ANTIQUITÉ. MOYEN AGE. ORIENT
S 1. Antiquité classique.
599. S. Ruge. Der Chaldàer Seleukos; etc. (Voir le W précédent.)
Le très'obscur Seleucus, Grec de Seleucie en Chaldée, vivait dans le deuxième siècle avant notre ère; il avait écrit sur des matières de géographie physique.
600. Res gestae Divi Augusti, ex Monumentis Ancyrano et Apolloniensi edidiit Th. Mommsen. Accedunt Tabulas très. Berol., 1865, in-8.
toi. Atlas Antiquus. Kar. Sprdneri opus , tertio edidit Theod. Menke. Gotha, J. Perthes, 1865, in-fol. carré (8" et dernière livraison).
S 2. Moyen &ge.
602. Joannes Bollandus. Acta Sanctorum , quotquot tolo orio coluntur, quse ex latiuis et grscis, aliai-umquc gentium antiqu.) monumcntis collegerunt ac digesserunt, et va rii s observation: Los illustrarunt J. Bollandus et God. Henschenius, S. J. EditK novissima, cum animadversioDibus et temporal! bus D. Papebrochii, nunc primum ex Ms. editis curante J. Carnande:. Tomi sccundus et tertius. Montauban (Paris, Pabné), 186i. 2 vol. in-fol. LXiii-987, xlii-994 pages.
603. Gallia Christiana, in provincias ecclesiasticas distributa; i: qua séries et liistoria Archiepiscoporum, episcoporum et abbatuc rogionum omnium quas vêtus Gallia complectebatur , ii origine Ecclesiarum ad nostra tcmpora deducetur, et probaturei autlicnticis inst rumen tis ad calcem appositis. Tomum XVI, uk de Provincia Viennensi agitur, condidit Barthol. Haureau. Paris, 1865, in-fol.
60'i. Anatole de Barthélémy. Numismatique mérovingienne. Liste (les noms de lieux inscrits sur les monnaies mérovingiennef. Paris, 1865, in-8, 24 pages.
Extrait de la bibliothèquu de l'École des Chartes.
Peregnnalorcs Medii M\'\ IV : Burcbai-dus de Monte Sion, Ricoldus de Monte Cruels, Odoricus de Foro Juliî^ "Wilbrandu' de Oldenborg ; quorum duos nunc primum edidit, duos if fidcm librorum manuscriptorum rcceusuit J.-C.-M. Laobekt Lcipz., 1865, in-4**, 207 pages.
Sur ces quatre anciens Toyageurs à la Terre Sainte, denx ont et plus d'une fois édites, Barchard (milieu du treizième siècle) et MTil hrcind (commencement du même siècle), mais d'une noAnière incom plète et peu correcte; Ricoldus de Monte Crucis (mort en ISOO) et Od( ricus (le Frioul (mort en 1330) sont imprimés pour la première foi: Dans une petite note qu'il a jointe , dans les Mitthtilungen (n* I p. 310), à raiinonce de cette publicution, le docteur Menke donn quelques rc.ctiricatiuns de détail.
606. Le livro de Mahco Polo, citoyen de Venise, conseiller privé ( comniissiirc impôrial de Khoubilaï-khaî^n, rédigé en franc-*»] sous sa dictée, en 1298, par Ru.sticien de Pise; publié pour I première fois d'après truis manuscrits inédits de la Biblioihèqu impériale de I*aris, présentant la rédaction primitive du livre l'pvue par Marc Pol lui-même, el donnée par lui, eu 1307. ThichauU de Cépoy. Accompagnée de variantes, de Pexplica lions dos mois liors d'usage, et de commentaires géographique
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et historiques tirés des écrivains orientaux, principalement chinois; avec une carte générale de TAsie, par M. G. Pauthier. Paris, 1865, I vol. grand in-8, en 2 parties, clvi-832 pages. Avec une carte générale de PAsie dans la seconde moitié du treizième siècle de notre ère, « exécutée d'après les documents fournis par M. Pauthier, et sous sa direction. » (Firmin Didot.)
