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L'ASIE CENTRALE ET SEPTENTRIONALE

TIMT. — MONOOUB» -«BlBtolB ORtENTALE.

140. H. GoDwiN-AcsTEif, assistant on the gréât trigonometfical survey of India. The Glaciers of the Mustakh Range. Proceedings fif the Royal Geogr. Society^ vol. YIII, n*» 2^ févr. 1864, p. 34-42.

Cette courte analyse mérite d'être notée, à cause de la conversation scientifique dont la lecture du mémoire de M. Auiten devint Toocasion sur la configuration géographique et géologique de la chaîne de THimÂlava. Les opérations dont M. Austen rend compte appartiennent aux an nées 18S0-B1. Pour un précédent Mémoire de M. Austen, voir notre i'^Àtinée^ p. SSi^

141. Die Sibirische Expédition der îcairsel. russi"schén Geographischen Gesellschafl. Berichl ûber die Arbeîten der mathematischgeographischen Abtheilung, von L. Schwarz. Nach dem Russischen bearbeitet, vonJ. Spœrer. MHtkêilungen de Petermann,

• 1864, n«* Il «t lî, p. 408-424, 456-466,avec une carlo de l« Sibérie centrale, d'après celle de Schwarz. ,

142. Carte du sud de la Sibérie orientale, du territoire de TAmoûr • et de Sakhalïn. Saint-Pétersbourg, 1864, 7 feuilles (6n russe).

Cette carte, publiée sous les auspices de la société de Géographie russe, est à réchelle du 1 680 000«. C'est la plus détaillée qui ait été jamaie publiée pour cette région. Elle est basée en grande partie sur les relèvements et les observations de M« Schwarz lui-même et de ses attxlliairea pendant les deux expéditions de 1S49-52 dans la contrée Trant-baTkalienne, et de 185S-59 dans la Sibérie 'orientale. Le nombre des polnti déterminés par des observations astronomiques dans ces deux expéditions est de 224.

a Pour des territoires si vastes et si difficiles, on ne s^altend pas sans doute à trouver le détail de la topographie européenne ■, Tol'Ographie en particulier, c'est-à-dire les formée du terrain , n'a pu être étudiée dans toutes ses parties avec une précision égale et ne doit être prise dans son ensemble que comme une esquisse : au total, néanmoins, les membres de Texpédition sibérienne, auteurs de cette carte, ont bien mérité de la science par le soin avec lequel ils ont réuni et employé leurs riches matériaux. La carte de Schwarz n'est pas le dernier mot de la cartographie de la Sibérie orientale, mais elle y marquera toujours une époque fort importante. » Telle est, sur cette carte, l'opinion exprimée par M. Emile de Sydow, dans son récent Coup d'œil sur l'état de la cartographie européenne en liSZ-ek (Mittheilungen de Petermann, 1864, n» 12, p. 471).

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t43« ik lUIlto» R«{sétt ikn SOden vod Ost-Sibfricn, in den Jahicn 1865-1859. Band II. ^e (lestl»&dft-Omis dés Stidœstlichen Sibériens. Saint-Pétersbourg, 1864, grand in-4, 392 pages, avec 1& plaiiChi».

Le !•' Yoiame de U grande publication âe M. Raddé traitait des mammifères recueillis ou obsenrés pendant )e Voyage de Tauteur dans le hattt bêHAti de i'AmoCHr t% aux etitirom d«i Bèlkal {Y^ïr VAnnée précédente, p. 210, n» 238, et aussi la i^* Année^ p. 263 et 275) ; celuici est «0MM«N à romilbolisgie. La géogmphie physique y peut recuflâliri oèttile«kun les publieatitos précédentes de M. Raddé, d*impertaam donnéss» Les c^ètements baroméftriquee du Toyageur lui ont fourni deux profils : Tun depuis le bord septentrional du Kossogol en se portant au N. N. E. jusqu'à la partie moyenne du cours de la Biélaîa, en passant par les sources de l'Irkout, de lX>ka, etc. ; Tautre suivant Taxe du Saïan oriental, depuis le Karaoul d*Okïn jusqu'au lac Baïkal. Le ▼olume actuel donne en outre Thydrographie de l'Irkout supérieur, et TensemMe dea observations recueillies sur le Kossogol, vaste nappe d^eau i VOk S. 0. du baïkal. — Un à* volume Bera consacré à la descriptkm ^nârale de la Sibéfiè,

14%. Wllà. RÂSbOFV) Oymnasiallehrer bei der kaiserl. Beti^schule Ml Bunaul) Wesl-Sibirien. Reise dunch den Âltai nach dem Telczker See und dem Abakan (Voyages à travers rAitaî, vers le lac Telezk et T Abakan). Archiv fiir witsenschaftliche Kunde tbn Rutàand^ berausgeg. von A. Erman, B** Xiïll, 1864, p. 1-^5,218-316.

Voir notre f* AnnéCy p. 262,266, et la 2* ^nn^0, p. 210.

— Kurzer Bericbt ûber eine auf Kostèn des Kabinets S. K. Ma* jestât unternommene l^eise in dem Altai , im Nommer des Jahres 1861. Von 4)' Wilhelm Radloff. ÈuUetin deVacadémte de Saint- Pétersbourg, t. V, n" 8, février 1863, p. 534-537, et t. VI, n*'4, novembre, p. 415-4Î0.

