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Gocbimi del Norte

334 ABfÉRIQ'^S DU NORD. (N** 273-290)

Les seize langues ou dialectes mexicains non classifîés et non compris dans le tableau de M. Orozco y Berra sont les suivants :

Le Zoqué, dans le Tabasco, le Chiapas et l'Oaxaca;

Chiapanaco (Chiapas);

Haayé (Oaxaca);

Mixé (ihid,) ;

Triqui (t6td.);

Tchinanteco [ibid,);

Mazateco {ibid, et Guerrero) ;

Tchatino (Oaxaca);

Papabuco (ibid,);

Solteco {ibid,) ;

Tepehua (Vera Cruz) ;

Guitlateco (Guerrero) ;

Pâmé (Mexico, San Luis Potosi, Queretaro, Guanajuato);

Huitchola (Jalisco) ;

Piro (Chihuahua);

Neco (Guanajuato);

En terminant notre aperçu du Mexique, nous ne devons pas oublier le décret du 3 mars 1865, qui a prescrit une nouvelle division du territoire mexicain en 50 départements ^ On sait que dans l'état actuel le Mexique comprend 26 provinces. Le remaniement territorial prescrit par le décret du 3 mars entraîne un travail intérieur qui n'est pas encore achevé. On n'aura que plus tard le tableau définitif de la nouvelle division.

273. Archéologie de rAmérique du Nord , traduit de l'anglais de M. LuBBOCK. Revtte archéologique ^ scDt., cet. et nov. 1865, p. 180-18B, 277-292, 378-382.

Article où sont principalement résamés les travaux de IfM. Squier 1. Moniteur d\i 30 avril, p. 511.

ÉTATS-UIflS. 336

et Davis sur les ahcieniies eonstroetions indiennes de la Tallée de rohio, et surtout le beau rapport de M. Haven (le traducteur écrit Hoven) sur les antiquités indigèiies de l'Amérique, imprimé dans la collection in-40 de l'Institution Smithsonienne.

274. A. LiNDENKoHL ÎD Washingtoû. Geograpliische Mitlheilungên aber den Sûden der Vereinigten Slaatën von Nord-Amérika . Mittheilunyen de Petermann, 1865, n»* 6 et 9j p. 201-205, 324-329.

Cette intcreas^nte notice traite de la triangulation et des cartes des États du Sud, du caractère physique et de la division naturelle du

pays.

275. R. Pearsall Smith, of Philadelphia, on the County Maps of the United States. Proeeedings of îhe American Philoiùphical Society at Philûdelphiày n« Tl, p. 350-352.

27r). J.-R. Bartlett. Bibiiography of Rhode Island. A Catalogue of books and other publications relating to the state of Bhode Island. Providence, 1864, in-8, 287 pages.

277. Capt. J. MuLLAN. Miner's and TravellGr's Guide tO Oregon, Washington, Idaho, Montana, Wyoming and Colorado^ via the Missouri and Columbia rivers. New-York, 1865, in-8, là3 pages. Carte.

278. Léo Lesquereux. On the origin and fôrmation of Prairies. Silliman's American Jouimal , mai 1865, p. 317-327; juillet, p. 23-31.

279. Fr. Gbrstaecker. Western Landsand Western Waters Lond., 1864, in-8, with illustrations.

Ceci n'est pas un récit de voyage, comme on pourrait le croire d'après le titre, mais une suite de récits romanesques, écrits toutefois par un homme qui a vu le pays.

280. Annual Report of the boards of régents of the Smithsonian Institution , for the year 1863. Washington , 1864 , in - 8 ,

419 pages.

Ce volume contient deux morceaux d'un intérêt particulier pour l'ethnologie et la géographie : l'extrait des Lectures du prof. Whithey sur les principes de la science philologique (voir ci-après, à Tarticle Ethnologie); et le morceau du missionnaire Bsgert sur les \ndig%n<i4 àb la péninsule californienne (ci-dessus, n* 266).

281 . Capt. J. Smith. A Description of New-Englarid ; or, Observations and discoveries in the North of America, in the year of our Lord 1614, with the success of six ships that went the next year 1615. Boston, 1865, petit in-4'*, 96 pages, et fac-sltiiile de la carte originale.

336 AMÉRIQUE DU NORD. (N** 273-Si90)

Î82. Carte de l'Amérique septentrionale, côte orientale , de New- York au C. (le la Floride (publications du Dépôt de la marine, n" 2139).

283. Carte de la partie septentrionale du golfe du Mexique, du canal de la Floride au Mississipi (td., n« 2146).

284. Carte de la partie du golfe du Mexique comprise entre les bouches du Mississipi et la barre de Santander (td., n* !1147).

285. Golton's. Atlas of America, corrected to 1865. New York (and London), 1865, in-f**, 46 cartes, avec 78 pages de texte.

286. Ferd. von Richthofen. Reisebericht aus (^fomicn, 186^i. ZeUschr, der Deuuchen Geologischen Gesselltehaft, 1864, heft 2, p. 331-340.

Les sujets que touche ici le voyageur géologue se retrouvent plus amplement développés dans su relation imprimée aux cahiers Complémentaires des MiUkeilungen de Pctermann, n» xiv.

Compilation curieuse.

287. W. M. Strwart. The minerai resourccs of thc Pacific States and Torritories; al/*cture. Now York, 1865, in-8, 32 pages.

