‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 57 sur 368 · PATRIE PRIMITIVE DES HONGROIS · texte numérisé non relu

PATRIE PRIMITIVE DES HONGROIS

apparence) ancêtres des Baskirs, demeurent aujourd'hui à la pente orientale des monts Oural , vers le cours inférieur du fleuve Obi. Un savant allemand, Lehrberg, dans ses recherches sur l'histoire ancienne de la Russie % a bien démontré que la Hongrie du moyen âge répond précisément à la contrée trans-ouralienne occupée par les Yogouls; ce fut donc une pensée très-juste qui conduisit chez les Yogouls et chez les autres peuplades finnoises de la Russie orientale, de 1841 à 1847, un jeune hongrois, Ântal Reguly, dans le but d'étudier leurs dialectes à fond comme moyen de comparaison avec sa langue natale. Reguly est mort (en 1856) avant d'avoir élaboré le résultat de sa longue étude « dont le meilleur fruit, comme Ta dit très-justement un savant académicien de Saint-Pétersbourg*, n'aurait pas été, peut-être, de résoudre le problème national des origines magyares, mais de donner une connaissance plus intime des peuples et des langues prodigieusement ramifiés de la famille finnoise'. » Sous ce dernier rapport, les profondes et vastes investigations linguistiques d'un voyageur dévoué, Matthias Gastrèn, mort victime du climat polaire, ont

1. Cet excellent livre a été publié à Saint-Pétersbourg en 1816 (en un volume in-4), sous le titre d'Untersuchungen zur Erlàuterung der àlteren Geschichte Russlands.

2. M. Baer, dans une très intéressante notice sur les premiers travaux de Reguly, imprimée au t. IX des Beitràge gur Kenntniss dos Jbissischen Reiches und der angrànsenden Lànder Asiens (1845, p. 220 et suiv.), recueil d'une inestimable valeur, qui est arrivé aujourd'hui à son 23* volume.

3. La seule publication personnelle de Reguly a été une courte dissertation « sur les Dzoungars » (Pesth, 1850, 15 pages). De son vivant et après sa mort, ses notes et ses papiers ont fourni à des membres de lAcadémie de Pesth, particulièrement à M. Hunfalvy, la matière de diverses publications : un « Album Reguly, • 1850, contenant plusieurs morceaux historiques et linguistiques sur le finnois; un « Conte vogoul, >» original et traduction, 1859; un Traité de la langue finnoise en 3 volumes (le t. III est un dictionnaire finnois-magyar), 1861; un Recueil pour l'étude du Vogoul (en préparation); et enfin un mémoire (sous le nom de M. Hunfalvy) sur la langue des Mordvïns et des Ostiaks. Toutes ces publications sont en langue hongroise.

trèB-largement compensé la perte on Tincomplète publication des études de Reguly.

Dans le temps même où Hegnly poursuivait solitairement le cours de ses études finnoises au milieu des tribus du Volga, de TOural et de TObi, un de ses compatriotes moins connu, quoique plus fortement préparé par des études générales, M. Johann Jerney, après plusieurs années de voyages chez les Nogaïs, en Crimée, et dans les steppes du Terek au nord du Caucase oriental, où Ton a signalé depuis longtemps les ruines de Tandenne ville de Madjar, faisait paraître k Pesth, en 1847, un < Voyage en Orient, à la recherche de la demeure primitive des Hongrois » (en hongrois, 2 vol.)' M. Jerney a publié, dans sa langue maternelle, beaupoup d'autres savants écrits que nous ne pouvons qu'indiquer : un « Mémoire sar la langue des anciens Gomans, » 1825 ; un « Mémoire sur les Avârs, » 1829 ; la c Chronique des Polovtzes, d'après les Annales russes et polonaises, » mémoire de 68 pages, 1855 ; le « Trésor de la langue hongroise depuis le temps des Arpades, » 2 parties, 1854 ; sans compter nombre de morceaux détachés dans les journaux littéraires de son pays. On parle aussi d'un jeune noble hongrois, M. Théodor Duka, qui, durant un long séjour dans rinde, de 1854 à 1862, s'est beaucoup occupé de recherches analogues à celles de son compatriote Csoma; mais aucune publication n'est sortie de ce côté^.

