‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 349 sur 368 · ALES. DE HUMBOLDT · texte numérisé non relu

ALES. DE HUMBOLDT

1800 Amss, et où, par conséquent, on n'a pas pu penser à observer, j'ai cm qa'il ne fallait pas négliger l'occasion de perfectionner nos connaissances géographiques. ■ Cette occasion, il ne l'a pas perdue, en effet, et Dieu sait ce que les trente ou trente-cinq volumes, de grand et de petit format, qui sont restés le fruit de son voyi^ de qualre années aux régions éqninoxîales des deux Amériques, renferment d'étndes, de documents, de données de toute espèce pour la géographie et tes sciences annexes, l'anlliropologie, l'ethnolt^ie, l'archéologie américaine, l'économie politique et socialel La carte de ces immenses régions, étndii^e dans ses grands traits physiques et appuyée sur des séries d'observations astronemiques, c'est à lui qu'on la doit ou k ses instigations; Jusqu'à cette heure, le fond de la géographie du Mexique, j'entends la géographie scientiQque et les cartes qui la représentent, vit encore sur cette partie de ses travaux. Il est, on peut dire, le créateur d'une des grandes faces de la géographie naturelle, l'hypsométrie, celle qui détermine par des observations précises la hauteur relative des lieux au-dessus du niveau de la mer, qui construii des coupes transversales d'une région entière, et qui rend ainsi sensibles à l'œit les inégalités dn relief, comme les cartes ordinaires rendent sensibles l'aspect de la surface. La coupe du pays de la Vera-Gruz k Mexico , qu'il a ainsi donnée d'après ses observations, et celle d'une partie de la Péninsule ibérique dont il avait réuni les éléments pendant son passage en Espagne, sont les premiers essais de ce genre qui marquent dans la science. Oh non, il n'a pas perdu l'occasion de perfectionner nos connaissances f^ographiquesl Il y a dans la lettre de Delambre que nous venons de rappeler des détails curieux sur la vie du voyageur dans les solitudes du Caracas; il est bon que l'on sache à quelles conditions se font les conquêtes de la science dans ces contrées sauvages. ■ Vous auriez ri en voyant parmi les Indiens Ydapaminarës (dans les bois du CÙBiquiaré) mes înslru-

ments montés sur des caisses et des coffres, des carapaces de tortues nous servant de chaises, huit ou neuf singes que nous traînions avec nous, et qui avaient grande envie de manier aussi mes hydromètres, mes baromètres, mes éleotromètres. Autour de tout cela, dix à douze Indiens étendu dans leur hamac, et puis des feux pour se garantir des tigres, qui ne sont pas moins féroces là qu'en Afrique. Le manque de nourriture, les mosquites, les fourmis, les aradéras, un petit acarns qui se met dans la peau et la sillonne comme un champ, le désir de se rafraîchir par un bain,*et Timpossibilité de se baigner à cause de la férocité des caïmans, la piqûre des rayas et les dents des petits poissons caribes, il faut de la jeunesse et beaucoup de résignation pour souffrir tout cela. Le mal est passé, et j'ai recaeilli plus que je n'osais espérer, i*

Vingt-huit ans plus lard, une autre partie de la correspondance nous transporte en plein voyage d'Asie. £a 1829, à la sollicitation de l'empereur de Russie, de Humboldt entreprit une expédition ver$ TAsie centl^le. Depuis longtemps riUustre explorateur nourrissait la pensée d'aller étudier le système des monts Himalaya, comme il avait étadié en Amérique le système des Andes : il y avait là des éléments de comparaison qui promettaient de riches matériaux à l'histoire physique du globe et à la géologie. Les circonstances ne permettaient pas à une expédition quasi russe de prendre cette direction : l'étude que méditait M. de Humboldt était une gloire réservée à l'heureuse intrépidité des frères Schlagiutweit. L'expédition de 1829 dut se porter vers une région plus centrale. Elle se dirigea sur rAltal, Moins généralement connue que le voyage de 1799 aux régions équinoxiales, elle n'a pas eu des résultats moins importants pour la géographie générale. Nos vraies notions sur la configuration du grand Plateau asiatique et des régions avoîsinantes ne datent que de la publication des deux volumes d'études physiques et hypsométriques que M. de

