Voir le 2« vol. de V Année, p
2. Ce sont les montagnes de Bolor de la nomenclature commune. M. Elliot, dans son Index to Muhammadan hisiorians, vol. I, p. 31, dit de cette région qu'elle est occupée par une tribu de langue turque dont le chef porte le titre de Bhot Chah, et dont les principales localités sont celles de Ghilghil, Asoùrah (Astor?) Salas (Tchîlàs?), etc.
au S. E. par le Ghilghit et le Petit-Tibet; à Pouest par les hauteurs du Ouâkhân, qui bordent la rive gauche de TOius, et séparent le Tchitrâl ou Kâch-kâr inférieur du BadakhchAn et de la frontière orientale du Kâfiristân, formant une ligne parallèle à la rive droite ou septentrionale de la rivière de Tchitrâl. C'est une longue vallée sur laquelle s'ouvrent nombre de vallées plus petites et de défilés, lesquels, dans la partie du nord, reçoivent les eaux du Pâmîr. Elle est de forme oblongue, et court à peu près du.N. E. au S. 0. Elle ressemble au Kâfiristân par sa configuration physique, aussi bien que par la rigueur de son climat; mais sa situation est un peu plus élevée. Quoique rude et difficile en beaucoup d'endroits, le pays se présente plus communément sous la forme de plateaux, et plus fréquemment encore sous la forme de vallées ouvertes et unies. En certaines parties le canton est bien boisé; le sol, généralement riche et fertile, produit beaucoup de grain et plusieurs sortes de fruiis.
La vallée est divisée en deux États : Kâch-kâr -i-Bâlâ, ou le haut Kâch-kâr, et Kâch-kâr-i-Païn , ou Kâch-kâr inférieur*. Les deux cantons ont des chefs distincts et indépendants, qui vivent, toutefois, en termes de parfait accord.
Les habitants se désignent eux-mêmes sous rappellation générale de Tchitràr ; ils appartiennent en grande partie à la puissante tribu de Kamouz '.