‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 247 sur 368 · Reise in das Morgenland, Erlangen, 1839, 3 vol. in · texte numérisé non relu

Reise in das Morgenland, Erlangen, 1839, 3 vol. in

2. En arabe, comme en hébreu, le mot arabah désigne une plaine nue et déserte ; il est fréquemment employé avec cette acception dans les livres de Moïse, où il ( si le plus habituellement appliqué à la vallée du Jourdain vers Jéricho. La partie dû Ouûdi Arabah qui monte depuis l'extrémité sud de la mer Morte jusque vers le point où débouchent, à gauche, les sentiers de la montagne conduisant à Pétra, sont très-communément désignés par les Arabes sous le nom de Ghôr^ qui désigne en arabe une vallée foiiement encaissée. L'appellation de Ghôr, bien qu'elle soit donnée fréquemment à une grande partie du Ouâdi Arabah, s'applique par excellence à la vallée du Jourdain, entre le lac de Tabarièh et la mer Morte; — c'est r.4ti/^ des Grecs, mot qui a la même signification que le yhôr des Arabes.

pointe sud de la mer Morte à la tête de la mer Rouge, vallée (^le Burckhardt et le comte Léon de Laborde (qui rayaient seulement entrevue) avaient signalée comme ayant dû servir autrefois d'écoulement au Jourdain dans le golfe Arabique. Celte impression est celle que doit en effet laisser le premier coup d'œil ; il a fallu une étude attentive pour démontrer l'impossibilité du fait.

l!)epuis le port d'el Akabah, qui donne son nom à une des deux bifurcations (la bifurcation orientale) par lesquelles la mer Rôuge, à son extrémité, enveloppe la presqu'île de Sinaï, jusqu'au pied du mont Hor dont les sommités dominent le site de Pétra, TArabah présente une montée continue; de ce pointa la mer Rouge, au contraire, ce n'est plus qu'une descente. M. Erdl fit une observation barométrique vers le point de jonction des deux pentes, d'où il crut pouvoir conclure une hauteur de 2046 pieds (665 m.) au-dessus du niveau de la mer Morte. Cette observation, toutefois, ne parait pas avoir été faite au point de partage même de la vallée (où M. Vignes a trouvé pour altitude 240 mètres), mais un peu plus haut vers le pied de l'escarpement oriental.

M. Schubert avait coupé obliquement le Ouâdi Arabah pour remonter directement vers Hébron ; et sur un ou deux points les voyageurs avaient été frappés des singulières indications de leurs baromètres, qui accusaient une énorme descente*. Après avoir vu Hébron et Jérusalem, ils se dirigent vers Jéricho, située, comme on sait, fort au-dessous de Jérusalem, à la descente du Ghôr ; ici nouvelle perturbation barométrique, et nouveaux élonnements des voyageurs.

Nous ne fûmes pas médiocrement étonnés, dit M. Schubert*, lorsque, d'abord près de Jéricho, et encore plus sur les bords

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