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Humboldt à intitulés l'Astt cmtrale. Ces élodes, dont les travaux géodésiques des Rosses depuis dix ans ont fort enrichi" le détail sans en modifier l'ensemble, ont déblayé les idées aussi fausses qu'exagérées qne l'on s'était faites dn grand plateau, sur lequel Baiily édiSa, dans le ^eraier siècle, le fantastique échafaudage de son peuple primitif; et par contre, en nous apportant des notions exactes sur la configuration, d'ailleurs fort remarquable, de toute cette région intérieure, elles ont permis de se former une idée plus jnale des grands mouvements de populations qui s'y sont produits, et qui ont poussé h diverses époques, depuis les âges an té- historique s jusqu'aux temps de Oengiskban et de Tamerlan, leurs énormes remous sur l'Europe. Une des pièces importantes dn volume est te rapport adressé par M. de Humboldt à l'académie impériale de Sainl-Péleràbourg (p. 286 à 308); ce remarquable morceau n'est rien moins que le tableau, et un admirable tableau, do l'état des sciences d'observation dans leur rapport avec l'iustoire physique du globe. Jamais on n'a présenté en ])lu5 grands et plus beaux termes la condition que le progrès général des sciences h faite k l'observateur abordant l'exploration d'une contrée du globe ;

( De nouveaux appareils, J'oserais presque dire de nouvi^aux organes, ont été créés, pour mettre l'homme dans un contact plus intime avec les forces mystérieuses qui animant l'œuvre de la création, et dont la lutte inégale, les pertarbaiions apparentes sont assujetties à des lois éternelles. Si les voyageurs modernes peuvent soumettre k leurs observations en peu de temps un plus grand espace de la surface du globe, c'est aux progrès des sciences mathématiques et physiques, h la précision des instruments, au perfectionnement des méthodes, à l'art de grouper les faits et de s'élever à des considérations générales, qu'ils doivent les avantages dont ils jouissent. Le voyageur met en œuvre ce qui, par l'influence bienfaisante des académies, par les études de la

vie sédentaire, a été préparé dans le silence du cabinet. Pour juger avec justesse et avec équité le mérite des voyageurs des différentes époques, il faut connaître avant tout le degré de développement que l'astronomie pratique, les connaissances géoguostiques, l'étude de l'atmosphère et l'histoire naturelle descriptive, avaient acquis simultanément. C'est ainsi que l'état de culture plus ou moins florissant du grand domaine des sciences doit se refléter dans le voyageur qni veut s'élever au niveau de son siècle ; que les voyages entrepris pour étendre la connaissance physique du globe doivent, à différents âges, offrir un caractère individuel, la physionomie d'une époque donnée; qu'ils doivent être l'expression de l'état de culture que les sciences ont progressivement traversé. »

Le portrait que M. de Humboldt trace ici du voyageur savant de notre époque, c'est son propre portrait; avec cette addition, toutefois, que M. de Humboldt n'a pas seulement transporté dans Part des obsenvations tous les progrès de la science et ceux des instruments, mais qu'il les a souvent devancés et leur a tracé la voie. Encore une fois, Tinfluence que de tels hommes exercent sur le mouvement scientifique de leur époque et sur les progrès de l'avenir estincaloulable. Celle de M. de Humboldt s'est étendue dans une double direction. 11 a ouvert une ère nouvelle à l'art des observations etk leur application, et il a donné dans sa patrie une puissante impulsion à la culture des sciences géographiques et à leur perfectionnement. Directement ou indirectement, sciemment ou à leur insu, des voyageurs, des observateurs savants tels que les Pentland et les Boussingault, les Roulin et les liais, les Schiagintweit et les Quatrefages, — car l'étude savante de nos propres rivages ne nous touche pas moins, sans doute, que l'étude des contrées lointaines, — ces hommes qui depuis le commencement du siècle ont tant contribuëaux peiTeclionnements de la science du globe, se sont formés à l'école de M. de Humboldt; et c'est de Idi aussi que procè-

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deot direclement Berghaus et Cari Ritter, — Cari Hitler, . surtout] ce profond rénovateur de la géographie deecriptive. Non pas seulement leur siècle, mais tous les siècles doivent une statue à ces hantes et fortes intelligences qui jalonnent la route du progrès.

