‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 225 sur 368 · PROVINCES P0BTD0AISE8 DE L*B8T ET DE L'OUEST. CAFREMS · texte numérisé non relu

PROVINCES P0BTD0AISE8 DE L*B8T ET DE L'OUEST. CAFREMS

LB DOCTEUR LlVIIfGSTONE.

62. Francisco Travassos Yaldbz. Africa occideatal. Noticias e con • sideraçoes. Lisboa, 1864, in-S**.

.53. Beitrag zur Rarte des Gross-Namaqua-Landes. Mittheilungen de Petermann, 1S65, n* 10, p. 389-391.

Aperço des notions topographiqnes nouvelles fournies par les lettres des misnonnaires protestants sur le pays des (grands Namaqoas.

54. Rev. Lewis Grout, Missionary of the American Board. Zulu* Land, or, Life among the Zulu Kafirs of Natal and Zulu-Land , South Africa. Lond. (1865), petit in-S"*, 351 pages, Map and illustrât.

Relation d'an certain intérêt historique et ethnographique.

55. Capt. X. F. R. de Horset. Sailing Directions for the south and eastcoasts of Africa. Lond. Hydrogr. Office, 1865 (2* édition), in-S".

56. David and Charles Livinostone. Narrative of the expédition to the Zambesi and its tributaries, and of the discovery of the lakes Shirwa and Nyassa, 1858-64. Lond. 1865, in-8° with BCap and illustrations.

57. Richard Thornton. Notes on the Zambesi and tho Shiré Qan. 1863). Journal of tU Roy. Geogr. Soc, vol. XXXIV, 1S65, p. 196-199.

Thornton, mort en Afrique, accompagnait le D' Livingstone dans les premiers temps de l'expédition dont celui-ci vient de nous donner la relation (au numéro précédent). On peut voir une notice nécrologique

102 AFRIQUE. (n"* 52-57)

sur ce jeune et regrettable géologue au précédent volume de VÀnnée (p. 500), et une notice plus développée dans le YoliimB cité du Journal de la Société de Londres, p. cxxiii.

S 1. Afrique portugaise. Une mission scientifique au pays d'Angola.

Chargé par le gouvernement portugais d'une mis^on

scientifique dans la province d'Angola, le docteur Frédéric

Welwich, directeur du jardin botanique de Lisbonne, vient

de consacrer quatre années à cette intéressante étude. Il en

a consigné les résultats sommaires dans une note insérée

aux Annales coloniales du Portugaly dont nous tirons ce qui

intéresse le plus particulièrement la géographie naturelle de

cette partie de l'Afrique.

• Après avoir consacré un an à visiter le littoral de la partie de TAfrique équinoxiale qui s'étend de Quisembo, au Nord du port d'Ambriz (par 7^ 1/2 environ de latitude australe), jusqu'à remboucbure du Coanza, à 2 degrés plus au Sud, le Docteur Welwich s'avança progressivement vers Pintérieur du continent dans des contrées à peu près inconnues. Rien n'arrêta ni ne ralentit son zèle, ni le climat, ni les maladies, ni les obstacles provenant du pays ou des indigènes. Il remonta le cours du Zenga ou Rio de Bengo, au nord du Coanza; et, arrivé au chef-lieu du district de Golongo-Alto appelé Sanga, il y établit son quartier général, d'où il rayonna par de nombreuses excursions vers les montagnes escarpées et les forêts vierges du pays environnant. Poursuivant de là son voyage du côté de l'Est, l'explorateur, après avoir sillonné le district d'Ambaca, atteignit Pungo Andongo, qui devint pour lui un second centre d'opérations. Andango est près de la droite du Coanza, vers le 9* degré et demi de latitude australe, après de 200 milles géographiques de la côte. Le Docteur explora à loisir les rives du fleuve et les montagnes intérieures; il visita les îles splendidesdç Cttemba, les vastes forêts situées entre Quîronda et Condo, dans le voisinage de la grande cataracte ; les salines de Quitago, le rio Luxillo et le district de Gambambe. Le territoire qu'il a parcouru embrasse une superficie d'environ 15000 milles géographiques, formant un triangle dont la base repose sur l'oàan

LIVINGSTONE DANS L'aFRIQUE AUSTRALE. 108

Atlantique, et dont le sommet aboutit à Banza de Qaisonde, sur la rive droite du Goiosa, à 850 milles de la côte.

