‹ L'année en imagesChapitre 4 sur 49 · PROLOGUE DE LA PIÈCE · texte numérisé non relu

PROLOGUE DE LA PIÈCE

partis, qui a servi toutes les causes bonnes ou mauvaises, qui a vilipendé hommes et choses. Le pamphlet graphique! Ce qui a été du Paul-Louis Courier; ce qui est devenu du Rochefort ou du Drumont.

Ailleurs, elle ressuscitera contrela catholicité les traits acerbes des feuilles volantes du xvi e siècle et, empruntant aux journaux italiens leur façon de figurer le pape, elle se complaira à montrer Léon XIII en renard. Un renard pour lequel les raisins sont toujours trop verts. Dans cet ordre d’idées, l’Amérique donnera la main aux artistes du Fiscliietto et du Pasifuino lorinois.

Anarchisme, socialisme, militarisme, banqueroute financière, épuisement complet des forces vives de l’Europe ; tout cela se lit clairement au travers des images ici reproduites. En France, un dessin de Charvic, une composition de Gilbert-Martin donneront la conclusion des comédies électorales, qu’elles soient parisiennes ou françaises, tandis que les impôts nouveaux seront figurés par Pépin. Il faudra un crayon étranger, celuidu hollandais Johan Braackensik, un véritable artiste, pour rappeler au peuple français tout ce qu’il a perdu avec Jules Ferry. Alors que, de tous côtés, l’estampe se fera un malin plaisir de plonger la France dans les eaux fangeuses du Panama, il faudra un journal bohème, les Humorislické Listy de Prague, pour rappeler à la pudeur les aboyeurs de la Triplice.

En Angleterre ce sera Gladstone, unique objet de toutes les satires; en Allemagne, ce seront tous les crayons, qu’ils viennent du Kladderadalsch , du Clic, du Deutsche Wespen ou du socialiste DerWahre Jacob , se donnant la main pour ridiculiser, pour écraser

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