De l'étude du globe' terrestre à la cartographie, la transition est naturelle ; c'est passer de l'objet à sa représentation. Transporter sur une surface plane l'image développée sur la surface spbérique du globe, en conservaul aussi intacts que possible le rapport des distances et la fidélité des formes, est un problème qui a de font temps occupé les géomètres; les différents procédés employés à cet eHet constituent ce qu'on nomme une projection. Un jeune et savant ingénieur des ponte et chaussées, M. Edouard ColJignon, en a récemment proposé une qui présente de nombreux avantages, et que pour notre compte nous avons adoptée dans l'exécution d'un vaste travail encore entre les mains des artistes, mais qui sera livré bientôt k lapublidié. Toutefois, ce n'est pas notre autorité en une telle matière que nous voudrions invoquer; la projection de M. Collignou en trouve une inËntment plus imposante dans la rapport dont elle a été l'objet au sein de l'Académie des sciences (n^bSÔ). Les commissaires étaient MM. Bertrand et Babinei; le rapporteur a été M. Bertrand. Nous détacherons du rapport quelques courtes citations.

Le Mémoire de U. Collignon a pour principal objet l'étude détaillée d'un tracé de cartes géographiques auquel il a donné le nom de Tracé central d'égale super/icie. L'idée fondamentale de ce tracÉ est trop simple pour être entièrement nouvelle. Le tracé central a en eiTet été proposé en mk par Lambert, et en 1789 par Lorgna, dont il a conservé le nom, bien que la conception du géographe italien soit beaucoup moins générale que celle de son iUu&tre devancier. Jusqu'à ces dernières années, ces deux propositions étaient restées i peu près à l'état d'ab-

straction théorique; les essais qu^on en avait faits n^ayaient pas toujours parfaitement réussi. Le travail de M. GollignoD rend pratique une méthode fort utile à la construction des cartes géographiques, et connue jusqu'alors seulement des géomètres et des érudits. •

Le tracé possède des propriétés qui sont ainsi résumées dans le mémoire :

P Conservation parfaite des aires ; ,

2^ Altération des angles et des distances nulle au centre de la carte ; altération égale à égale distance du centre.

â<^ £n chaque point, il existe deux éléments de longueur qa ne sont pas altérés ; en chaque point il existe une inOnité de couples de directions formant des angles non altérés. (Celte propriété est tout à fait générale pour un tracé quelconque d'égale superficie, appliqué à une surface quelconque.)

k^ On peut par des opérations pratiques très-simples déter* miner rigoureusement la mesure d'un angle représenté sur U carte, et approximativement la mesure de la longueur d'une ligne donnée. (Au moyen de ces constructions, on peut mesurer au compas des distances prises sur une mappemonde, avec une exactitude presque absolue.)

5° Le système central s'applique à toutes les dimensions de cartes, des mappemondes aux plans les plus réduits.

Pour la construction des mappemondes, le système central combiné à la projection orthogonale sur le cylindre circonscrit au globe terrestre le long de Téquateur, permet d^ëvaluer les distances à l'échelle, sans opération de correction, avec une erreur au plus égale aux -^^q- de leur valeur, et de tracer sur la carte les directions avec une déviation au plus égale à 8* 12': résultats qui doivent être considérés comme très-suffisamment exacts, quand on a à représenter la totalité de la suface du globe.

Le supplément ajouté au Mémoire indique une méthode analytique à la fois très-générale et très- élégante pour apprécier rigoureusement le degré d'altération qui résulte, en chaque point d'une carte d'égale superficie, de l'adoption d^n tracé particulier suivant lequel on l'a construite. La comparaison des principaux tracés connus, qu'on en déduit, est tout à l'avantage du tracé central, surtout lorsqu'il s'applique à un hémi» sphère entier.