288. James M. Hotchings. Scènes of wonder and curiosity in California. Lond., 1865, in-8, with illustrations.

Compilation curieuse.

289. Ern. Frignet. La Californie. Histoire, organisation politique et administrative, législative, description physique et géolo-

I gique, agriculture, industrie, commerce. Paris, 1865, in-8,

xv-479 pages.

290. North America, West Coast. Cordova Bay to Cross Sound, including Koloscheark Archipelago, corrected from a Russian chart, 1853. London, Hydrogr. Office, 1865 (a- 2431).

A peine sortis de leur lutte intestine, les États-Unis ne sont pas rentrés encore dans la vie scientifique ; i^ux maigres indications de notre bibliographie, nous ajouterons seulement deux faits d'un certain intérêt que nous trouvons dans les périodiques américains.

Le premier se rapporte à la cartographie des États de l'Union (n« 275) ; il s'agit de certains faits jusqu'aloT« peu

généralement connus, et sur lesquels les mouvements des armées fédérales ou confédérées ont forcément appelé l'attention. On s'est aperçu alors que pour beaucoup de parties des Étals du centre il n'existe pas des cartes topographiques régulièrement levées, et que là où il en existe les exemplaires en sont souvent devenus rares, au point qu'on a eu parfois la plus grande peine à s'en procurer, même dans les dépôts publics. C'est un des inconvénients du défaut d'action centrale.

Durant les longues campagnes de Virginie, on a éprouvé les plus graves inconvénients par suite du manque de cartes. On n'a jamais fait la carte de la partie montagneuse de la Virginie, d'une manière qui puisse donner une idée tant soit peu exacte de la vérité topographique. Les montagnes du Tennessee oriental n'offrent pas un système aussi compliqué que celles de Touest de la Virginie; néanmoins, il n'existe pas encore une carte avouable où elles soient représentées. Les grandes feuilles du siège de la guerre publiées par le Bureau hydrographique des États-Unis ( Goast Survey Office ) pour répondre aux besoins pressants des circonstances, sont ellesmêmes à peine suffisantes pour corriger les plus grandes erreurs. Ajoutons que des ingénieurs à la fois topographes et géologues peuvent seuls lever la carte de cette zone de montagnes, en suivant le même plan que les géologues qui ont levé la Pennsylvanie. Espérons qu'au retour de la paix, ce grand desideratum de )a science, l'extension méridionale du levé topographique des Appalaches pennsylvaniennes, sera rempli, et cela avec un avantage dont n'ont pas joui les ingénieurs ^qui ont fait la carte de la Pennsylvanie, je veux dire qu'ils pourront profiter des cartes chorographiques exactement construites au moyen de l'odomètre , comme celles des Ëtats du Nord.

Le nombre de ces cartes chorographiques du Nord levées à l'odomètre est maintenant très-grand; on n'en compte pas moins de trois cents. Elles ont formé la base des cartes trèsexactes récemment publiées des États de Nev^r-York, de Pennsylvanie et de New-Jersey.

L'autre fait que nous consignerons ici se rapporte à rim>

l'année gâoor. IV ^ 22

migration chinoise en Californie ; nous le tirons d'un journalde San Francisco.

Nous avons plus d'une fois entretenu nos lecteurs de cette curieuse immigration chinoise qui a lieu en Californie ; nous avons rapporté les conditions dans lesquelles se trouvaient les Chinois qui avaient quitté leur terre natale pour ce pays médiocrement hospitalier. Nous avons rappelé les vexations de toutes sortes exercées contre ces hommes patients, laborieux et sobres, considérés comme des êtres inférieurs par les Californiens . et traités avec autant de mépris que de barbarie par les colons d'origine européenne des bords du Pacifique.

Ce n'est pas seulement à cause de sa race que le Chinois trouve un si triste accueil en Californie, mais encore à cause des qualités qu'il apporte avec lui et de la concurrence qu'il lui est donné de faire aux colons européens. Grâce à leur nature laborieuse, leis Chinois peuvent travailler beaucoup; grâce à leur sobriété, ils peuvent louer leurs bras à bon marché ; grâce à leur patience, ils peuvent supporter, sans fléchir, les plus inhumaines persécutions.

Aussi le flot de l'émigration asiatique n'a-t-il pu ^tre arrêté. 11 a été grossissant toujours. C'est en vain qu'à une certaine époque le Chinois a dû payer pour sa personne un droit d'entrée. Rien n'a pu fatiguer la race mongole ni la détourner de la Californie, vers laquelle l'attirait la fortune en dépit de toutes les vexations. Les navires venant d'Asie ont jeté sur la plage californienne de telles quantités ^e Chinois, que la police californienne a dû prendre des mesures rigoureuses contre les capitaines qui au mépris de toute considération d'hygiène aggloméraient sur les navires des masses humaines aussi considérables.

Quoi qu'on fasse aujourd'hui, le Chinois ne saurait être expulsé de la Californie. Il y est tellement implanté qu'il y restera, ou plutôt il a si bien pris l'habitude de cette route à travers le Pacifique, qu'on voudrait en vain la lui fermer. 11 arrive à travers les mers de Chine comme la fourmi va sur le sable à la fourmilière qu'elle habite. Il faudrait détruire la route, anéantir la fourmilière, et ce n'est pas chose facile, car la situation que le Chinois s'est faite en Californie .malgré tant d'obstacles ne saurait lui être retirée maintenant.

Toutefois, chose curieuse, le Chinois ne colonise pM, à pro-

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