Les observations du voyageur lui ont permis de reconnaître dans la province d'Angola trois régions botaniques distinctes :

lo La région du littoral, dont les plantes grasses ou épineuses, les euphorbes arborescents, les acacias, les caparidées et les baobabs forment la végétation dominante;

2*" La région montagneuse, caractérisée par ses majestueuses forêts vierges, ses fougères, ses orchidées, par un palmier aussi utile que beau (Elais guinemsis)^ et en général par la fratcheur et le luxe des individus;

3<* La région des plateaux, qui se distingue par l'immense variété de sa végétation, Télégance des espèces, et spécialement par une multitude de plantes: aromatiques et bulbeuses, comme aussi par la verdure luxuriante de ses vastes prairies. M. Walwich considère cette zone comme nouvelle pour la flore du continent africain.

La température moyenne annuelle d'Angola ne dépasse guère 28 degrés centigrades, et celle de la région des plateaux peut être fixée à 21 degrés. Le printemps commence dans ces contrées au mois de septembre, et avec lui la saison des pluies.

S 2. Le troisième voyage da D' Livingstone. Objet et plan de la noavelle

expédition.

Nous nous bornons à signaler la relation toule récente que le docteur Livingstone vient de publier de son deuxième voyage au Zambéxi et au Nyassa du Sud, ou grand lac dés Maravi fn» 56) ; nous avons donné, dans notre précédent volume (p. 128), une idée générale de Texpédition et de ses principaux résultats, d'après les premières communications du voyageur à la Société de géographie de Londres. Nous n'avons pas besoin d'en faire ressortir l'extrême importance pour la géographie de ces parties de l'Afrique australe, aussi bien que pour la connaissance d'une foule de tribus jusqu'alors ignorées. Mais nous devons dire quelque chose du plan que s'est tracé M. Livingstone pour un troisième voyage dans les mêmes régions.

Cette nouvelle expédition se présente sous de non moins grandes proportions que les deux expéditions précédentes, qui ont placé le docteur Livingstone si haut sur la liste de nos modernes explorateurs ; il ne s'agit de rien moins cette fois que de remplir la lacune encore très-considérable qui sépare ses propres découvertes de celles de Burton et de Speke dans le centre de TAfrique australe. Nos lecteurs savent quelle part immense le docteur Livingstone a eue depuis seize ans dans la reconnaissance des parties inconnues de l'Afrique australe. Si chaque explorateur laissait son nom aux terres qu'il a découvertes ou dont il a renouvelé lagéographie, le sien devrait être inscrit sur une immense portion du bassin de Zambézi, ce grand fleuve qui est pour le Sud de TAfrique ce que le Nil est pour le Nord, et le Kouftra ou rivière de Timbouktou pour le Nord-Ouest. Dans son premier voyage (de 1849 à 1852), il en a parcouru et décrit le premier presque toute la partie supérieure (car les vagues et rares notions que Ton en avait eues jusqu'alors par lés Portugais du Congo ou de Mozambique n'avaient aucune valeur scientifique); et pour la seconde fois, de 1858 à 1864, outre une étude plus complète du cours inférieur du fleuve y il en a pour la première fois reconnu un afHuent considérable, le Chiré, par lequel un très-grand lac, le Nyassa, se déverse dans le bas Zambézi*. Ce lac du Sud fut mentionné par les vieilles relations portugaises sous le nom de Maraviy qui est celui d'une de ses principales popala-

1. On remarquera que ce nom de Nyassa est identique, ou peu s'en faut, à celui du Nyanza, reconnu par Speke sous Téquateur; au nord comme au sud, en effets le mot, dans la langue des indigènes, désigne un lac, une grande eau. C'est un exemple, frappant pour tous, de l'analogie fondamentale de tous les idiomes qui se parlent dans le sud de TÂfrique sur une étendue de cinq cents lieues et plus en latitude, depuis réquateur jusqu'au tropique d*hiver et au delà. Cette communauté d'idiomes chez une multitude de populations négroïdes plus qu'à demi sauvages, est un phénomène ethnologique dont la découverte appartient à notre époque, comme tant d'autres phénomènes analogues inaperçus jusqu'alors.