Restait la question pratique de la construction des cartes, point généralement uéglififé dans les études antérieures. Noos

sociÉTÂs SATfjrrEs. 479

tronvons dans le Mémoire de M. Colligoon des tableaux qui donaect la solution du problème pour des positions particu* lidrea du centre du tracé, et de plus, des méthodes pour le résoudre dans le cas général. Ainsi des formules simples font connaître les éléments d'une carte pour la spbére oblique, au mojen des éléments de même espèce pris dans ia mappemonde et dans la carte projetée sur l'horiion du p61e. Une autre méthode permet de transformer les cercles représentant les mëri- , diens et les parallèles sur la projection stéréograpbique d'Ripparque, dans les courbes du quatrième ordre que demande le système central ; et cette transformation peut s'opérer mécaniquement, & l'aide d'un double parallélogramme articulé, au moyen duquel ces courbes de dagré supérieur pourraient être tracées d'un mourement continu, comme par )e crayon à'va pantographe guidé par un style auquel on ferait suivre des circonférences de cercle.

L'Académie, sur la proposition de MH. Babinet et Bertrand, a voté l'insertion de ce travail dans le Recueil des sarants étrangers. An même moment H. Collignon le faisait paraître dans le Journal de l'École ftolylechniqw {tome XXIV, "il" cahier, 1865).

UI

niRLicATiONS DES bociétCs bavantes.

I oaooaAPBiQuu.

Nous nous bornerons, dans le relevé suivant, aux recueils spécialement géographiques. Pour une liste plus étendue des recueils et des journaux scienlifiques du monde européen, on peut voir le précédent volume de l'Année, p. 422

Indépsndammtnt det proeèt-nrbii», du npporti ni

lions diverses, les morceaux originaux les plus Importants piiLliri par le Bulletin dans le cours de raiinêe sont les suiTants :

Botmiîiau, Sur les forêts et les routes de la Serbie (janTler). ^ Guillemint Niveaux comparés de la mer d'Aiof et de la mer Noire (féTrier).

— D*" MourCj Navigation de la riv. Paraguay, trad. du portog. d'Aog. Leverger («(/.)• — ^<^* DesjardinSy Note sur le Mémoire de H. Pallastrelli, la Città d'Umbria (ibid.). — £• Recluê^ Étude sur les doses (mars). » Hecquard, Mémoire sur le Monténégro (avril). — Vignes, Sur les Arabes du désert de Syrie {ibid.). — Uuber, Course à travers l'Australie, 1863-64 (mai), et Note sur le Murray (sept.). — A. de SjponvilU, Chez les Kirghis (ibid.), — Fleuriot de LangU, Sur les hautsfonds de l'océan Atlantique, entre l'Europe et l'Amérique do Nord (juillet). — J. Ducal, Tableau historique et statistique de l'Algérie {ibid.). — F. BorgherOj le Dahomey {ibid.), — Bourdiol^ Sur le nïTellement général de la France (t6td.). — Guarmanif Itinéraire de Jentsalem au Nedjed septentrional, 1864 (septembre, octobre^ novembre).

— Capit. Lept, la mer de Varech (sept.). — F. de Casteinau^ Note sur la colonie d'Australie méridionale (octobre). — De BlocquêvilU^ NoU sur une partie du Turkestan méridionale (td.). — Boimiliau, Note sur les États de l'Amérique centrale (nov.). — Mouiin^ Note sur le paj-s des Khoumirs, Tunisie. — Bourdioly Exploration de l'isthme de IXt* rien, au point de vue d'une communication inter-océaniqoe (déo.).

Plusieurs de ces Mémoires proviennent des communications du miiiistêre des affaires étrangères, par l'intermédiaire de M. V.-A. Barbie du Bocage.

Au nombre des rapports faits à la Société, il en est trois que nous devons citer à cause de leur grande importance et de l'étude approfondie des questions : celui de M. Jules Du\>al sur l'Algériej et oenx de M. Hûber et de M. Bourdiol sur le nivellement de la France.

La plupart des morceaux neufs et importants du Bulletin ont été d'ailleurs mentionnés, avec des détails et des extraits, sous cbacnne des divisions géographiques auxquelles ils se rapportent, dans les notices que nous en avons données. C'est une observation que nous laisons ici une fois pour toutes, mais qui s'applique également à tous les recueils suivants.

