‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 121 sur 368 · Province de Coscnza, en Calabre · texte numérisé non relu

Province de Coscnza, en Calabre

Le livre de M. Noël des Vergers sur les Étrusques (n** 291) est^ sous tous les rapports^ un ouvrage de premier ordre, par l'importance et la difficulté des recherches, par Térudition profonde de l'auteur et la distinction du style, par la perfection artistique des planches dont se compose l'atlas. Il ne nous est pas permis de nous arrêter longtemps sur un pareil sujet ; nous ne pouvons, néanmoins, laisser passer, sans nous y arrêter un instant, le nom d'iùi peuple qui a tenu avant Rome la première place dans la vieille Italie, et qui est resté, après sa disparition de la scène historique, une des énigmes de Tancien monde. Les seules traces que la nation étrusque ait laissées après elle, sont quelques traditions éparses dans les auteurs latins, une langue inconnue cachée sous un alphabet incomplètement restitué, et les monuments funéraires exhumés de leurs anciennes villes. C'est par la langue, dont on essaie de reconstruire quelques lambeaux, qu'on espère retrouver les origines du peuple, et c'est dans la lecture contestée des inscriptions qu'on cherche à retrouver la langue, en même temps que les peintures des caveaux funéraires fournissent çà et là des indications sur la religion et les divinités populaires. Des fouilles heureuses et d'importantes découvertes ont permis à M. Noël desYergers d'ajouter beaucoup aux études de ses devanciers. Sans entrer dans l'arène polémique qui répugne à son esprit et à son caractère, M. Noël des Vergers se montre, appuyé sur les monuments, absolument contraire au système de M. Mommsen, qui a cru pouvoir soutenir que les Étrusques n'avaient été pour rien dans l'initiation religieuse et artistique des Romains, et la modération courtoise des formes, vis-à-vis d*un homme aussi éminent que l'illuatre académicien de Berlin, ne donne que plus de force aux preuves irrécusables que lui oppose notre savant compatriote.

Nous citerons seulement deux ou trois passages du résumé que M. Noël des Vergers lui-même a donné de

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