‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 114 sur 368 · ANDES CHILIENNES · texte numérisé non relu

ANDES CHILIENNES

La république chilienne, dit M. Martin de Monssy, compte aujourd'hui, près de 2 millions d'habitants, c'est-à-dire que depuis ISkk la population a presque doublé. Or, repoussés du nord au sud par le manque de terres cultivables, il faut bien que ceux-ci cherchent dans celte partie de leur pays le sol et le travail qui doivent les nourrir. Une émigration constante a donc lieu vers cette région» et c'est là que seront dans un temps très-rapproché toutes les forces vives du pays. On comprend donc la nécessité d'ouvrir à cette population en progrès un débouché vers l'Atlantique par une voie moins longue, moins périlleuse et moins chère que celle du cap Horn.

Dans cette prévision, le gouvernement chilien a établi déjà depuis des années, de l'autre côté de TAraucanie, sur un terrain qui ne lui est pas disputé par les Indiens, une colonie allemande, celle de Llanquihué, qui prospère beaucoup aujourd'hui, et qui forme le noyau d'autres établissements de ce genre, destinés à s'étendre le long de la côte du Pacifique, et à atteindre avec le temps l'extrémité du continent. Ce centre de civilisation, établi dans une région jadis abandonnée, a déjà fait un bien considérable à la province de Valdivia, dont elle a provoqué le réveil; il a môme excité la curiosité des fiers Araucans, qui se sentent pour ces étrangers moins d'antipathie que contre les fils des Espagnols, leurs anciens ennemis, et qui viennent de temps à autre admirer leur industrie, et môme commercer avec eux.

L'accroissement non interrompu de cette colonie a eu un autre résultat encore : il a fait explorer les Andes, il a appelé l'attention sur leurs passages, si connus des Indiens de leurs deux versants, et pratiqués par eux en toute saison. On est entré en pourparler avec eux, et aujourd'hui ils ne sont pas éloignés de concourir eux-mêmes à l'établissement de communications dont ils comprennent les avantages. Il ne faut pas méconnaître, en effet, que le progrès si remarquable qui s'est opéré depuis quinze années dans les populations sud-américaines, a un certain contre-coup chez les nations indigènes ; elles ont maintenant de nouveaux besoins, qu'elles cherchent à satisfaire par le commerce; elles sentent la nécessité de produire pour fournir aux échanges qui leur procurent en étoffes, outils, ustensiles de toute sorte, les objets de première nécessité dont elles ne peuvent plus se passer.

C'est dans le rapport même qu'il faut suivre Texposé

instructif et lucide de ces questions autour desquelles se groupent tant d'intérêts d'un ordre élevé. On sent que de toutes parts un nouvel avenir se prépare pour les nations américaines, si longtemps étouffées sous les liens d'une étroite législation coloniale, et qui entre enfin dans les larges voies de la vie sociale après avoir péniblement traversé les cojivulsions de l'affranchissement politique. C'est là ce qui donne une si haute portée à la révolution salutaire qui vient d'ouvrir au Mexique l'ère de sa complète régénération.

257. Corografia historica, genealogica^ nobiliaria e politica do imperio do Brasil. Rio de Janeiro, 1863, in-8 (t. I, 2* partie).

258. Bibliotheca Âmericana. — Voyage dans le nord du Brésil fait durant les années 1613 et 1614. par le P. Yves d'Evbbux. Publié d'après Texemplairc unique conservé à la Bibliothèque impériale de Paris, avec «une introduction et des notes par M; Ferdinand Denis. Paris, 1864, in-8, xlvi-456 pages.

259. Marizb Barros, lieutenant de la mapne brésilienne. Voyage de la corvette brésilienne Belmonte dans les Amazones (sic)^ en 1862. Revue maritime et coloniale , nov. 1864, p. 433^52.

A la suite d'un voyage de reconnaissance effectoé sur le fleuTe des Amazones, au commencement de i863, par la corvette brésUienne Minon(e, le lieutenant Antonio Carlos de Marize Barros, commandant da bâtiment, a adressé au chef de l'administration de la marine un rapport dont on donne ici les parties les plus importantes. La reconnaissance, partie du port de Santa Maria de Belem, a remonté jusqu'à la Tille de Manaos, au confluent du Rio Negro.

260. A. E. Zaluar. Pcrcgrinaçâo pela provincia de San Paulo , 1860- 61. Paris, 1864, in-8, 409 pages.

261. A. d'Assier. Scrnes et souvenirs d'un voyage au Brésil, ileoiie des Deux-Mondes, févr. 1864, p. 548-584.

262. Henriquc Gerber. Noçôes goographicas e administrativas de provincia de Minas-Geracs. Rio de Janeiro, 1863, iii-8.

— Carta geographica da provincia de Minas Geraes, levantada por Sr. H. Gerber em 1862. Glogau, 1863, 4 feuilles (au 1500 000*).

Cette carte est basée en partie sur les levés de Tingénlear Halfeld, dont la carte originale, réduite par M. Friedrich Wagner, a été publiée, avec un mémoire, au n» 9 dei Ergxnzungshefte des Mittheilungen (1862).

Î63. P. d'Alcantara Bellegarde, e Conr. J. de Niemeyer. Carta corographica da provincia de Rio de Janeiro. Rio de Jan. 1858. 1861. 4 feuilles.

'264. South America. Eastcoast, Brazil. Rio Mossoroto Touro Point, surveyed by lient. A. Vital de Oliveira, 1857-1869. Lond. Hydrogr. office, 1864. 1 feuill^ (n* 888) .

— Touro Point to Formosa, surveyed by the same, 1857-]i859. Ibid, 1864. 1 feuille (n» 889).

— Formosa to Pernambuco, surv. by the same, 1857-1859. /Wd. 1864. 1 feuille (n» 890).

— Pernambuco to Maceiô, surv. by the same. Ibid. 1864. l feuille (n" 891).

— Maceiô to Rio de San Francisco, surv. by the same, 1857- 1859. — Ibid. 1864. 1 feuille.

Cette carte en 5 feuilles de la côte du Brésil est au 180000*.

265. Capit. Mouchez etDA Fonseca. Carte particulière de la côte du Brésil. V feuille, entre le C. Frio et le C. San Thomé. Paris, dépôt de la marine, 1864 (n''2031).

— 2* feuille. Entre le C. San Tbomé et Benevente. Ibid. (n» 2047).

— V feuille. Entre Benevente et Barra-Secca. Ibid. (n" 2010).

— 4* feuille. Entre Barra-Secca et les récifs d'itacolomis. Ibid.

— 5* feuille. Entre les récifs d'itacolomis et Olivença. Ibid. (n-'^oag).

— 6* feuille. Entre Bahia et Olivença. Ibid. (n" 2045).

— Carte réduite de la côte du Brésil, partie comprise entre Rio Janeiro et Bahia. Ibid. (n" 2054) .

Voir notre précédente Année^ p. 144, n°* 98 et 99 et p. I5i.

206. Revista Trimensal do Instituto historiée, gcographico e ethnographie© doBrasil. T. XXVI. Rio de Janeiro. 1863, in-8, 987 pages.

— T. XXVII, parle I". Ibid. 1864, 342 pages.

Voici l'indication des morceaux contenus dans ces deux volumes :

330 AliÉRIQUE DU jSUD.

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