587. Annales hydrographiques. 1865, 1*' à 3* trimestres (seuls parus jusqu'au milieu de janvier 1866).

i«r trim. Routier du golfe Saint-Laurent, traduit de ranglais. — A. Quentin^ Renseignements sur l'archipel de Cook, 1864. — Commandant TricauU^ Renseignements sur quelques points de l'ocëan Indien.

— J. Burdwoodf Méthode abrégée pour trouver la latitude et les aiimuts. — Positions géographiques de divers points déterminés ao moyen d'obfiervations astronomiques, par divers officiers de la marine royale d'Espagne.

2* trim. Capit. Thoyon, Renseignements sur quelques mouillages de la côte d'Islande et de Norvège. — Anl.-C. de Marix e Barroi, Voyage dans les Amazones, 1862. — John Coefor, Renseignements sur le plateau de Narrakal, océan Indien. — Supplément au Routier de TAustralie. — G. Williams^ Renseignements sur la mer de Seto-Uchi, Japon. — Renseignements sur quelques tles de l'océan Pacifique.

3* trim. Routier du fleuve Saint-Laurent. — Capit. Marguin, Renseignements sur les parties S. E., S. et S. 0. de Madagascar. — Lieut Trèvesy Observations sur la navigation du Yang-tse-kiang.

588. Revue mari lime et coloniale, publiée par le ministère de la marine et des colonies. T. XIII à XV ; grand in-8, avec cartes et plans.

Un cahier mensuel, 3 volumes par an. Recueil riche en documents sur nos colonies, à l'exclusion de l'Algérie. Voici l'indication des principaux morceaux géographiques de Tannée :

Statistique des colonies françaises pour 1865 Q'anvier). — Pinet" Laprade, Notice sur les Serrères, avec une carte (mars et avril). — Barbie du Bocage , Revue géographique de l'année 1864 {ibid.). -^ Java, ou comment on gouverne une colonie (mai, juillet, septembre^ octobre, novembre, décembre). — Jouan, les Bois de la Nouvelle-Zélande (mai). — Les colonies françaises. La Cochinchine (id. et juin). Carte. — Pichard^ la Gambie (ibid.). Carte. — Les colonii s françaises. Établissements français de l'Océanie (juillet et août). Carte. — Voyage au Cap de Bonne-Espérance (août). ~- Les colonies anglaises de U côte occidentale d'Afrique. La Gambie (septembre). — Aigr de Kobèêy évèque de Modon. Situation de la colonie agricole de Saint- Joseph de Ngasobil, Sénégal (sept.)* — Aperçus statistiques sur la république orientale de l'Uruguay (octobre). Carte. — Les colonies anglaises de la côte occidentale d*Afrique. Sierra Leone. Côte d'Or, etc. (oct., nov. et déc). — Calvé, les Porta militaires de la France. Toulon (déc). Plan.

r)89. Nouvelles annales des voyages, de la géographie, de Thistoire, etc., rédigées par M. V.-A. Maltz-Brun. C* série, 11* année; in 8, avec cartes.

Un cahier mensuel. 4 volumes par an. — Les morceaux qui méritent d'être particulièrement signalés, dans le cours de l'année, par leur importance et leur caractère original, sont les suivants :

J. Bémy, Ascension du Pichlncha (près de Quito), en 1856 (févr.).

E. Becluê, les Fleuves (mars et avril). — L.-K. Borring^ Notice sur la vie et les travaux de M. C. Rafn (jibid.). — l*ravaux zoologiqnes et topographiques du D' Jul. Baoat dans la prov. de Canterbury, Nouvelle-Zélande {jhià.). — G. Lejean, Observations sur les pays et les peuples à l'ouest du lac Nû et du fleuve Blanc (avril) Dom, Observations sur l'extérieur et la langue des habitants des provinces du littoral méridional de la mer Caspienne (mai). — BorgherOy le Dahomey, géographie, histoire, état religieux, moral et politique {ibid.)

