Deux volumes grand in-folio, dont un de planches
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logie de l'Egypte, de même qu'on voulait retrouver partout Tempreiote de l'Egypte et de la Phénicie dans les monuments indigènes de l'Amérique. L'ère des recherches sérieuses et de la science positive, qui étudie les monuments dans leur milieu même, qui porte au fond des choses uns analyse ferme et rigoureuse et qui sait se préserveyr des rapprochements .superficiels, qui s'appuie enfin sur oe pvinr cipe, écrit en lettres éclatant^ ^ns l'histoire tout entière de l'humanité, qu'en dehors des influences historiquement constatées, c'est au génie de chaque peuple et aux circonstances naturelles dans lesquelles il a été placé qu'il &ut demander l'explication de sa civilisation et des faits qui ht caractérisent, non à de vaines suppositions, et, dans le cas actuel, à des communications non-seulement dénuées de preuves, mais matériellement impossibles.
La mission du capitaine DupaU s'étendit sur les années 1805, 1806 et 1807 ; c'est dans cette troisième campagne seulement qu'il visita Palenqué. Les deux premières avaient été consacrées aux provinces de Puebla, de Mexicaet d'Oftxaca, où il ^onne une description circonstanciée des ruines célèbres de Mitla. Ces ruines, ont été revues depuis, et car^ tainement mieux décrites et plus fidèleijnent représentéi^; néanmoins, je ne crois p^s m'éloigner du sentiment des archéologues de la Commission ^en affirmant qu'une iny^tfttigation sérieuse et complète 4e ces restes de la civibsatioji aborigène est encore au nombre des grands dmd^nM (^s études américaines. J'ajaut^ai seulement que les rapports de Dupaix, les deux premiers notamment, peuvent encore avoir leur utilité, en signalant ^ grand nombre de localités oii il existe des restes anciens.
Les agitations politiques dont le Mexique fut le théàU^e à partir de 1810, n'étaient guère favorables aux poursuites scientifiques ; néanmoins les intérêts étrangers engagés dans l'exploitation des mines y amenèrent à plusieurs reprises des voyageurs on des agents, angkis, aUeinands et améri-
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cains, à qui l'on doit quelques bonnes relations. Il 8u£Qt de rappeler les noms de Ward (1825-27), de Lyon (1826), et de Mûhlenpfordt(1827). Ce dernier a écrit un tableau substantiel des territoires mexicains au point de vue géographique, économique et physique S ouvrage fort estimé en Allemagne, bien qu'il ajoute peu aux faits déjà connus par Y Essai politique d'Alexandre deHumboldt. U nç déplait pas au puliUc que les meilleurs livres soient rafraîchis de temps à autre par une élaboration nouvelle. La relation du lieutenant Hardy (1825-28) renferme de bonnes observations hydrographiques sur la région occidentale. Lesnatura^listes connaissent et apprécient les travaux de MM. Schiede et Deppe (1827-28), et ceux d'un, autre botaniste, M. Helr 1er (1845-48), auteur d'une intéressante et bonne relation \ et de mémoires importants sur plusieurs points particuliers'. Un artiste allemand, Garl Nebel, qui parcourut le Mexique de 1^30 à 1832, a publié à Paris, en 1846, un Voyage pittoresque et archéologique ^ que je ne puis mentionner que sur le titre, n* ayant pu réussir à en trouver un exemplaire, même dans nos grandes bibliotlièques publiques. Ou doit à un Américain, M. Jpsiah Gregg, boA et curieux observateur quoique livré à des opérations de commerce, et s'étant même rendu familier l'usage des instruments d'astronomie ^y la première relation satisfaisante que l'on ait eue du Nouvea^u-Mexique^. Un autre Américain,
1. Versuch einer getreuen Schilderung der RepuUik MejicOf besonders in Bexiehung auf Géographie , Ethnographie und Statistik. Hannover, 1844,2 vol.
2. Reisen in Mexiko, Leipz. 1^3. 1 vol. Le Yucatan occupe dans cette relation une place notable.
3. Notamment un morceau sur le volcan d'Orizaba, publié en 1857 dans les Mittheilungen de Petermann, p. 367-379.