Tels ont été, dans la recherche du berceau de la nation Magyare, les prédécesseurs de M. Vambéry. En tant que question historique, on ne voit guère ce qu'on peut ajouter aux recherches parfaitement démonstratives de Lehrberg; et pour la question linguistique, les études altaïques et finnoises de Castrèn fournissent tous les éléments d'une solu-

1. Nous avons tiré une partie des indications qui précèdent d'un curieux fragment de M. Kertbeoy sur la biographie des voyageurs hongrois (n" 105).

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tion directe. Sons ce double rapport, les courses du nouteau voyageur dans le nord de la Perse et la Boukharie ne pouvaient donc, à ce qu'il semble, rien ajouter aux faits acquis;

Aussi l'intérêt de la relation n'est-il pas là où semblait devoir le placer le mobile du voyage. Mais sur ce point laissons M. Yambëry lui-même nous exposer sa propre opinion, moins arrêtée, à ce qu'il paraît, que celle des ethnologues de la Russie et de rAllemagne.

Je suis né en Hongrie en 1832, dans la petite ville de Dana Szerdahely, située sur une des plus grandes lies du Danube. Poussé par une inclination particulière vers la science linguistique, je m'étais occupé, dès ma première jeunesse, de plusieurs langues de l'Europe et de PAsie. Mon étude se porta d^abord sur les monuments littéraires de l'Orient et de l'Occident ; mais plus tard je commençai à prendre intérêt aux langues ellesmêmes et à leurs rapports réciproques. 11 n'est donc pas étonnant que, m'appliquant l'adage no^cz te^ ipsum^ j'aie concentré ma principale attention sur les affinités et l'origine de ma langue maternelle.

C'est une chose bien connue, ajoute le voyageur, que la langue hongroise appartient à la souche des langues dites altalques ; mais qu'il faille les rapporter à la branche finnoise ou à la branche tartare, c'est une question qui n^est pas encore résolue. Cette recherche nous intéresse doublement, nous autres Hongrois, au point de vue national comme au point de vue scientifique ; elle a été la cause principale et déterminante de mon voyage en Orient. On a dit que les Hongrois allaient chercher en Asie ceux de leur race que nous y avons laissés autrefois : c'est nous imputer une grossière ignorance en môme temps qu'une impossibilité. Ce que nous voulons, c'est connaître la structure étymologique de notre langue, et pour cela nous recherchons des informations exactes dans les idiomes congénères. Je désirais, pour mon compta, constater par l'étude pratique des langues vivantes le degré positif d'affinité qui m'avait frappé tout d'abord entre le hongrois et les idiomes turco-tartars alors que je les voyais seulement à la faible lumière qui se peut tirer de la théorie. Je me rendis d'abord à Constantinople. Un séjour de plusieurs années dans les mai-

sons turques, et des visites fréquentes aux écoles et aux bibliothèques musulmanes, firent bientôt de moi un véritable turc, — bien plus, un effendi. La suite de mes recherches linguistiques me poussait à pénétrer plus avant dans le lointain Orient; et lorsque j'en vins enfin à la réalisation de mes vues, quand je me décidai à entreprendre un voyage dans PAsie centrale, je pensai quMl était convenable de conserver ce caractère d'effendi, et de visiter l'Asie sous les dehors d'un enfant de l'Orient.

