‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 332 sur 368 · Alex. Smith. A Summer in Skye. Lond., 1865, 2 vol. m · texte numérisé non relu

Alex. Smith. A Summer in Skye. Lond., 1865, 2 vol. m

si Tespace le permettait, il y aurait bien des choses intéressantes et inconnues à tirer de ces deux volumes. A ceux dont l'attention s'est parfois arrêtée sur la question tant débattue des poésies ossianiques, nous signalerons les chapitres que l'auteur y a consacrés avec une foi entière dans Tauthenticité des publications du Rév. Macpherson.

445. Scotland. West Coast. North part of Linnhe Loch, Aber Leven, and Eil Lochs. Capt. J. Bedford, 1863. Lond., Hydi-ogr. Office. 1805(0^426).

446. Hébrides islands, West Coast, from Barra Head to Scarpa isle. Capt. Otter, 1863. Ibid. 1865 (n" 2475'').

447. W. F. Skene. On the celtic topography of Scotland, and the dialectic différences indicated by it. Transactions of the Royal Society of Edinburgh, vol. XIV, part. 1, 1864-65. Edinb. 1865, in-4, p. 207-220.

Analysé dans les Proceedings de la même année, p. %82-434. •

448. Rev. D"^ Rebves. On the island of Sanda. Proceedings of the Royal Irish Academy^ voL VIII, Dublin, 1864, in-8, p. 132-135.

La petite lie de Sanda est à 3 milles de la côte S. du Cantyre. Point de passage de l'ancienne migration irlandaise vers l*Éco88e, et en ayant gardé des traces nombreuse?, elle tire de là un intérêt particulier. Son nom irlandais ou erse esti46hi(tn,' les Highlanders disent Aven,

449. Du môme. On tlie lownland distribution of Ireland. Ihid.^ l. Vil, 1863, p. 473-490.

Ëtudesur la division territoriale de l'Irlande et sur les appellations

topographiques.

450. R. R. Madde.s. Références in Spanish history lo migrations from Spain into Ireland. Ibid,, vol. VIII, p. 372-393. '

De son voyage à travers les chroniques espagnoles. M. Madden, comme on pouvait s'y attendre, rapporte bien des légendes faboleoses qui re. montent au déluge, et n ajoutent rien à l'unique indicatiim qne donne un court passage de Tacite. Des chroniqueurs espagnols allégnéb par M. Madden, le seul qui montre quelque critique et qui prenne la question au vrai point de vue historique, est Don Francisco Haerta y Vega, dans ses Annales de el Beyno de Gallicia^ Santiago, 173S, i".

iôl . W. H. Hardinge. a concluding Memoir on Manuscript Mapped

and olher townland surveys of Irelaiid, from 1668 to 1864. Tratisactians of the Uoy. Irish Acad.y vol. XXIV, Ântiquities, l-art 3, p. 265-315. Dubîio, 1865, in-4.

Analysé dans les Proceedings, VIII, p. S9-5S.

Du même: Observations on the earliest known manuscript Census returns of the people of Ireland. Transact. of the Roy. Ir. Acad,, XXIV, Antiq., part 4, p. 317-328.

Celui qui a fait d'un pays étranger sa seconde patrie, qui s'en est approprié la langue, qui s'est pénétré de sa littérature, qui a vécu de la vie publique et de la vie privée d'un peuple, sans avoir perdu pour cela le premier pli de sa propre nationalité ni la vivacité de ses premières impressions, celui-là, pour peu que la nature ait fait de lui un observateur et Tétude un écrivain, sera dans des conditions excellentes de perspective pour bien voir et bien juger les mœurs, les usages et les habitudes du peuple dont il s'est fait le concitoyen. C'est ce qui explique l'extrême intérêt des Études de M. Alphonse Esquiros sur l'Angleterre. Bienveillantes sans cesser d'être impartiales, pleines à la fois de finesse et de naturel, touchant à toutes les conditions, à tous les états, à toutes les carrières depuis les plus élevées jusqu'aux plus infimes, elles nous font pénétrer dans les replis les plus intimes, dans les coins les moins communément explorés de cette chose complexe, étrange, contradictoire, qui constitue la vie anglaise , — la vie matérielle aussi bien que la vie morale, la vie des rues, des ateliers et des usines, aussi bien que la vie du foyer, du club ou du sport, la vie des provinces aussi bien que la vie de Londres*.

M. Esquiros, dans son article actuel, s'est fait voyageur; il nous conduit au cœur du pays de Galles, et nous fait as-

1. Publiées successivement dans la Revue des Deux-Mondes^ les Ëludes de }f. Esquiros ont été réunies en volumes par la librairie lletzel. Elles forment déjà trois volumes ou séries, publiés de 1862 à 1864. On trouverait difficilement ung lecture plus piquante et plus varice.

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sisler à la transformation qui s'opère dans ce centre encore tout celtique de la vieille nationalité bretonne sous l'action rudement envahissante de l'industrie moderne.

C^esl surtout Pindustrie des mines qui a effacé de la Gornouaille TaDcien langage breton : la même cause ne doit-elle point aussi produire dans le pays de Galles les mêmes effets? Ce dernier est la terre des métaux. A dix milles environ de Llandovery, petite ville du Garmarthenshire, aux maisons vagabondes et éparpillées sur un plateau dominé par des collims qui prennent vers le nord un caractère sauvage, se rencontre une de ces masses de quartz si fréquentes dans le système cambrien. On l'appelle Gogo f au ou Ogofau, c'est-à-dire les cavernes. Le roc se montre en effet percé dans plusieurs directions par des galeries horizontales, ouvrage des Romains. On y a découvert des médailles, des ornements, des inscriptions, des débris de poterie romaine, une salle de bains et d'autres antiquités annonçant assez que les maîtres du monde avaient dans le voisinage une station militaire reliée au travail des mines. La nature de ces mines elles-mêmes était depuis des siècles un secret pour les antiquaires, lorsque des spécimens de métal précieux, trouvés par les géologues dans les filons de quartz, ont enfin trahi depuis quelques années le secret de ces antiques cavernes. Le Gogôfau, il n'y a plus lieu d'en douter, était une mine d'or exploitée parles Romains. Aujourd'hui ce n'est point Tor, c'est le fer qui constitue pour les Welshes une source de richesses. Si l'on tient à étudier sous cet autre aspect le sud du pays de Galles, il faut nous transporter à Merthyr Tydvil, un des plus grands centres de l'industrie métallurgique.

On peut se rendre de Cardiff à Merthyr Tydvil par une branche de chemin de fer qui traverse la romantique vallée de la rivière TafT. 11 est peu de routes mieux faites pour exciter l'enthousiasme du paysagiste. La voie ferrée serpente entre deux chaînes de collines. Ge défilé du comté de Glamorgan a été jadis le théâtre desombres aventures : là se rencontrèrent lance au poing les bandes cuirassées des barons welshes, et le sang a teint plus d'une fois l'herbe humide des prairies. C'était un lieu inculte, farouche et presque inhabité. Aujourd'hui quel contraste! Le bruit de la locomotive trouble seul le repos de la vallée, qui s'entr'ouvre par moments et laisse apercevoir un village gracieusement couché au pied des collines comme un trou-

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