AS
nous avons traversé, oîi les rangées de hauteurs courent presque invariablement du N. Ë. au S. O., et parfois s'avancent assez loin dans la mer.
La carte d'Arrowsmith semble avoir été prise de celle de Pottînger, avec les additions que fournit la carte de Haine de 1829. Pour le tracé de la côte, celle-ci a une grande valeur; mais, naturellement, il ne faut y chercher l'indication exacte des khors ou cours d'eau, ni des autres particularités que fournirait le relevé intérieur du pays. Je n'ai rien vu qui ressemble aux montagnes intérieures qu'on y a marquées sous les noms deNolchon etde JubbelLucle, àmoins qu'on ne les identifie, comme leurposition y porterait, avec le Pol-koh, près d'Hingladj, ou le Devokoh(ou Din-koh) de la grande chaîne des monts Haro. Le Roumbra est confondu avec le ELalmat, tandis qu'en fait les deux rivières sont non-seulement distinctes, mais éloignées. De môme, nous voyons la rivière Makiou, ou Hingoul, placée entre la Bassol et l'Aghor. Or, le Makiou, si nous le prenons pour le Makola, ne peut être le Hingoul; et s'il y a effectivement une rivière appelée Aghor, elle ne doit pas ôtre différente du Hingoul. L'auteur de la carte n'a pas essayé d*y tracer les montagnes ; mais le peu de noms de stations et de rivières ne sont pas toujours corrects. Il n'y a pas de Hormara à l'Ë. de Malàn, ni de rivière Bassol à TE d'Ormara.
S 3. Bonkharie. M. Vambéry. — Leg voyageon hongrois à la recherche
des origines magyares.
L'événement de Tannée pour la littérature géographique de cette partie de l'Asie centrale, c'est la relation du voyageur hongrois Arminiuç Vambéry (n® 104). D y a dans ce volume de quoi satisfaire amplement les imaginations les plus avides de scènes étranges, da mœurs originales, d'aventures bizarres chez des peuples nouveaux ou peu fréquentés.
Le voyageur et l'objet de son aventureuse entreprise sont déjà par eux-mêmes des choses assez singulières. Un homme qui après s'être longuement préparé par de sérieuses études, quitte l'Europe pour s'en aller au fond de TAsie