Ce qui précède explique assez l'objet que se proposait M. Yambéry en se rendant du Bosphore à Samarkand. Il reconnaît que les recherches géologiques ou astronomiques étaient hors de son département, ne lui eussent-elles pas été rendues impossibles par le caractère de derviche qu'il avait pris. < Mon attention , ajoute-»t-il bientôt après, se dirigea principalement sur les races qui habitent TAsie centrale; je me suis efforcé, très-imparfaitement sans doute, de tracer dans les pages suivantes une esquisse des relations sociales et politiques de ces peuples, de leur caractère, de leurs usages et de leurs coutumes. Autant que les circonstances et mes études antérieures me l'ont permis, je n'ai laissé rien échapper de ce qui touche à la géographie et à la statistique ; mais c'est dans le résultat de mes recherches philologiques qu'est le fruit principal de mon voyage.... » Ces études scientifiques, M. Yambéry les publiera plus tard, après les avoir revues avec la maturité qu'elles commandent; il n'a voulu donner au public, quant à présent, que le tableau de ses impressions et le récit de ses aventures.

Ce fut au mois de mars 1862 que noire voyageur quitta Constantinople sous le déguisement qu'il nous a fait connaître; il s'était joint à une caravane de pèlerins qui retournait de la Mecque à Yarkand. Le 13 juillet on atteignait Téhéran, d'où la caravane repartait le 28 mars pour affronter les dangers du désert des Turkomans, et gagner par

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cette voie Khiva et Bokhara. Des quatre routes qui conduisant k Bokhara, celle d'Asterabad et de Khiva est peut-être encore la moins périlleuse ; plus à Test , les Turkomans Téké n'hésiteraient pas à vendre non-seulement leurs enfants et leurs femmes, mais la personne sacrée du Prophète. n est cependant un caractère que la brutalité farouche de ees hôtes du désert respecte encore : c*est celui d'un pèlerio sunnite. Par sa familiarité avec Tarabe et le turc, M. Yamb&7 pouvait en jouer le rôle. Partie de Téhéran dans les derniers jours de mars 1863, la caravane coupait, sept semaines plus tard, les terrains bas où coula jadis TOxus, et, le l*' juin on entrait à Khiva. Les nomades du bas Oxus donnent le nom de Deudèn k l'ancien lit du fleuve; Dieu, disent-ils, irrité des péchés des Groklans, détourna autrefois le fleuve qui arrosait leur pays, et le fit couler an nord.

Le voyageur était médiocrement rassuré en franchissant l'enceinte de Khiva; il avait ouï dire que la coutume du Khan était de retenir comme esclaves tous les étrangers d'un caractère suspect. C'est d'ailleurs un homme justement redouté; il ne se passe guère de jour sans que les sinistres paroles, Alib berin! (emmenez- le 1) sortent de ses lèvres, signal d'une mort cruelle pour quelque malheu* reux condamné. Notre faux effendi échappa heureusement à ses griffes; et la caravane, poursuivant sa route, se vit bientôt engagée dans le désert aride qui sépare la Khivie de Bokhara.

Sr le séjour de Khiva est dangereux, celui de Bokhara est bien plus périlleux encore pour un Européen déguisé, à cause d'un système d'espionnage rigoureusement organisé. Placés entre la Russie, l'Angleterre et la Perse, les chefs turkomans se sentent instinctivement menacés par le conflit toujours imminent des politiques rivales, et ils cherchent, comme tous les Orientaux vis-à-vis de l'Europe, leur s<îcurité dans l'isolement . Des exemples tout récents (n'' 107) montrent jusqu'k quel point ce système de défiance est poussé

vis-à-vis des frenghis. Bokhara n'en est pas moins no grand centre commercial pour les Asiatiques; des représentants de toutes les nations environnantes, Khivites, Kokhandis, Eirghiz, Eiptchaks, Turkomans, Indiens (Monl* tânis) et Afghans se pressent dans ses bazars, sans parler des Juifs que Ton rencontre partout. Dans la ville en général, après la physionomie persane^ c'est le type tartar qui domine. On le rencontre dans tous ses degrés et toutes ses nuances, depuis l'Ouzbek, au sang très-mélangé, jusqu'au Kirghiz dont les traits conservent la sauvage expression de son origine. Un attrait invincible poussait fréquemment notre voyageur vers le bazar aux livres (il contient vingt-six boutiques), quoique son déguisement lui interdit non-seulement toute acquisition, mais toute manifestation d'une curiosité profane. « Que de trésors j'ai vus là, s'écrift-t-il avec une réminiscence de douloureux regret, qui seraient d'une incalculable valeur pour nos études d'histoire et de philologie orientales 1 »

