W.-P. JoiNçs, Consul of the American governmeut, Macao
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Noie on a. voyage of 330 miles up the Pearl or Canton river. Proceedûigs of the American Geographical and Statistical soc. of New York, 1863-64, vol. II, n" 4. New-York, 1864, in-8, p. 94-109.
Détails topographiqaes intéressants.
170. D*" Rennie. Peking and the Pekingese, a Narrative of a résidence at the British embassy during the first year at Peking. Lond. 1865, in-8.
171. Rob. SwiNHOE, vice-consul at Formosa. Notes on the islahd of Formosa. Journal of the Roy. Geogr. soc, vol. XXXIV, p. 6- 18. Map.
172. Journal of the North China branch of the Royal Âsiatic society. New Séries, n" 1. Shang-haï, 1865, in-8.
Ce premier numéro de la nouvelle série d'an joamal depuis longtemps interrompu, renferme les morceaux suivants: 1. Notes on the city of Yedo, by Rud. Lindau; 2. Notes on physical causes which modify climate, by J. Denderson ; 3. Narrative of an overland trip through Hunan, from Canton to Kankow, by D' W. Dickson ; 4. The overland journey from St-Petersbourg to Pékin, by A. Wylie; 5. The Medicina of the Chinese, by D' J. Henderson ; 6. The sea-board of Rossian Manchuria, by J.-M. Canny ; 7. Retrospects of eveuts in the North of China, during the years 1861 to 1864, by R. A. Jamieion.
173. China Sea, Sheet 1. Yang-tse-Jiang, surveyed by Edw. Wylds 18G4. Lond., hydroph. Office, 1865.
174. Golfes de Pe-tche*li et de Leao-tong, partie de la mer Jaune, corrigée en 18G.'). Paris, ministère de la Marine (Bos.^nge), l feuille. N» 2048.
175. Mer de Chine. Première partie. Instructions nautiques sur la côte est de la Malaisie, le golfe de Siam, les côtes do la Cochinchine, le golfe de Tonquin et la côte sud de la Chine ; rédigées avec les documents les plus récents, par M. A* Lb Gras, capitaine de frégate. Paris, 1865, in-8, xz-383 pages (Publications du ministère de la marine).
176. Capt. Allen Young. On Corea. Proceedings of (he Royal Geogr, Society, Vol. IX, n» 6, p. 296-300.
Notice descriptive sur la Corée, d'après les sources chinoises et japonaises, et rappel des inutiles tentatives qui ont été faites par les commandants des expéditions européennes pour s'en ouvrir rentrée. — A la suite du mémoire du capitaine Young (dont on n*a ici qu^an extnUt analytique;, des communications verbales sur l'hydrographie de la Corée i>ont faites par plusieurs des ofliciers de marine présents.
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177. Die preussische Expédition nach Ost-Asien. Berlin, 1864, in-S^ 374 pages, avec 2 cartes et 12 figures.
Partie historique et descriptive des publications de rexpédition pras- Bîeane dite scientifiqae au Japon et dans Textréme Asie. Ce Tolome n'a guère d'autre valeur qne celle qne peuvent lui donner les illustrations qui l'accompagnent.
178. Seto Uchi, ou mer intérieure du Japon. Paris, 1865, 1 feuille. r^" 2133 (Publications du Dépdt de la Marine).
179. General-Karte von Asien. entworfen im Jahre 18&0, und nach allen bis jetzt veroffentlichten Quellen und HQlfsmitteln bear-. beitet, von H. Kibpebt. Weimar, Geographisches Institut, 1864, 4 grandes feuilles, gravées sur pierre.
'^ S l**^. La chine. Histoire et philologie.
Quoique le dernier travail de M. d'Ëscayrac de Lauture (n"" 166) se rattache, ainsi que nous l'avons dit, à^ précédente publication sur la Chine, elle n'y tient en réalité que par une attache assez faible. C'est au fond une étude sur l'origine et la formation des langues, sujet obscur et difficile entre tous, perdu qu'il est dans la triple profondeur des temps, de la métaphysique et de la philosophie spéculative. Seulement M. d'Escayrac veut que l'on demande la clef du problème non aux langues mortes, telles que le sanscrit, mais aux langues vivantes ; et de toutes les langues vivantes (sauf peut-être l'anglais), celle qui lui parait, par la simplicité de ses procédés, le plus près du jet primitif et la mieux appropriée à l'étude organique, c'est le chinois. Pour M. d'Escayrac, esprit absolu quoique éminemment pratique, et un peu violent comme tout ce qui est absolu, la philologie est entrée dans une mauvaise voie, ou tout au moins dans une voie dangereuse ; c'est une science à reprendre par la base. < Je vais soulever des questions qu'on croit insolubles, dit-il à son début; je vais traiter un sujet qui paraît aride, une science nouvelle et qui a d'illustres
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maîtres, mais que des pédants ont obseurcie, que des utopistes ont travestie ; une science livrée aux bêtes, et dont les meilleurs esprits s'écartent avec méfiance. » Une scietice livrée aux bétes : le mot est un peu dur dans sa généralité ; c'est un mot à la Voltaire, — M. d'Escayrac est de la famille, — un de ces mots dont le patriarche disait qu*il importait moins de frapper juste que de frapper fort.
