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tion à signaler comme docnment dn plus grand intérêt pour rétnde physique du N. 0. de Tlnde est le tableau des altitudes déterminées dans le^ Pendjab et la vallée du Sindh par les ingénieurs du levé trigonométrique de Tlnde (n*" 1 1 6), sous la direction du major Walker, que nous nopimions tout à rheure. Le nivellement du cours du Sindh, entra autres, depuis Attok jusqu'à Karatcht, a été complètement efiéctué.

S 2. Documents de géographie politique. Les Provinces Centrales.

Une décision du 2 novembre 1862 a constitué^ sous le titre de Central Provinces^ un territoire formé de la province de Nagpore et de ses dépeudances, avec les territoires de Saugor (Sâgar*) et de Nerbudda (Narmâda). Un acte du 30 avril 1862 y a ajouté Sumbulpore (Sambhalpour) et ses dépendances. Dans sa ciroonscription ainsi délimitée, cette grande division de l'Inde anglaise comprend les contrées profondément boisées et k demi sauvages du Crondâna ou pays des Gonds, race aborigène sur laquelle le major Campbell a donné Tan dernier une remarquable monographie '. Au total y c'est jusqu'à présent une des parties de Tlnde intérieure les moins connues ; bien peu de voyageurs l'ont visitée. Aussi les détails que renferme la publication parle-

1. Il est impossible d'imaginer quelque chose de plus affreusement barbare que l'aspect de la nomenclature géographique de Tlnde sous les formes que lui donne l'orthographe anglaise. Jamais nomenclature étrangère n'a été torturée, corrompue, défigurée à ce point. Les Grecs et les Romains altérèrent singulièrement les noms barbares ; mais du moins il y a toujours quelque chose d'harmonieux dans ces altérations classiques. Mais l'orthographe anglaise de la géographie de l'Inde, l'orthographe des cartes et des documents officiels! Poun|uoi ne pas essayer de la ramener aux formes euphoniques de la prononciation locale?

2. Voyez notre Année précédente, p. 219, n" 256. Le Tour du Moruie a tiié du livre du major Campbell un attachant tableau des coutumes de ce peuple barbare, t. II de 1864, p. 337.

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mentaire dont Tlode a été l'objet cette année ont-ils un véritable intérêt, et ils mériteraient un extrait étendu si la nature et le cadre de notre Année ne nous interdisaient pas de nous arrêter longtemps à la géographie essentiellement administrative. Nous dirons seulement que sur un aréa de 150 000 milles anglais environ, ce qui équivaut à peu près aux trois cinquièmes de la superficie de la France, les provinces centrales ne renferment qu'une population approxi*mative de 9 millions d'âmes.

121. J. H. O'DoNEL, revenue surveyor of Arracan. On the tribes ol the eastern frontier, n"* 1-2. Journal of the Asiatic society of Bengale 1863, n»4, p. 400407.

Les tribus dont il est question dans ce rapport et dans le suivant, occupent les montagnes qui forment la limite commune de la province (actuellement anglaise) d'Arrakan, et du royaume de Barmà ou dei Birmans. Les tribus mentionnées sont les Lousal Kouki, les Ckendoû, les Khongthà, les Mroû, les Khoumi, les Khyén et les Koû. M. O'Donnell a recueilli d'intéressants détails sur les mœurs, loi habitudes, la langue et les relations de ces populations incultes. La courte note de M. Reynolds est consacrée auxTipperah.

122. H. J. Reynolds, Esq. Notes on the tribes of the eastem fron« tier. Ibid. p. 407-408.

123. Bristish Burmah. Ânnual Report on the administration of the province, 1861-62. East India Blue Book (ci-dessus, p. 179, n» 111), p. 720-721.

124. A. P. Phayre, chief commîssioner of British Burmah. On the history of the Burmah race. Journal of as. soc, of Bengalf 1864, nM, p. 1-30.

125. Rob. H. Shomburgk, brit. Consul at Siam. A visit to Xiongmaî, the principal city of the Laos or Shan states. Ibid, 1863, n" 4, f . 387-399.

136. Henri Mouhot, french naturalist. Travels in the central parts of Indo-China (Siam), Gambodia, and Laos, duringthe years 1858, 1859, and 1860. Lond., 1864, 2 Tol. in-8, with Map and illustrations.

