‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 68 sur 368 · S06 AS · texte numérisé non relu

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Et cette distance est la moindre des difficnhës cfoe des exploratears européens rencontreraient dans une région en partie couverte de montagnes infrai^chissables, coupée de profondes et rudes valléeg, habitée par des populatioQS défianteSy hostiles et fanatiques. Aussi a-t-on songé à employer des indigènes musulmans, suffisamment préparés sinon pour les délicates opérations des relevés géodésiques, au moins pour des reconnaissances provisoires. M. Montgomerie, capitaine au corps des ingénieurs de Tlnde, a exposé cette pensée et en a développé le plan dans unç lettre adressée il y i^ dix -huit mois à la Société asiati^e de Calcutta ^ Quelques observations parmi lea plua fiM^ileç» le croquis des itinéraires et un jouros^ de route, pourraient déjà fournir de très-utiles indications.

tes musulmans de notre frontière du pord-ouest août daps l'habitude constante d'aller de Ladak à Yarkand ou réciproquement, en passant par Kacbgar, Khokand et Bokhara. L^arfiyée d'un tel parti venant de Ladak serait uiie chose toute nf^t^fetle, qui n'éveillerait pas le ipoindre soupçon.

Si nous avions seulement la. latitude du Yarkand et son altitude approximative, ainsi que des autres villes du Turkestan oriental, ce serait déjà un très-beau résultat, attendu quHl y a encore de très-grandes incertitudes sur ces deux points pour ces parties de l'Asie centrale. Jusqu'ici la hauteur des lieuS andessus de la mer a été conclue uniquement de considérations tirées des productions du pays, et il est aisé de comprendre ce que de telles déductions ont de nécessairement vague.

Il faut toutefois reconnaître que ce ne serait pas une chose facile de trouver parmi les musulmans de llnde ou des contrées limitrophes beaucoup d*hommes aptes h recevoir même cette demi - éducation scientifique. La chose n'est pourtant pas sans exemple. Il suffit de rappeler le nom bien connu de Mir Izzet-Uilah, employé par Moorcroft en 1812,

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