Bokhara se glorifie d'être dans l'Asie centrale la mé* tropole de l'Islam ; c eUe est la Rome de la religion du Prophète, comme Médine et la Mecque en sont la double Jérusalem. » Le sultan de Gonstantinople, bien qu'on le reconnaisse comme le chef officiel de la religion, abeancoop perdu de son autorité morale, depuis qu'on a pu lui reprocher de pactiser avec les coutumes des infidèles. L*éinir actuel de Bokhara, Mozaffar-ed-dîn-khân , n'en est paa moinS) au rapport de M. Vambéry, très-supérieur, par ses qualités morales, à son redoutable père, le tyran sangui» naire qui a fait périr Stoddart, GonoUy, et tant d'autres* « U a une physionomie très-agréable, de beaux yeux noirs, et une barbe peu fournie; il se contente de quatre femmes légitimes et d'une vingtaine d'autres. »

On lira avec un singulier intérêt le récit de l'entrevue dn voyageur avec l'émir, chez lequel certains rapports avaient fait naître le soupçon d'un déguisement» M. YamUrye'eB

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tira à force d'assurance et de présence d'esprit^ et aussi à force de sentences dn Coran jetées à propos dans Tentretien. Ce ne fut pas sans un profond soupir de satisfaction que le faux effendi vit arriver la fin de l'audience.

Un pays bien cultivé, souvent célébré par les poètes comme un des paradis de TOrient (la Sogdiane), sépare Bokfaara de Samarkand. Samarkand I ce nom garde pour nous qnelque chose du prestige dont Tenvironnèrent autrefois la poésie et l'histoire ; mais, hélas 1 comme tant d'autres pres-^ tiges, celui-là ne veut être vu qu'à distance. « Contemplons cette ville ensemble, dit M. Yambéry à son lecteur. Assis près de moi dans mon chariot, vous voyez se dresser à l'orient le mont Tchobanata, dont le sommet, arrondi en dôme, est couronné d'un petit édifice où reposent les restes de Tcho- Jbanata, le saint patron des bergers. Au pied de la monta» gne, du côté du couchant, se déploie la ville. Son circuit égale celui de Téhéran, mais ses maisons sont moins rapprochées ; toutefois les grands édifices et les principales raines offrent un aspect beaucoup plus magnifique. L'œil s'arrête surtout sur quatre constructions élevées, en forme de demidômes : ce sont les frontispices des quatre grands collèges (medressèh). Vues de loin, elles semblaient ne former qu'un groupe , bien qu'en réalité une ou deux se trouvent dans Tarrière-plan. A mesure que nous avancions nous voyions se développer un petit dôme d'un bel aspect, puis, plus loin vers le sud, un autre dôme plus élevé et plus imposant : celui-ci est la mosquée, l'autre le tombeau de Timour. Visà-vis de nous, tout à fait à l'extrémité sud-ouest de la ville, la citadelle domine une hauteur autour de laquelle se groupent d'autres bâtiments, des mosquées ou des tombeaux. Si maintenant nous nous figurons le tout entremêlé de jardins touffus, nous aurons une idée de Samarkand : — une faible idée, pourtant; car, dit le proverbe persan,

c Entendre est bien, mais ce n'est pas voir. >

Malheureusement y cette impression allait s*affaiblissant à mesure que nous voyions les choses de plus près, et elle s'éteignit tout à fait quand nous fûmes dans la ville. Pour ime cité comme Samarkand, d'un si difficile accès et dont il faut payer la vue si cher, c'est un amer désappointement. Quand nous eûmes pénétré dans le Dervaf^ Bokhara, et qu'il nous fallut traverser la plus grande partie du cimetière pour atteindre la partie habitée de la ville, me rappelant ce vers du poète persan,

