Guido to Port Natal, by Cùllincwortu. Lond. 1864, in
61. Bios de Senna. Sua descripvâo , desde à. barra de Quilimane até ao Zumbo; por Franc, de Mello e Castro. Boletim et Annaes do Conselho uUramarinOj n«* 71, 72 et 73, 1860. Lisboa,
62. D' Livingstone's. L'jpedi<i07i to lake Nyassa, in 1861-1863. Journal of the Roy. Geogr. Soc. vol. XXXIll, Lond. 1864, p. 261-276.
63. Baron Charles v. Dbcken. On the Snowy Mountains of Easlern Equatorial Africa. Proceedings of the Royal geogr. Society, vol. VIll, n» 1, december 1863, p. 5-9.
64. D' J. RoTH. Beschreibung der zweiten Reihe der von Herrn von der Decken ans der Gegend des Kilimandjaro mitgebrachten Gebirgsarten. Zeitschr, fur Allgemeine Erdkundey n° 120, dec. 1863, p. 543-545. (Avec une esquisse du Kilimandjaro et de la route de M. de Decken depuis la côte, cartes qui ont été l'objet de la note suivante) :
— Bemerkungen zu Herrn Cari v. d. Decken's Karten vom Kilima-Ndjaro und den zwischem demselben und der Kttste zurUckgelegten Routen, von H. Kibpert. /btd., p.545-5A9.
65. B. Hassenstein. Bemerkungen zur Karté der Région des Kilima-Ndsharo und Kenia in Ost- Africa. Mittheilungcn de Petermann, 1864, n" 12, p. 449-456; avec une carte.
La carte est au 1 500 OOO". M. Hassenstein y a rapporté les routes de Krapf et de Rebmann (1847 à 1852), les itinéraires de Barton et Spekc dans roasambara(t857) et ceux du baron de Decken dans ses voyages . de 1861 et 1862. Ce n'est, comme l'a dit l'auteur lui-même, qu'une « construction provisoire, » mais une construction où l'on retrouve les qualités émlnentes qui distinguent les travaux cartographiques et les mémoires de M. Hassenstein, la connaissance approfondie des sources jointe à une saine critique.
66. F. Mdllbr. Ueber die Harari-Sprache im ostlichen Afrika. Wien, 1864, in-8.
67. L. Simonin. La Mission de Madagascar. Revue des Deux- Mondes, 1" avr. 1864. p, 968-1000.
68. Désiré Charnay. Excursion à Madagascar. BulUtin de la Soc. de géographie, juin 1804, p. 414-429.
— Madagascar à vol d'oisea». Tour du Monde, t. X, n"* 247, 248, 249, p. 193-231.
69. J. HuNT. The Negro's place in Nature; a Paper read before the Anthropological society, to which are added copioi^s notes. Lond. 1864, in-8, 60 pages (Trûbner).
70. Henri F. J. Guppy. Notes on the capabilities of the Negro for civilisation. Proceed. of the Anthropological soc. 1864, p. Gazccxxvi (Ànthropolog. RevieWj 0*^6, vol. II).
S 1. L'Afrique australe. Coup d'œil rapide.
Les entreprises et les publications qui nous restent à mentionner pour les autres parties de TAfrique ne sauraient nous retenir longtemps. Nous n'avons à y signaler aucun progrès tant soit peu notable sur les points importants. Le dernier ouvrage de M. Burton sur le Dahomey (n"" 53) a cette sorte d'intérêt de forme, et souvent d'imprévu, que le capricieux voyageur sait jeter dans tous ses récits, mais sans nous rien apprendre de précisément nouveau sur ce triste pays de la fièvrOi non plus que sur la race abrutie qui l'habite ni sur les habitudes horriblement sanguinaires de ce qu'on y veut bien nommer un gouvernement. Quelques notes volantes sur les possessions portugaises des deux côtes (n"* 55, 57, 61) sont d'une mince valeur.
M. Thomas Baines a renouvelé, entre la côte occidentale et le lac Ngami (n"" 59), l'itinéraire déjà suivi à deux reprises par Andersson. Cette ligne, voisine du tropique austral, est excellente pour le chasseur ou le naturaliste, mais ce n'est pas précisément celle qu'aurait désignée le géographe ; une traversée prise à la hauteur du cours inférieur du Zaïre (vers le 6' parallèle de latitude S ), et poussée à l'est jusqu'au grand lac central (le Tanganîka) visité en 1858 par Burton et Speke qui étaient partis de la côte de Zanzibar, une telle traversée, dis-je, serait bien autrement faite pour tenter l'ambilion d'un explorateur. Quels que soient ses difficultés et ses périls, l'entreprise au moins serait digne d'un voyageur déjà éprouvé, comme l'était M. Baines, par le ciel africain. £n 1858, il fit partie comme artiste de la première expédition du docteur Livingstone. Revenu à la ville du Cap en 1861, il y fut attaqué d'une maladie grave ; à peine remis sur pied , il partait pour le nouveau voyage dont il avait conçu le projet et dont il publie maintenant la relation. Le 29 mars 1861 il quittait
Walvisch Bay en compagnie d'un trafiquant d'ivoire, M. Chapman , qui avait maintes fois parcouru les pays où Ton allait s'engager, et qui connaissait la langue des indigènes.