H. Aucapitainey fragments de géographie et d'ethnographie sur le nord de l'Afrique au douzième siècle (ibid.). — £. de La Primatutaie^ le Littoral de la Tripolitaine, commerce, navigation, géographie comparée (juillet, août et sept.). ~ Max. Deloche, Étude sur la géographie historique de la Gaule, et spécialement sur les divisions territoriales du Limousin au moyen &ge {ibid.). — Ch. Grad^ les Lacs et les tourbières des Vosges (août) — Mariano Grossi, la ville d'Aci Reale en Sicile (ihid.). — G. Lejean^ de Khartoum à la frontière du pays des Nègres (oct.). — D*^ Cam. Bicqàej quatre mois à Santa-Marta (ibid.). — Lieut. Bourgey, une Exploration dans l'intérieur de la Nouvelle-Calédonie* rapport officiel.

590. Le Tour du monde. Nouveau journal de voyages publié sous la

l'année GÉOGR. IV. — 3i

482 * GBOGRAPHIE GÉNÉRALE. (N"^ 586-698;

direction de M. Ëd. Gharton. 6" année ^ 1865, t. XI et XII. n'^ 262 à 313, grand in-4% avec illustrations. (Hachette.)

La popularité du Tour du monde, basée sur de splendides illustratioDs et sur l'excellent choix des relations toutes inâlites qall publie, va toujours croissant. Ce beau journal aura puistamment aidé à reler?: chei nous le goût général pour les choses géographiques. — Void I<s morceaux dont se composent les deux volumes de Tannée.

A. Craptletj Voyage à Tunis, 1859, n** 262-263. — Lanctlot, ie Paris à Bucharest, 1860, n<» 264r267. — O. Lejêan^ Voyaga au Taka. 1864, n»* 268-271. — P. Marcoy, Voyage de l'océan Pacifique à roeéac

Atlantiqne, 1848-1861, n^ 272-276, 297-300 Voyage de Shang-hali

Moscou, par M. et Mme de Bourbouhnt 1859-1 B62, n«« 277-2T8. - F. de Hochstetter, Voyage à la NouTelle-Zélande, 1858-1360, n** S79-SI1 — L. Simonin, une Excursion dans les quartiers pauvres da LoDdm. 1862, n» 282. — A. Demereity, Fragments d*on Toyaga au Paragtuj. 1844-1847, n» 283. — L. Simonin, un Voyaga aux mines du Cornouailles, 1862, n"- 284-286. — Gh. Martine , le Spiubef|s, 183M9». n»* 287-288. — A. Vambéry, Voyage dans rAsIo centrale, 1163. TiM 289-293. — D'Henriet, Voyage dans les proTlnoea rosses de j Baltique, 1851-185%, n»* 294-296. — G. Lejean, Voyage en Abyssinir. 1862-1863, n»* 301-302. — Griffon du Bellay, le Gabon, n*> 3M-S06. - L. Simonin, une Visite aux grandes usines do pays de Galles, 18». n°» 307-308. — G. Doré et Ch. Davillier, Voyage en Espagne, IWl no* 309-313. — Vivien de Saint-Martin, Revue géograpMqae, 1«' et 2* semestres, n»* 287 et 313.

591. Archives des missions scientifiques et littéraires, choix de rapports et instructions. Publié sous les auspices du ministère de l'instruclion publique. 2* série. T. I, 3* Hascicule ; t. Il* 1* et *r fasc. In-8, avec cartes et pi.

3« cah. du 1. 1 : V. Guérin, Rapports sur une mission scientifique en Palestine, 1863. — C. Wetcher, Rapport sur les recherches épigraphiques en Grèce, dans TArchipel et dans l'Asie Minenre, 1363. — Du même, Rapport sur les fouilles d'Aptère (Crète), 1864. — O. Ptmt- Ilapports sur la mission archéologique en Galatie, 1861. — E. SraHf Rapport sur les recherches relatives à la vie de Molière, 1863^ - L. Heuzey , Rapport sur une mission archéologique en BCScédoine, 186^

T. II, l**- cah. : P. Foucart, Mémoire sur les mines et l*histoire de Delphes. — Boutaric, Rapport sur une mission en Belgique, à Teffet de rechercher les documents inédits relatifs à l'histoire de France ao moyen /Ige, I8ti4.