0 Samarkand, foyer de la terre !

je ne pus, en dépit de mon enthousiasme, réprimer un éclat de rire provoqué par le contraste.,.. »

Au sujet d'un trésor littéraire, la fameuse bibliothèque de Timour, dont il a été souvent question, M. Yambéry s'exprime ainsi :

Après avoir pris toutes les informations possibles et n'avoir épargné aucune recherche, je n'ai pu découvrir la moindre trace de cetle fameuse bibliothèque arméno-grecque que Timour, selon une tradition universellement accréditée, aurait fait transporter à Samarkand comme un trophée de ses victoires et un ornement pour sa capitale. Cette fable, car je la regarde maintenant comme telle, a eu pour premier auteur un prêtre arménien nommé Hadjator (Khatcadour), qui assure être venu de Kaboul à Samarkand, et avoir découvert dans cette dernière ville, au fond de tours épaisses où nul musulman n'osait pénétrer par crainte des djins, de grands in-folios retenus par des chaînes en fer. Ces livres mystérieux, pour le prêtre arménien, étaient comme un témoignage du savoir de sa patrie dépouillée. Depuis lors, la légende a fait son chemin'.

Voilà pour la ville ancienne, la ville historique. La nouvelle cité, dont les murs sont à une grande heure de la

1. Le récit auquel M. Vambéry fait allusion a été consigné par M. l'abbé Grégoire Karabagy Garabed dans les notes de sa traduction française de l'Histoire arménienne d'Elisée, Paris , 1844, p. 349. Elle y est rapportée avec tous les caractères d'une complète véracité.

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vieille enceinte ruinée^, a six portes et quelques bazars, restes de Tancienne splendeur ; on y vend à bas prix des ouvrages en cuir d'une, grande réputation, et des selles en bois dont les ornements feraient honneur à des ouvriers européens. L'émir^ qui fait sa résidence ordinaire à Bokhara, vient passer chaque année à Samarkand les deux ou trois mois d*été, parce que cette dernière place doit à sa situation plus élevée un climat plus tempéré. Cette situation est la plus heureuse de la Boukharie et de tout le Turkestan, ce qui explique assez sa vieille réputation dans toute l'Asie».

Après une semaine de séjour dans cette antique métropole, le voyageur se décida à reprendre le chemin de TOccident. Nous ne le suivrons pas à Hérat ni dans le Ehoraçàn ; dans les derniers jours de janvier 1864, il était de retour à Téhéran, heureux de retrouver là, en même temps que le chemin librement ouvert de l'Europe, les dehors au moins de la vie civilisée.

Les aventures dont nous venons de donner une bien légère idée remplissent la première moitié du volume de

1. Il est possible, ajoute le voyageur, que les ruines marquent seulement la limite d'un faubourg; car Clavijo, qui était à Samarkand en 1403, nous informe que la citadelle était à une extrémité de la ville , là oîi elle est encore en effet. L'espace entre les ruines et le mur actuel a pu être habité sans être compris dans l'enceinte de la ville.

2. On a dit (et l'assertion mérite d'être relevée, parce qu'elle vient d'un homme éminent) , on a dit que M. Vambéry était le premier Européen qui eût vu Samarkand depuis les jours de Clavijo; c'est oublier la mission russe à Bokhara et à Samarkand en 1841, et les notes scientifiques publiées par plusieurs membres de cette mission, notammentparM.Nic. Khanikofî, parle botaniste Lehmann (dans les B«7rJgie déjà cités de MM. Baer et Helmersen pour la connaissance de l'empire de Russie, t. XVII, 1852), etc., sans parler d'une première ambassade russe en 1620. Le D' Aug. Petermann a retracé à cette occasion (n'106) l'historique des rapports de l'Europe avec la Boukharie et Samarkand. L'importante relation russe de M. Nie. KhanikofT a été traduite en anglais par M. le baron de Bode sous le litre de Bokhara ^ it^ Emir and its people, 1845.

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