->- Beobachtung^n ûhet die Kirgisen. Mitthetlungen de Peterâsann, 1864, b-ft, p. 1^3-168^

Traduction allemande d^uh morceau publié' pté^édeAiment dans le iournûl Asiatique. Voir notre 2« Année ^ p. 2lt>.

145. Ueber die im Jahi^e 1862 , unter AnfKihrung des Lieutenant Krusenstërn, unternommene Expédition nach den Mûndung des lenisei (sur l'expédition faite en 1862 sous les ordres du lient. Krusenslcrn, jûsqu^à rcml)OuchUi*e du léuiséi). Archiv d*Krm&n fur wissenschaftl. Kunde von HussL XXIII, 1, 1864, p. 107-181.

Traduit du Recueil russe Morskoi Sbornik (fév. 1863), publié par le comité scientifique de Tamirauté russe. Le traducteur, M. Erman, donne à la suite du journal du lient. Krusenstërn une notice chronologique des expéditions hydrographiques qui ont etf pour objet la reconnaissance de la partie occidentale de la mei> Glaciale, entre la Mova Zemlîa et le léniséi.

— Die Kûsten der Westhàlfte des asiatischen Eismeeres. Ihid. 2' cah., p. 317-342; avec une carte.

146. Alexis Pbrret. Documents sur les tremblements de terre et les phénomènes volcaniques dans l'archipel des Kouriles et au Kamtchatka. Lyon, 1864, in-8, 166 pages.

Extrait des Annales de la êociété d'agriculture de Lyon, 1863.

146 bis. Stanislas Julien. Documents historiques sur les Tou*- Kioue (Turcs), extraits du Pièn-i-tièr^ et traduit du chinois. Journal (uiat. Mars 1864, p. 325-367; août, p. 200-242; octobre, p. 391-430.

Travail non encore achevé.

147. Le comte Henry Russell-Killough. Seize mille lieues à travers l'Asie et l'Océanie, voyage exécuté pendant les années 185S- 1861. Sibérie, désert de Gobi, Péking, fleuve Amour, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Inde, Himalaya. Paris, 1864, 2 vol. grand in- 18, aves une carte, et un panorama de l'Himalaya (Hachette).

— Rapport fait à la société de géographie sur le voyage de M. Russell-Killough, par M. Jules Duval. Bulletin delà société, sept. 1864, p. 209-216.

148. Relation de voyage de Shang-haî à Moscou, par Pékin, la Mongolie et la Russie asiatique; rédigée d'après les notes de M. de BouRBouLON, ministre de France en Chine, et de Mme de Bourboulon, par M. A. Poussielgue. Tour du moiide y t. IX, 1864, p. 81-128; X, p. 33-96, 289-336.

149. Alex. MicHiE. The Siberian overland route i'rom Peking to Petersburg, through the déserts and steppes of Mongolia, Tartary, etc. Lond., 1864, in-8 (J. Murray).

— Du môme. Narrative of a journey from Tien-tsin to Moukden in Manchuria, july 1861- JoumcU of the RoytU Geogr. soc, y vol. XXXIII, 1864, p. 153-166. Carte.

150. G. M. Grant. Journey from Pékin to Saint-Petersburg, across the désert of Gobi. /Wd., p. 16^-177.

150 bis. Bayard Taylor. Central Asia. Procecdings of the American Geogr. soc. of New York, 1863-64, p. 59-77.

Aperçu historique des explorations européennes dans TAsie. centrale ; coup d'œil sur la configuration physique.

151. Laurence Olipuant. A visit to the island of Tsusima. Ibid,^ p. 178-181.

La petite Ue eonnoe soaa son nom japonais deTsoo-sima est sitoée près delà pointe S. E. de la presqu'île ;le Corée.

159. F. DE Lanote. La Sibérie y d'après les voyageurs les plus récents. Paris, 1865 /grand in-18, xii-435 pages, avec une carte et de nombreuses gravures. (Hachette.)

Dans cet intéressant et charmant volume, Tauteor trace on tableau attachant et plein de vie des diverses régions de la Russie asiatique et de la vie sibérienne.

S 1. Les grandes montagnes de l'Asie centrale. Reconnaissances anglaises.

Nous rentrons dans l'intérieur de l'Asie par le Tibet et les régions alpestres qui enveloppent à l'ouest et au nord le Grand Plateau central.

Les ingénieurs anglais, à qui revient l'honneur d'avoir étendu aux nouveaux territoires du nord-ouest de l'Inde britannique, c'est-à-dire au Pendjab et au Kachmîr, la triangulation et le levé chrorographique de la Péninsule, ont poussé ce gigantesque travail à travers le Petit-Tibet (on nomme ainsi la partie de la vallée du Sindh qui se développe au-dessus du Kachmîr, vers le N. E. et le N.), ont poussé, dis-je, leur travail de triangulation et leurs reconnaissances fort loin au delà des limites anglaises jusqu'à la chaîne énorme de Kouen-loun et de Karakoroum, qui forme la ligne de faîte entre le bassin du Sindh et les eaux intérieures du Turkestan chinois (n° 140). Dans ces contrées demi-barbares, on a moins à compter qu'en Europe avec les méticulosités de la diplomatie. On a pu ainsi rattacher à la carte de l'Inde le point extrême des belles explorations tibétaipes de MM. Schlagintweit^, et préparer le travail définitif qui tôt ou tard reliera scientifiquement les opérations topographiques des Anglais dans Tlude à celles des Russes dans la région de l'Altaï.

Entre ces deux points la distance est grande, cependant ; c'est un intervalle de six degrés de latitude à vol d'oiseau.

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