127. Léon Fallu. Histoire de l'expédition de Cochinchine en 1801. Paris, 1864, in-8. 379 pages, avec 2 cartes (Hachette).

128. G. AuBABBT. Onze mois de sous-préfecture en basse Cochinchine. Napoléon-Vendée, 1863, in-8. 504 pages, avec une grande carte.

129. Du môme : Gia-dinh Thung-chi. Histoire et description do la basse Cochinchine (pays de Gia-dinh) ; traduites pour la première fois, d'après le texte chinois original. Paris, impr. imp. 1864; grand in-8, xjii-359 pages, avec une grande carte.

130. Luc-Van-Tièn, poSme populaire annamite, trad. par le même. Journal asiatique , janv.-févr. 1864, p. 63-89.

Ce petft livre, dit le traducteur, nous a toujours très-TiTement intéressé. Nous y avons si bien reconnu les principaux caractères d'une nation au milieu de laquelle nous avons longtemps vécu, que nous Tavons toujours considéré comme l'une de ces productions originales de Tesprit humain qui représentent fidèlement les sentiments de tout un peuple.

131. L. DE Grammont. Notice sur la basse Cochinchine. Bulletin de la tociëté de géographie, janv.-févr. 1864, p. 5-54.

132. Henri BiNETEAU. Cochinchine française. Divisions territoriales et agricoles, par provinces, départements et arrondissements; lignes télégraphiques; usages militaires des indigènes. Ibid, p. 55-71.

133. Th. Jaeobr. Productions et cultures de la basse Cochinchine. Annales maritimes et coloniales , mars 1864, p. 539-544.

L'auteur avait reçu, du gouverneur de notre établissement, la mission d'en étudier spécialement les cultures et les productions usuelles. Le rapport dont ce morceau est extrait est daté de juin 1863.

134. 6. DE Larclause. Une tournée chez les Moï de la Cochinchine (extrait du Courrier de Sàiyon). Ibid., nov., p. 642-64G.

135. KoRN, sous-ingénieur de la marine. Excursion dans les forêts qui s'étendent entre Tay-ninh et Relim, frontières de la Cochinchine et du Cambodge, i&td., p. 453-465.

136. G. Francis. La Cochinchine française en 1864. Paris, 1864, in-8.

137. Le commerce de Saigon pendant Tannée 1862. ÀnntUêi maritimes et coloniales ^ févr. 1864, p. 217-228.

138. Carte de la presqu'île de l'Indo-Chine, depuis le port de Quinhon, dans la mer de Chine, jusqu'à l'entrée de la rivière de Bangkok, dans le golfe de Siam. 1 feuille.

— Basse Cochinchine et Cambodge, carte générale. Arroyo de Battambon ou Prec-sanne, de son embouchure sur la citadelle de Battambon. 1 feuille.

— Basse Cochinchine. Carte générale. 4 demi>feuilles.

— Basse Cochinchine. 6 feuilleâ.

— Royaume de Cambodge ou de Khmèr. 3 feuilles.

— Basse Cochinchine. Plans particuliers de divers attérages. 3 feuilles.

139. Col. Tytler. Account of further intercourse with the natives of the Andaman islands. JourtMl of the Ai, soc. ofBengalj 1864, nM, p. 31-35.

Dam les Proceedings ou procès-verbaux de la 80ciété<[ae renferme le même cahier, on trouve, p. 62 et sniv,, une conversation sur la perspective qu*ouvre aux aborigènes des îles Andaman le contact de la colonisation anglaise. Il a été question de faire de ces Ues une colonie pénitentiaire.

S I. Provinces anglaises de l*Indo-Chine. Notions géographiques. Histoire.

