ÉTATS DE L'ISTHMB MEXICAIN
237. Relation des choses de Yucatan de Diego de Landa. Texte espagnol et traduction française en regard , comprenant les lignes du calendrier et de Talphabet hiéroglyphique de la langue maya, accompagné de documents divers historiques et chrono* logiques, avec une grammaire et un vocabulaire abrégés français-maya, précédés d'un Essai sur les sources de l'histoire primitive du Mexique et de l'Amérique centrale, etc., d'après les monuments éj^yptiens, et de l'histoire primitive de l'Egypte d^zfpres ivii monuments cméricaios, par Tabbé Brasseur de BoDRBOURG. Paris, 1864, grand in-8, cii-516 pages (Auguste Durand).
Ce Tolume se compose de deux parties bien distinctes : la relation du Yacatan du P. Diego de Landa, document d'un très-grand prix pour l'histoire géographique et l'archéologie du Yucatan ; et une Introduction de l'éditeur, M. l'abbé Brasseur de Bourbourg. Nous nous abstiendrons de nous prononcer sur les vues et les hypothèses d'un collègue à la Commission du Mexique, nous contentant de renvoyer le lecteur aux remarques générales que nous avons consignées sur ce sujet dans le morceau relatif aux études américaines qui ouvre ce volume (p. 37).
La relation du P. Diego de Landa porte la date de 1566. Elle se conserve manuscrite dans les Archives de l'Académie royale d'histoire de Madrid, où M. Brasseur de Bourbourg en a pris copie en 1863.
238. D' Karl von Scherzer. Aus dem Natur und Vœlkerleben in tropischen Amerika. Skiftcenbuch. Leipzig, 1864, in-8, 380 pages.
Le D' Karl Scherzer, dont nous venons d^enregistrer le très-intéressant volume à la fin de notre bibliographie de
rAmérique Centrale, nous transporte avec loi sur un terrain dont il parle avec amour, parce qu'il le connaît à fond pour l'avoir longuement exploré. Plusieurs publications antérieures n*ont pas épuisé ses souvenirs sur une région qu'il a visitée deux fois, à cinq ans d'intervalle, en naturaliste, en antiquaire et en ethnologue, en même temps qu'en admirateur passionné des grandes scènes de la nature ^
C'est surtout à son premier voyage, au voyage de 1854, que se rapportent les Esquisses actuelles du D' Scherzer. Dans un chapitre d'introduction, il retrace d'une manière animée l'itinéraire et les incidents de cette longue course à travers l'isthme américain, une des parties les moins connues du Nouveau Continent, et une des plus dignes de captiver un observateur. Le voyage du D' Scherzer et de son compaguon le D' Wagner n'avait pas seulement un but scientifique ; il avait aussi pour objet d'étudier les diverses parties de l'isthme au point de vue de l'émigration allemande et de la colonisation. Les deux voyageurs prirent terre au port de Greytown, à l'embouchure du rio San Juan, déversoir du lac Nicaragua, dans la mer des Antilles.
De là, sur une légère barque que conduisaient des indigènes au teint basané, nous remontâmes les rivières San Juan et
1. Sur les deux voyages du D' Scherzer, voir notre 1^ Armée, p. 340. Su première relation, rédigée eu commun avec son compagnon (le voyage le géologue Moritz Wagner, date de 1856; elle a pour titre D:e Repuhlik Costa Rica in Central- A mer ikaj Reisestudien und SkiSMen aus den Jahren 1853 und 54. 1 volume. La seconde puUication du D*^ Scherzer, Wanderungen durch die Mittel-Àmerikanûchen Freistaaten Nicaragua , Honduras und Saii Salvador (l volume) est de 18Ô7. Un des derniers chapitres de la relation du voyage de circumnavigation de la frégate autrichienne la Novara (voyage auquel M. Scherzer était attaché comme ethnologue), est consacré à Tisthme américain. On doit en outre au doctair lu pui)lication importante du texte espagnol des histoires de rdriginc des Indiens de la province de Guatemala du P. Fr. Ximenez (Wien, 1857). Pour les nombreuses publications fragmentaires du D' Moritz Wagner, qui depuis onze ans a fait de TAmérique Centrale sa patrie, on peut voir nos deux premières .innées.