La première partie du voyage nous conduit à travers une contrée dejk plus d'une fois décrite; c'est une suite monotone de plaines sans eaux courantes, où la végétation consiste principalement en euphorbes, en aloès et en racinsB bulbeuses. On y trouve aussi une plante singulière, le plus curieux peut-être de tous les végétaux africains, la Welwitchia mirabilis, qui ressemble à une table ronde et vit jusqu'à cent ans.
La population native, Damaras, Hottentots et Bushmen, est représentée sous de tristes couleurs. Ce sont des races laides et profondément vicieuses. Voici un échantillon de sensibilité paternelle chez ces sauvages. La fille d'un indigène avait été dévorée par un alligator. « Oui, disait le père désolé, ce sont de laides bêtes, ces alligators; il y en a un, hier au soir, qui a emporté une de mes filles, et mon collier avec. Un beau collier que je lui laissais porter. Mon pauvre collier ! »
Au mois de juillet 1862, les voyageurs arrivaient aux chutes Victoria , magnifique cascade du Zambézi que Livingstone a le premier décrite, et qui égale, si elle ne les surpasse, les cataractes du Niagara. L'intention de M. Baines était de descendre le Zambézi jusqu'à la cÔte orientale; mais les influences du climat humide et fiévreux de la zone maritime se firent bientôt sentir de telle sorte, que les deux voyageurs se virent contraints de remonter au plus vite vers les hautes terres de l'intérieur. Les observations scien* tifiques que contient le volume ressortiraient avec plus de valeur, si une main plus sobre en avait élagué les détails oiseux qui surchargent le journal.
On ne fera pas le même reproche à la Notice de M. Simonin sur la mission avortée de Madagascar (n** 67), Getta
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mission, mi-partie scientifique et commerciale, fut envoyée de France en 1861, après la signature du traité de commerce avec le roi Radama II, pour faire une bonne et sérieuse étude de l'ile, une étude physique* géographique, économique et géologique, en vue d'une exploitation sur de larges bases des immenses richesses naturelles de cette terre de prédilection. La première nouvelle que Ton apprit en touchant à rtle Maurice, le 30 juin, fut la sanglante catastrophe qui venait de mettre fin au règne de Radama. M. Simonin faisait partie de la Commission ; il exprime, non sans quelque amertume, le regret que les opérations aient été subordonnées aux instructions diplomatiques du commandant de la frégate VHermione, persuadé que même dans les circonstances défavorables créées par la réaction de Taristocratie Hova contre les rapports nouveaux que le traité devait ouvrir avec l'Europe, il eût encore été possible de réaliser une bonne partie des études projetées. On peut ne pas partager cette conviction ; mais la Notice de M. Simonin n'en restera pas moins un morceau d'une lecture instructive non moins qu'agréable. Les souvenirs d'un autre membre de la Conmiission, M. Désiré Chamay (n° 68), dans leur allure dégagée et qui frise un peu la fantaisie, n'en donnent pas moins de piquants aperçus sur les mœurs intimes et les usages madécasses.
Le mémoire de M. de Becken sur son excursion de 1862 au Kilimandjaro (n'' 63) aurait pu contenir plus de faits, et des faits d'une nature plus précise ; tel qu'il est, néanmoins, il fournit encore de bonnes données sur cette région dont le zélé voyageur a fait en quelque sorte son domaine. Le docteur Kœrsten, qui l'accompagnait, était chargé des observations astronomiques et géodésiques. Lors de l'ascension de la montagne, les deux observateurs campèrent le premier soir à 6000 pieds, le deuxième jour à 11 OOO', le troisième à 13 900. Le mauvais temps empêcha d'aller au delà. Des mesures d'angle fixèrent à 17 000 pieds environ (5200 mè-
très) la limite inférieure des neiges permanentes. Le Kilimandjaro a deux pics ; le plus élevé, par une opération trigonométrique, fut trouvé de 20 065 pieds anglais (61 16 m.); le second dépasse 17 000 pieds. De nouvelles et plus amples informations nous viendront sûrement du nouveau voyage (c'est le quatrième) pour lequel MM. de Decken et Kaersten ont récemment quitté l'Europe. En attendant, le mémoire de M. Kiepert et celui de M. Hassenstein sur ces parties de l'Afrique orientale resteront, ainsi que les cartes qui les accompagnent, comme d'e.icellents documents à consulter.
Nous ne dirons rien, quant à présent, des études de MM. Hunt et Guppy sur la physiologie des races nègres. C'est un sujet qui pourrait nous jeter loin; nous y serons probablement ramené plus tard.
S 2. L D' Livingstone. Sa deuxième expédition au lacNyassa.
Quoique la deuxième expédition organisée en 1861 par le D' Livingstone, dans le double but de compléter la reconnaissance du lac Nyassa (qui se déverse dans le nord du bas Zambézi par la rivière Chiré ^) et de déterminer remplacement le plus favorable d'un nouvel établissement missionnaire dans cette partie de l'Afrique orientale, n'aitjpas eu, par suite de circonstances défavorables, les résultats qu'on en devait attendre, les communications partielles du célèbre explorateur et de quelques-uns de ceux qui l'accompagnaient (n*" 62) nous donnent l'assurance que cette expédition n'aura pas laissé d'apporter d'intéressantes additions à notre connaissance de l'Afrique. En attendant la relation circonstanciée du voyageur, nous allons rapporter quelques extraits de sa correspondance.