2* cah. : Fouqué, Rapport sur l'éruption de l*Etna en 1868. A. Ik-

mersay. Rapport sur les résultats d'une mission dans les archives d'Espagne et de Portugal. — H. de la Ferrière, Rapport sur les recherches faites à la Bibliothèque impériale de Saint-FÏtersbonrg, coocernant les lettres originales et (les) manuscrits ftmnçaia sortis de France. $

.')92. The Journal of the Royal Geographical society, vol. XXXIV, 18G4. Lond , 1865, in-8, cxciii-326 pages, avec 12 cartes.

Ce volume renferme vingt Mémoires on relations ; Ch. dg Dêckin

sur le Kilimandjaro. — R. Swinhœ, sur Formose. — G. AutUn^ sar le Mous-tAgh. — Mackerrowj sur la Noavelle-Zëlande. — Hind^ sur le Labrador. — J. Haast et J. Hector^ sur la Nouvelle-Zélande. — Palgravfi, sur l*Arabie. — C. ForbeSy sur l'île Vancouver. ■— H.-S. Palmer, sur la Colombie anglaise. — R. Thomton^ sur le Zambéii. -> J. Kirk, sur le delta du Zambézi. — Rod.-I. Murchiton^ sur la géographie physique de TAfrique intérieure. — 0. Cox , sur la traversée des Andes chiliennes. — J. Hutchirhsonj sur le Rio Salado. — Ch. Livingttoney Exploration à TO. du lac Nyassa en 1863. — L. Pellyt lies du golfe Persique. — A. de Hortey, lies Comores. — J. kortton, Terre- Neuve. -^ G. Backy ColUnson et Galtony Instructions pour les voyageurs.

593. Propeedings of the Royal Geographical society. Vol, IX, en 6 fascicules. Lond., 1865, in^, yi-322 pages.

On a ici Tanalyse oa l'extrait ordinairement très-soccinet des Mémoires lus dans le cours de 1865 au sein de la Société de géogi^iphie, et qui entreront dans le 3S* volume du Journal. Mais ce qui donne une importance particalière à ce Bulletin de la Société de Londres, • ce sont les discussions, parfois étendues, dont les lectures deviennent l'occasion, discussions qui gardent lear intérêt & côté, f t parfois audessus des Mémoires eux-mêmes.

594. Journal of the Asiatic society of Bengal. New séries, 1864, en 5 fascicules; 1865, en 4 fascicules.

Voir ci-dessus, à la bibliographie de Tlnde, n* 112.

595. Mittheilungen d'Aug. Petermann. Gotha, 1865, in-8. T. XI et XII, avec de nombreuses cartes.

Il parait un cahier mensuel de ce journal publié par la maison Pertbes de Gotha, sous la direction de M. Augustus Petermann.

Les Mittheilungeny dès leur apparition, se sont placées à la tête de toutes les publications géographiques de l'Europe, par l'étendue, la certitude et la rapidité de leurs correspondances et de leurs communications. Aucun fait géographique de quelque intérêt ne se produit dans le monde, qui ne trouve place immédiatement dans les colonnes de ce précieux journal ; et il est bien peu de publications, grandes ou petites, qui n*y soient aussitôt enregistrées.

Chaque cahier des Mittkêtlungen se partage en trois divisions : les mémoires ou relations originales, les nouvelles et mélanges, et la bibliographie. Chaque cahier est habituellement accompagné de deux cartes, toujours originales. Le D' Petermann a pour auxiliaire dans cette partie si importante de toute publication géographique un géographe aussi savant qu'habile, M. Hassenstein.

Voici le relevé des morceaux principaux qui ont trouvé place cette année dans la première division du journal (mémoires et relations).

G. Lorentx et L. Tuckett^ sur le mont Orties dans le Tyrol. — Raddéy Explorations dans le Caucase. — G. Mann^ Explorations botaniques à la côte occidentale d'Afrique. — Gùuld^ Explorations dans Tooest de la Tasmanie. — Baronne de Gersdorf, d'Alep à TEuphrate. — Lettres et journaux de Gerh. Hohlf. — Sur les expéditions projetées au pôle nord, nombreux Mémoires et documents. — Baron de KrockoWf de Sonàkîn à Rassala^' Stehnitiky^ État politique et géographique do Caucase.