LIVIHGSTONË. 105

tioDR riTeraines; mais la notion qu'on en avait était si vague et si peu certaine, que depuis cinquante a es les géographes l'avaient effacé de leurs cartes. Noos rappellerons que la relation du premier voyage du docteur Livingstone a été publiée eu français concurremment avec l'édition anglaise ' , et nous ajouterons qu'il en sera de même prochainement de la seconde relation.

Dans son troiaëme voyage, le docteur doit embrasser tout l'espace compris entre le delta du Z&mhéii et les parages de Zanzibar, c'est^-dîre on intervalle de dix à douze degrés de latitude. Le gouvernement anglais a conféré an voyageur le titre de consul britannique, ce qui doit lui donner une beaucoup plus grande anlorilé près des chefs indigènes. Un bateau à vapeur que M. Livingstone a fait construire & ses frais, il y a six ou sept ans, servira à étudier une partie au moins des riviËres qui débouchent k la côte. Quoique le docteur ail déposé sa première qualité de missionnaire (ses éludes de jennesBo en avaient fait un médecin), l'expédition ne reste pas en dehors des questions d'hnmanité, et tout à la fois de politique, qui tiennenl à l'abolition de la traite des esclaves par les navires enropéens. Les vues de la nouvelle expédition ne sont pas con6nées à la région littorale. La reconnaissance de la partie supérieure du Nyassa, forcément interrompue il y a deux ans, celle des parties Nord et Sud du grand lac central (le Tanganika), visité par Barlon et Speke en 1859 ; l'exploration de l'espace encore inconnu compris entre, ces deux grands lacs intérieurs, le Tanganlka et le Nyassa, et enfin, s'il est possible, l'examen des territoires sitnés entre le Tanganlka et l'équateur : tels sont les immenses desiderata signalés au zèle toujours ardent de l'explorateur. Ce plan est vaste, trop vaste probablement pour que l'on puisse espérer qu'une même expédition le remplisse en entier ; mais n'en dût-elie

remplir qu'une partie, la science ne peut qtt'en retirer un très-grand bénéfice.

Parti de Londres au mois de juillet, M. LÎTingstone a pris pied à Bombay le 1 1 août. C'est là que se feront les derniers préparatifs. Ce voyageur, d'après ses dernières lettres, comptait partir pour la cdte d'Afrique à la fin d'octobre.

IJSB ILES.

68. Pn. UK Kkkhallet. Description nautique des Açorei, 3* édit Paris, 1865, in-8% 199 pages (Publications du Dépôt de la Marine).

59. Aug. ViNsoN, de la Réunion. Voyage à Madagascar , au couronnement de Kadama II. Paris, 1865, in-8°, pi.

60.Lyons MacLeod, late British Consul at MoiamUque. Madagascar and its people. Lond. 1865, in-8" Map.

61. Germain, sous-ingénieur hydrographe. Madagascar (odteoriMitaie) . Partie contenant Tlle Fong, Tamatave, Fouit pointe, Mahambo, Fénérive, Sainte-Marie et Tinlingue. Paris, 1865, in-8» 23 pages.

Publications du Dépôt de la Marine. Extrait des ÀnutUet hyérogn^

phiqueêf 1864.

62. H. N. Van der Tuuck. Outlines of a Grammar of the IfaUigasy Language. Journal of the Roy, Àsiat, soc, vol. I, part. 2, p. 419-446.

63. Annuaire de Pile de la Réunion pour 1865. Paris, 1865, iu-B*, 206 pages.

64. Report on the past and présent state of H. M. Colonial possessiDiis, for the year 1863. Part 1. West Indies and Mauritifis (l^arliamcntaryPapers). Lond. 1865, in-fol. 129 pages.

ôo Capt. Algernon de Horsey, R. N. On the Comoro islands. Journal of the Geogr. soc, vol. XXXIV, 1865, p. 258-S63.

6B. William GifTord p*[,aiiitE.ManUiT« oTa year'«joutD«ythrougb

MQtral uiil aut«rn AnbU, 18l)2-63. Loodon, IMâ, 3 Tol. JQ-e,

Map and Plana.

6T. — DbtemtioDs made ia eeDttal,ea9teTn and Bonihern Arabin,

during s journef through tbat eounlry in 1861 and 1H63.

Journal oftht Roy. Geograph. Sot., toI. XXXIV, I86&, p. lU-

Page 1