‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 59 sur 368 · L'INDE · texte numérisé non relu

L'INDE

East India (Progress and condition). Statement exbibiting the moral and material progress and condition of India, during the year 1661-Ç2 (part, u}. London, 1863, in-folio , 753 pages, avec 5 cartes.

112. Sélections fh>m the Records of the GoTemment of India, in the Poreign Department. N* 89. Papers relatlng !• tô the dependency of Buitar; — 2" to a Joumey to Kokan ; — S* to Coal Uînes at Thatay Khyoung. Calcutta, 1863, iQ-8| 104| 19, and 7 pages, avec une carte.

Pour le journal da Toyage à Kbokand, Tolr tl-éeutis le n« I08, p. lot. Le morceau sur le district de Bostar a été reproduit en substance dans les MitthiUu^gen de Petermann, 180%» n° 7» juillet, p. 347-361, avec une carte). Le district de Bostar appartient à la division créée en itsi, par un acte du 2 novembre, sous le titra de C0fitral Provinces ; U f st situé au-dessus de la côte d'Orissa, sur la gauche (c'est-à-dire au nord) de la Godavarl. La carte originale, qui accompagne le document anglais, est au 760000* environ. La capitale, résidence du Radjah, est Djagdalpour (Jugdulpoor dans la transcription anglaise), ou la Nouvelle Bostar, sur la rive méridionale de Tlndravati. Ce n'est, à vrai dire, qu'un village indien de 4 à 500 huttes. L'ancienne résidence des Radjahs était Barsour, qui n'est plus qu'un pauvre hameau à quelques lieues de Djagdalpour vers le N. 0.

113. Major Evans Bell. The Empire in India; Letters from Madras and olher places. Lond. 1864, petit in-8,vm-412pages(Trttbner).

Ce volume se compose de dit-huit lettres, dont seise sont datées de Madras, 1861. Elles se rapportent principalement à la politique d'at^ nexion de lord Dalhousie, et par là elles touchent au vif de l'histoire de l'Inde anglaise depuis dix ans.

114. Bradshaw's Handbook to the Bengal Presidency. Lond. 1864, petit in-8.

— Handbook to the Bombay Presidency. Ihid, , 1 vol.

— Handbook to the Madras Presidency. Ibid., 1 vol.

115. Colonel Walter Cabipbell. My indian journal; containing descriptions of the field sports of India, and Notes on the natural history and habits of the wild animais of the oountry, à Visit to the Neilgherrie hills, and a Cruise to the Nicobar and Andaman islands. Lond. 1864, petit in-8, withillustr.

116. Major J. T. Waxker. Tables of heights in Sind, the Punjab, North-West Provinces and Central India, determined by the great trigonometrical Survey of India, to iqay 1862. Calcutta^ 1863, grand in-8, 196 pages, avec une carte.

117. Extracts from a Report from Major J. T. Walkir, Engineers, officiating superintendant, great trigonometrical survey, dated Dehra Dhoon, 25 aug. 1862. Journal of Asiatic soc, ofBengal, 1863, n» 2. p. 111-128.

118. Herm. v. Schlagintwbit. Assam^ das mittlere Stromgebiet des Brahmaputra. Globus (herausgegeben von K. Andrée, hild« burghausen), t. V, 1864, p. 266-270.

Aperçu général de cette contrée extrême de Tlnde, de sa population, de sa conformation géologique, de sa végétation naturelle et de sa culture, des animaux et des conditions climatologiques. Ce morceau a éié lu à l'ouverture des séances de la Société des sciences naturelles de Nuremberg, le 20 octobre 1863.

1Ï9. E. R. Power. On the agricultural, commercial, financial, and military statistics of Ceylon. Journal of the Roy, Atiatic soc. New Séries, vol. I, 1864, p. 42-50.

120. J. L. Stbwart, m. D. Memoranda on the Peshawur valley, chiefly regarding its flora. Ibid, 1863, n" 3, p. 219-266.

$. 1. Provinces du Nord-Ouest. Les annexions. Documents pour la géographie

physi(|ue.