(l84 GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. (N* 586-598}

— Du même, Nouveaux territoires russes au delà da KouLan. - Srhiveinfurth^ Voyage dans la Nubie maritime. — W. Sehuitz, Provinces méridionales du Brésil. — La limite tureo-persane. — Vwjt, Ccologie des Alpes. — Van de Velde^ NouTeau Toyage en Palestine. - Linienhohl, Notes géographiques sur le sud des États-Unis. —A. ie Ituthner, les Alpes autrichiennes. — Sethach^ Costa-Rica. — Blc^i^ Notes sur la géographie ancienne de TAsie Mineure. — H. Re€k\ «ur la Bolivie- — Théod Kotschy^ TAmanus. — Rob. de Sehlagintvtii. la Haute Asie. — L'Ile de Crète. Les explorations du cap Spratt - Bakefj Découvertes dans la région des sources du Nil. — Venyoukulf. le nord-ouest du Caucase. -> £. de Sydow, la Cartographie européeoce en 186^-65. ^

Depuis le mois de décembre 1864, les Miltheilungen ont donné, es outre quatre numéros (14 à 17) de leurs cahiers complémentÙFes {Ërrjacnzunyshefttt) :

N» 14, Production métallique de la Californie et des territoires lûn> trophes, par le baron de Bichthofen, — N<* 15, rExpédition des dames Tinné dans la région occidentale du bassin du haut Nil, par M. it Heuglin. — N» 16, le Spitzberg et le centre de la région arctique, pu le D' A. Petermann. — H* 17, J. Payer, le Groupe alpin d'Adamello- Presanelia.

ÔOG. Zeitschrift fur allgemeine Erdkunde, mit unterstGtzung der Gcsellschaft fur Erdkunde zu Berlin, Hcrausgegeben von Prof. D' \V. KoNER. Berlin, 18G5, in-8, avec cartes.

Le Journal géographique de Berlin a son caractère propre à côté des AfittheHungcii. D'un caractère moins universel, et moins immédiatement au courant de ce qui se passe dans le domaine géographique do monde entier, il n'en a pas muins une valeurscienttfique trës-sérieuie comme organe de la Société de géographie de Berlin « ce qui loi procure un grand nombre de morceaux importants pour la géographie physique et la géographie historique. Ses rapporta avec nombre de voyageurs , particulièrement les voyageurs prussiens « l'enrichisseot fréquemment aussi de communications originales d'un grand intérêt; et enfin sa valeur est fort augmentée par les cartes dont le saTant gëugraphe et académicien M. Henri Kiepert l'enrichit presque à chaqae numéro. Le journal parait par cahier mensuel, et forme deux yolumeft annuels.

Voici le relevé des principaux morceaux de Tannée : J.-G. W'etxstein , le Nord de l'Arabie et le désert de Syrie, d'après les informations indigènes. — H. Burth^ le Mont Olympe de Thessalie.

— Lettrt^s du baron de Decken au D' Barth. — H.-J. Helier, les Expéditions de César dans la Grande-Bretagne. — G. Schtceinfurthy Voya^ à la côte nubienne. — Guarmani, Voyage au Nedjed, relation abrégée envoyée de Jérusalem. — H.-A. Berniiein^ les Moluqoes orientales. - Meinicke^ les derniers voyages dans l'Australie intéiieure, étude.— W. Schultz, les Indigènes des parties intérieures de l'Amérique da Sud. — J.-C. Hdnizsche, Division politique du Taii^j, O. et S. O. delà mer Caspienne. — D' A'o/i/, Histoire des études sur le Gnlf Stream. — PrittwitZj la mesure d'un degré dans l'Europe centrale.

597. Nutizblatt dos Vercins fUr Krdkunde uiid verwandie Wissenschaften zu Darmstadt. 3'" Folge. 1865, in-8.

Société principalement consacrée aux études de statistique locale.

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