait comme important, que la France et l'Angleterre n'aient pas de frontières communes en Indo-Chine.

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