On pense bien que nous n'allons pas suivre M. d'£scayrac dans les développements de son travail, lequel n'aboutit à rien moins qu'à la création d'une idéographie universelle ; nous nous bornerons à faire connaître son point de départ et ses principes fondamentaux.
Quand on compare les mots et la grammaire d'un grand nombre de langues, on reconnaît, dit-il :
Qu'il y a un petit nombre de mots et d'artifices grammaticaux qui se retrouvent sur les points les plus éloignés et chez les peuples les plus différents;
Qu'il y a des formes et des mots communs à quelques peuples, à Texolusion de tous les autres;
Qu'il y a, enfin, des formes et des mots particuliers à chaque peuple.
En d'autres termes, qu'il existe dans toute langue un élément partagé et un élément propre.
Tandis que l'élément partagé, h&^ez important, permet de réunir en groupes certaines langues, l'élément humain, peu considérable, varié quelque peu, éparpillé sur les idiomes, indépendamment d'affinités plus grandes, ne permet point de les réunir tous, et l'élément propre assigne à chacuii d'eux des commencements à part.
On doit donc se représenter le langage comme ayant autant de berceaux que l'humanité compta de premiers campements. L'instinct commun à tous les hommes en traça les premiers rudiments, le génie de chaque race y appliqua son empreinte, le commerce des peuples lui donna ses derniers développements.
Le langage est un fait divin: non que Dieu ait entoignë à rhomme ces langues variées et imparfaites comme toute œuvre humaine, mais parce que Dieu, comme l'ont dit les pères mêmes de TËglise, a mis en Thomme la faculté créatrice da langage.
et qu'il a prévalu en Chine pendant près de deux mille ans. La féodalité détruisit graduellement l'autorité des empereurs, jeta la Chine dans des désordres épouvantableSy et donna à la fin lieu , au troisième siècle ayant notre ère, aux entreprises de Chi-hoang-ti^ qui introduisit le système d^autocratie et de centralisation que la Chine a gardé depuis ce temps.
rM. Plath traite de l'origine de l'empire chinois, de l'organisation politique sous les trois premières dynasties et de la constitution féodale des provinces, et il montre les raisons de la décadence graduelle que cette constitution a amenée. M. Plath a accumulé beaucoup de faits et de matériaux sur le sujet qu'il a choisi, et il précise et complète en beaucoup de points l'image qu'on pouvait se faire de réiat politique de la Chine aii deuxième siècle avant notre ère , d'après les travaux des Jésuites et ceux de Biot. Ces études sur l'histoire de la civilisation chinoise sont encore incomplètes ; mais elles sont d'un grand intérêt et seront certainement continuées d'époque en époque, jusqu'à ce que nous ayons une idée précise de ce que ce peuple a réellement accompli, et en quoi et pourquoi il est resté audessous de ce que promettaient des commencements si brillants. On peut entrevoir les causes de cette défaillance; mais il faut encore bien des études spéciales sur beaucoup de sujets avant qu'on puisse s*en rendre un compte complet. (Test tout un côté de l'histoire du genre humain , et digne des travaux les plus assidus et des spéculations des esprits les plus distingués. »
Parmi les documents d'une nature plus spéciale qui touchent à la géographie de la Chine , nous signalerons le Rapport de l'enseigne de vaisseau Laurens sur la navigation du Yang-tse-kiang, et la communication du consul anj^lais Swinhoe sur l'île de Formose. Le rapport de M. Laurens (n° 167) a été écrit à la suite d'une mission d'exploration confiée à l'auteur en 1863 par le ministère de
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moins altérées; enfin, qu'il n'est pas digne d'un esprit aussi sérieux y aussi éclairé, de se faire l'écho des doutes inconsidérément jetés sur les grands résultats de la philologie comparée par des hommes absolument étrangers aux premiers éléments de cette admirable étude, une des gloires de notre siècle , ni même de prêter à ces gens-là, dans une simple veine de paradoxe et de singidarité, l'apparent appui d'une autorité sur laquelle viendrait s'appuyer leur nullité scientifique. Mais, encore une fois, il ne conviendrait pas d'insister ici davantage sur des questions de cet ordre. Ceux qu'elles intéressent liront l'ouvrage de M. d'Escayrac, et sauront faire la part de ce qu'il renferme d'idées neuves et justes, et de ce qui a pu s'y mêler de vues hasardées et contestables. M. d'Escayrac peut errer : c'est notre lot à tous ; mais du moins il remue des faits et des idées, ce qui n'eRt pas déjà si commun.
M. Plath , connu depuis longtemps par de savants travaux sur l'Asie orientale , a publié sur l'ancienne histoire de la Chine un mémoire que nous avons le regret de n'avoir pu encore nous procurer ; nous en trouvons heureusement une appréciation sérieuse dans le dernier rapport annuel de M. Mohl à la société Asiatique de Paris. Nous n'avons pas l'habitude de juger avec l'opinion des autres les choses dont nous parlons; mais nos lecteurs ne se plaindront certes pas d'un intermédiaire tel que l'éminent secrétaire de la Société Asiatique.
