BON APPÉTIT, MONSIEUR MON VOISIN
Gtadtlone (en conlemplaiion devant Carnot). — Quel appétit! Heureusement que Tien n'est mangé aussi chaud qu'il est cuit.
|Cartcature de G. Brandi, KladJeradaUch, juillet 1893.)
• Comme la presse française, In presse illustrée allemande n toujours estimé que l’Angleterre jouait dans toute question de politique coloniale un rôle prépondérant. El comme le Germain n’a pas une affection des plus tendres pour son frire des bonis de la Tamise, il se fait un malin plaisir de le caricaturer chaque fois que l’occasion lui en est offerte. K laiJilerml n l *ch , VU , Dtultohe Wr*pe* t Lustifte fllatter ont su créer un type de Gladstone fort amusant, celui-là même que l'on voit ici aut côtés du caporal Carnot. Si, pour nous, l’Anglais est derrière 1 a coulisse, prêtant la main à tout ce qui peut nuire au développement de notre politique coloniale; pour les Allemands, c’est un rusé compère qui a l'œil à tout, qui ne laisse rien échapper. Ne pouvant empêcher, il laisse faire, mais sans jamais perdre l’espoir d’arriver à ses tins d’une manière ou de l'autre. C’est pourquoi, dans les affaires du Siam, tout en se complaisant à représenter la France affamée de gloire, la caricature de l’autre côté du Rhin n’a pas été dupe des protestations et des jérémiades de l’Angleterre. Une vignette du CU\ dont on peut voir la reproduction dans le Livre rt Vlmnge du 10 septembre, est surtout significative. Tandis que le Français tire l’oreille à l’éléphant sacré de Siam, John Bull, qui regarde impassible, dit : * Fi. le vulgaire touroienteur d'anlmaut! Est-ce qu'il ne lui déchire pas une oreille! Il ne me restera plu», alors, qu’à arracher l’autre au saint animal. »
i.’annêe en images.
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Politique ooloniale : France et Espagne.