Des provinces centrales du Turkestan, où nous a conduits le voyageur hongrois, nous allons descendre vers l'Inde. Nous allons y descendre par la longue vallée de la rivière de Kaboul; — le Gophès de la géographie classique^, — seule route qu'aient jamais suivie les armées venues de la Perse ou de la haute Asie, presque la seule aussi, ou du moins la plus habituelle, que prennent les caravanes ou les voyageurs isolés. Né sur les hauts plateaux du nord de l'Afghanistan, où il baigne la ville de Kaboul (dont l'usage européen lui

1. Cophès est une forme grécisée du nom sanscrit de cette rivièie Kouhha, nom dont il serait désirable de voir reprendre Tusage, car n réalité la rivière n'a plus aujourd'hui dans le pays de dénomination générale

NORD-OUEST DE l'iNDE. 181.

laisse le nom), le Cophès franchit nne suite accidentée de gorges et d'escarpements^ pour arriver aux larges plaines de Peichavèr^ qu'il traverse avant d'aller se perdre dans le Sindhy non loin de la ville d'Attok. Toute cette région, qui figure dans les vieilles poésies brahmaniques et que les expéditions d'Alexandre ont illustrée (là était Aomos et le pays desAssacans'}, toute cette région, dis-je, ne nous est connue que par les Anglais. Elphinstone, en 1808, nous en a donné les premières notions un peu exactes; ces notions se sont progressivement étendues avec les expéditions armées qu'a provoquées de temps à autre la turbulence des tribus limitrophes, et finalement par l'occupation permanente de toute la zone riveraine de l'ouest du Sindh, annexée depuis dix ans au Pendfab. Ces annexions progressives des territoires extrêmes, jusqu'aux points où elles atteignent les fortes positions d'une frontière naturelle, sont ici dans la nécessité des choses; le passage suivant, que nous extrayons d'un écrit récent, en retrace clairement la marche en même temps qu'il en fait bien ressortir la raison.

11 est une particularité de notre histoire dans l'Inde qui se reproduit constamment, dit Técrivain anglais : c'est que nous sommes obligés, contre notre inclination (?), d'engager de continuelles hostilités avec les tribus qui confinent à nos possessions, et finalement de recourir à l'annexion de nouveaux territoires comme au seul moyen d'assurer la paix. Notre résolutioi\^ arrêtée était de regarder les monts Soulelmân comme notre extrême frontière à l'ouest, et nous n'avions nul désir d'inquiéter la sauvage indépendance des tribus d'origine pathane ou balouche qui en occupent les retraites, si on les décidait à ne pas nous molester. Mais c'est là justement ce que Ton n'a pas obtenu d'elles. Une irritation incessante règne sur les frontières. Les mécontents trouvent là un asile; de soudaines incursions

1. Altération du nom d'Açvaka, o\ij dans l'usage populaire, Assaka, que la géographie sanscrite donne aux habitants du bas Cophès. C'est de là que par une nouvelle altération s'est formé le nom des AfghanS; sur lequel on a tant disserté.

tombent sur la plaine; des marohands, des voyageurs paisibles, sont attaqués, pillés, massacrés. Il devient dès lors nécessaire de réprimer ces désordres par un acte de sévérité; une expédition militaire est organisée, qui, après une résistance plus ou moins prononcée, arrive à son but, puis se retire. Pour un temps la tranquillité est rétablie, mais seulement pour un temps. Après quelques années les tribus châtiées oublient la leçon reçue, et avec une nouvelle audace reprennent le cours de leurs méfaits. Une nouvelle expédition a lieu, une répression plus sévère leur est infligée, et l'annexion devient nécessaire '. '

C'est ce qui vient d'avoir lieu pour le territoire des YazofzalSy peuple singulier qui habite à l'ouest du Sindh, entre rHindou-kouoh et le Gophès inférieur. Ce pays, connu dans la géographie sanscrite sous le nom de Gandhara, fut, dans les premiers siècles de notre ère, un des centres importants du culte bouddhique, qui y a laissé de nombreux monuments; ces monuments, et le pays lui-même, étaient imparfaitement connus, parce que jusqu'à présent aucun voyageur européen n'avait pu pénétrer dans les riantes et fraîches vallées des Yazofzaïs. Leur incorporation au domaine britannique va leur enlever sans doute le prestige poétique que l'imagination prête à l'inconnu; elles vont entrer dans le domaine prosaïque de la géographie positive. Jusqu'à présent, néanmoins, aucune description européenne n'en a été donnée*. Le mémorandum du docteur Stewart {n? 120) ne dépasse pas la vallée même de Pelchavèr, c'est» à-dire les approches du Gophès inférieur. G*est im bon document pour la géographie physique et botanique. Le rapport du major Walker, chef du corps des ingénieurs topographes de Tlnde, sur les opérations trigonométriques de la campagne de 1862 pour le levé géodésique des provinces du N. 0. (n" 117), ne touche pas encore aux nouveaux territoires de la droite du Sindh. Une autre publica-

1. Church Mitsianary IrUelligeneer, vol. XY, ur3, 1864, p. 61.

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