607. Lettre de Christophe Colomb sur la découverte du Nouveau Monde, publiée d'après la rarissime version latine conservée à la Bibliothèque impériale, traduite en français, commentée et enrichie de notes puisées aux sources originales, par L. db RosNY. Paris, 1865, in-8, 44 pages.
608. F.-A. DR Varnhagbn. La verdadera Guanahani de Colon. Santiago, 1864, petit in-4, 8 pages. Carte.
Sur cette question controversée de l'île Guanahani, il faut voir M. de Humboldt, Examen critique de l'histoire géographique dn Nouveau Continent, et les Lettres du même publiées par H. de la Roquette (ci-dessus, n*> 58i), p. 265.
609. A. CoviNO. Descrizione geograOca dell' Italia ad illustrazione délia Divina Commedia, accompagnata de una cuarte spéciale. Firenze, ^ 865.
L'événement littéraire de 1865, dans le domme du moyen âge, c'est le Marco Polo de M. Pauthier.
Tout a été dit sur Marco Polo, sur l'immense renommée que lui valurent en Europe, dès le commencement du quatorzième siècle, ses longues] pérégrinations à travers rÂsie, et sur la place considérable que sa relation occupe dans riiistoire géographique des temps modernes. H aie premier révélé à l'Europe les pays et les nations de l'Asie orientale, qui étaient restés inconnus aux anciens ou dont ils n'eurent que de très-vagues et très-lonlains aperçus. Le premier, il apporta aux cartographes du quatorzième et du quinzième siècle, au savant Fra Mauro notamment, les éléments nouveaux d'après lesquels, sur leurs mappemondes, ils prolongèrent vers Textrême Orient la carte ancienne de Ptolémée, étendant ainsi l'Asie orientale prodigieusement au delà de ses bornes réelles, au point d'occuper presque entièrement l'espace qui appartient au Grand Océan. Cette erreur, qui
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fut colle de tout le quinzième siècle, eut, on le sait, udb iofluence directe sur la découverte de rAmériqae; car lorsqu'ii se lança à travers les eaux inconnues de l'Occident, Colomb croyait trouver TAsie de Marc Pol là où il devait rencontrer le Nouveau Continent.
L'époque à laquelle appartient la relation de Marco Po'.o est encore, il ne faut pas l'oublier, une époque d'ignorance générale Les rares voyageurs que le commerce ou le zSe religieux entraînaient, comme notre illustre Vénitien, ve's les terres lointaines, étaient alors bien loin de soupçonner les conditions que quatre ou cinq siècles plus tard l'Europe plus éclairée imposerait à ses explorateurs. La science véritable, celle qui observe et compare, n'existait pas même de nom.
Marco Polo, après avoir passé vingt-six ans loin de sa patrie, revient à Venise, sa ville natale, en l'année 1295, chargé de richesses et de souvenirs. On ne songeait guère alors à ce qui est la grande préoccupation de nos voyageurs actuels, — faire un livre. Trois ans se passent avant que Marc Pol ait la pensée de consigner par ëcrit les choses singulières qu'il a vues dans ses hasardeuses pérégrinations. Veoise, à celte époque, était en guerre avec Gènes, et Marco Polo, qui avait armé une galère à ses frais pour courir sus aux ennemis de sa patrie, tombe prisonnier aux mains des Génois. Mais la renommée de messire J/i7lione — surnom que les richesses de sa maison avaient'valu ta Marco Polo — s'était déjà répandue dans toute la haute Italie; Gênes le traita moins en captif que comme un hôte. Parmi les nombreux personnages qui s'empressaient autour de lui, avides de Tinterroger et de l'entendre, se trouva un homme lettré du temps, Rus»iciano de Pisa, vulgairement Rusticien de Pise. Rusticien pressa l'illustre prisonnier de mettre par écrit les souvenirs de ses courses, et il s'offrit j)our tenir la plume.
C'est ainsi que fut faite, en l'aunoe 1298, la première ré-