Les parties littorales de rindo-Ghine qui bordent k l'onent le golfe de Bengale snr un développement de 13 degrés du N. au S., depuis Tangle oriental du delta du Gange Jusqu'au milieu de la presqu'île de Malacca, forment en quelque sorte aujourd'hui la continuation de Tlnde ; toute cette zone littorale, qui comprend TArrakan, le Pégou et le Ténassérim, a depuis douze ans achevé de devenir un annexe de l'Inde britannique. L'ancien royaume d'Arrakan, avec la côle de Ténassérim, autrefois provinces de la couronne de Barmah, est une acquisition de la guerre de 1825; Tacquisition du Pégou, aux dépens du même empire, est due à la guerre de 1852. Le 31 janvier 1862, une mesure du gouvernement indien a réuni cet ensemble de territoires sons une seule administration, et en a formé une province qui a reçu

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le nom de Bannah anglais, British Bwrmah. L'Arrakan a pour TÎlle principale Akyab ; le Pëgou, Rangoon ; le Ténataérim, Monlmeïn. Akyab et Monlmeïn se sont formées depnis la domination britannique; Rangoun doit sa fondation à Alompra^ le conquérant birman du Pégou. La population réunie des trois provinces, d'après les relevés officiels du Blue Book (n^" 123), est d'environ 1 900 000 âmes, no:a compris sans doute les tribus indépendantes de la montagne sur lesquelles les employés civils et militaires du gouvernement indien recueillent de temps à autre des informations doublement intéressantes, intéressantes en elles-mêmes, et pluB encore par leurs rapports avec Tethnologie générale de llndo-Ghine (n"^ 121 et 122). C'est aussi au point de vae de l'intérêt que présente l'étude historique d'une contrée peu connue que nous signalons le mémoire • du colonel Pbayre sur la race Barmà (n"" 124). Le sujet n'est pas nouveau pour M. Pbayre ; il y a longtemps qu'il occupe dans le pays une position officielle, et de nombreux morceaux répandus dans le Journal de la Société asiatique de Calcutta témoignent de son zèle soutenu pour des recherches auxquelles il aura contribué plus que personne. Le mémoire actuel est un résumé analytique de la Chronique nationale du peuple birman, intitulée Maha*Radza'*Ouèng (la grande Chronique des Rois), dont un exemplaire complet lui a été donné par le roi lui-même. La chronique se compose de deux parties : une cosmogonie, avec une histoire plus qu'à demi légendaire des premiers siècles du bouddhisme, tirée des livres bouddhiques du Ceylan; puis l'histoire même de la monarchie birmane depuis sa fondation. En birman, le nom du peuple s'écrit Mrânmâ, et en arakanî Ma-ra-mâ, qui se prononce Ba-mâ (pour Bar-mâ). C'est ainsi que régulièrement nous devons écrire (Barmft), et non Birman ni Barmah. Il ne faut du reste chercher dans cette histoire royale, malgré les éclaircissements du traducteur, ni la chronologie régulière ni l'exposition simple de nos

compositions européennes. Nulle part les Orientaux n'ont atteint^ nous ne dirons pas la forme savante d'un Thucydide ou d'un Tite-Iive, mais l'art simple et naïf d'un Hérodote.

S 3. Pays de Siam. Explorations, études locales.

Sur le pays de Siam, qui borde à l'oriont le Barmâ et les provinces anglaises du Pégou et de Ténassérim, un naturaliste allemand, déjà connu par d'importantes communications, le docteur Adolf Bastian^, a transmis en Europe des notes d'un grand intérêt, malgré leur concision. Une lettre adressée aux Mittheilungen de Petermann' contient des renseignements et des données utiles à consulter pour la cartographie de cette région de Tlndo-Chine. Nous en traduisons les passages les plus notables :

Les deux rois* aiment et connaissent la littérature et les sciences de TËurope. Les goûts du premier le portent surtout vers la philosophie et la philologie ; le second s'occupe davantage des mathématiques et des sciences naturelles. Il possède un certain nombre de chronomètres et de sextants, et se donne pour un bon observateur. Dans une audience que j'eus de lui il y a quelques jours, il me montra de très-grandes cartes locales du canton de Korat et d'autres parties orientales de Siam, qu'il avait construites lui-même. Elles ne sont pas entièrement terminées, mais il m'en a promis pour plus tard une copie.

Quelques-unes des longitudes et des latitudes qui résultent de ses observations m'ont confirmé dans la pensée qui m'était déjà venue pendant mes courses sur les frontières, que Jes cartes européennes du royaume de Siam ont de grandes erreurs dans

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