« M. Plath, à Munich, continue ses recherches sur l'état social de la Chine antique. Il vient de pubjier un mémoire sur la constitution et l'administration de la Chine sous les trois premières dynasties. M. E. Biot avait traité le même sujet, mais. d'une manière plus restreinte, et n'avait parlé que de la troisième dynastie, parce qu'il supposait que le système féodal chinois était né sous elle. M. Plath prouve très-bien que ce système remonte beaucoup plus haut.
et qu'il -.1 prévalu en Chine pentlauL près de deux caille ans. La fi^odaiité détruisit graduellement l'aulurité des empereurs, jela la Chine dans des désordres épouvantables, et donna à la fin lieu , au troisième siècle avant notre ère, aux entreprises de Chi-hoang-ti, qui introduisit le système d'autocratie et de centralisation que ta Chine a gardé depuis ce temps.
t-M. Plath traite de l'origine de l'empire chinois, de l'organisalion politique sons les trois premièies dynasties et de la constitution féodale des provinces, et il montre les raisons de la décadence graduelle que cette constitution a amenée. M. Pklh a accumulé beaucoup de faits et de malériaus Sur le sujet qu'il a choisi, et il précise et complète en beaucoup de points l'image qu'on pouvait se faire de l'élat politique de la Chine au deuiiëme siècle avant noire ère, d'après ks travaux des Jésuites et ceux de Biot. Ces études Sur l'histoire de la civilisai ion chinoise BOnt encore incomplèles; mais elles sont d'un grand intérêt et seront certainement continuées d'époque en époque, Jusqu'à ce que nous ayons une idée précise de ce que ce peuple a réellement actximpli, et en quoi et pourquoi il est resté audessous de ce que promettaient des commencements si brillants. On peut entrevoir les causes de cette défaillance ; mais il faut encore bien des études spéciales sur beaucoup de sujets avant qu'un puisse s'en rendre un compte complet. C'est tout un cdté de l'histoire du genre humain , et digne des travaux les plus assidus et des spéculations des esprits les plus distingués. >
Parmi les documents d'une nature plus spéciale qui touchent à la géographie de la Chine, nous signalerons le Rapport de l'enseigne de vaisseau Laurens sur la navigation du Yang-tse-kiang, et la communication du consul anglais Swinhoe sur l'île de Formose. Le rapport de M. Laurens (n° 157) a. été écrit & la suite d'une mission il't:\ploration confiée à l'auteur en 1863 par le ministère de ^
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la Marine. IL est riche en renseignements nautiques et commerciaux. Nous en extrayons la notice suivante sur les trois villes riveraines du Yang-tse-kiang ouvertes au commeree européen par le traité de Tièn-tsïu (20 novembre 1860).
Han-kao^ située à la fois sur la rive gauche du fleuve Bleu et de son affluent le Han, est séparée par le premier de Wputcbang-foUf chef-lieu de la province, et par le second de Hanyan, en sorte que ces trois villes populeuses, qui, réunies, comptent près de trois millions d'habitants, n*en forment pour ainsi dire qu'une aeule. Les relations entre ces trois cités soot incessantes ; aussi ont-elles eu à soufl'rir toutes les trois à la fois des dévastations des rehelles, qui les ont pillées etbrûlëes. C^est pourquoi leur population, qui était autrefois de six millions d'âmes, est actuellement réduite de moitié. Han-kao, qui a eu le plus à souffrir et a été incendiée en entier il y a cinq ans, est presque toute rebâtie. Sur le bord du fleuve s'élèvent les belles maisons et les magasins des négociants européens, qui, placéjs là au centre de l'empire chinois, y accroissent tous les jours leur commerce. Cette ville, admirablement située, est mise par le Yang-tse en communication avec les provinces de Test et de l'ouest, avec celles du sud par les lacs Pon-yan, ThouDg-ting, dans lesquels se jettent un grand nombre de rivières; enfln avec les autres provinces, au moyen des affluents du fleuve et des nombreux canaux qui les relient.
Il est, du reste, facile de se faire une idée des affaires qui se traitent dans leur cité, en suivant ses rues étroites où chaque numéro de maison est une boutique, et où une foule compacta se croise en tous sens. Malgré cette foule immense, jamais de désordre ni d'embarras; le Chinois, essentiellement pratique, a su assigner à chaque rue, k chaque quartier, le traflc qui doit s*y faire. Si au milieu de ce mouvement si bien ordonné on regarde le fleuve et son affluent, sillonnés en tous sens par des jonques ot des barques de toute dimension, on demeure cou? vaincu de la grande importance commerciale de cette v))le, importance accrue encore par la présence des Européens, oui sont pour les négociants chinois une garantie contre les attaques des rebelles. En effet, dès que la concession anglaise a été rétablie à Ilan-kao, les commerçants chinois des deux autres villes y ont transporté leurs comptoirs.