Reisen, B** III
l'année géocr. IV — 12
178 ASIE. (n* 7&-95)
tionné celle de M. Vignes, l'habile ÎDgénieur de M. le duc de Luynes , de Dalmas à Palmyre. M. Guillaume Rey, jeune et vaillant voyageur, qui consacre noblement à des excursions scientifiques les loisirs que lui fait une position indépendante, a entrepris à la fin de 1864 un fructueux voyage dans une partie peu fréquentée du Liban. Nous tirons ce qui suit d'une lettre écrite de Beyroût par le voyageur à la date du 3 janvier 1865, car la relation elle-même n'est pas encore publiée.
Parti de Tripoli, le 15 septembre 1864, avec M. Vignes, je le quittai à Cheïk-Aïasch ; ce point est donné sur la carte publiée par le Dépôt de la guerre. Tandis que M. Vignes se mettait en route pour Palmyre, je me dirigeais sur Sâfita, beau chftteau de Tépoque des croisades, et dès ma première étape je commençais mes levés. Le Nahr-el-Abrasch n'est pas placé d'une manière exacte sur là carte, d^ailleurs très-estimable, de M. Kiepert. Les ruisseaux Nahr-el-Kalifeh et du Nabar-Rouz sonb-des affluents du Nahr-el-Rébir. Le premier est fortné par la réunion de l'Oued-Keraibeh et du Foar, ou rivière Sabbatique, source intermittente visitée par Titus et mentionnée par Josèphe : elle est située non loin du couvent de Mar Georgios. L'autre prend naissanee vers le Bordj-Zara, voisin de Kalaatel-Hosn et sur le terrain relevé par M. Vignes. Un repli assez accentué du sol sépare le bassin du Nahr-el-Kébir de celai de l'Abrasch ; ce dernier est formé par la réunion d'un assez grand nombre de cours d'eau qui descendent des dernières oroupes du sud de la chaîne des Ansarieh. Son embouchure est située entre les châteaux d'Areymeh et de Miar, beaux spécimens de lart militaire européen au moyen âge. Ces deux forteresses ont été élevées par les templiers ; je les visitai en détail les jours suivants. Au pied du versant nord des collines que couroime le château de Satita, coule Tun des principaux affluents du Ramka, rivière assez importante, qui, descendant de la montagne des Ansarieh, va se jeter dans la mer entre Amrit et Tortose. Quittant Areymeh et Miar, je gagnai les sommets les plus élevés de cette partie de la chaîne des Ansarieh, en remontant la Tâllée de l'oued Keïs, et je visitai successivement le Naby Mettu, le Naby Salek et le Soultan Ibrahim; Taltitude moyenne de ces divers points est de 1250 mètres. Mes observations baro-