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de DOS joars, grâce à Timpulsion continue qui pousse la Russie vers TOxus *.
Les progrès ont été bien plus grands encore et plus rapides dans les territoires directement placés sous l'administration russe, dans toute la zone méridionale de la Sibérie, dans la région du Baïkal, dans la Dzoungarie, dans le bassin de l'Amour. L'aspect de ces vastes contrées, tel que les cartes nous le présente, est complètement renouvelé. On en peut juger par la grande carte du sud-est de la Sibérie et de laMandchourie russe (le bassin de TÂmoûr) construite en sept feuilles par M. Schwarz sur les ^données acquises par les récentes missions russes, carte dont la réduction aparu en deux parties successives dans les Mittheilungen àe Petermann'. L'exécution d'une pareille carte (n"" 142) appartenait de droit à celui qui en a posé en très-grande partie les bases astronomiques et géodésiques, comme chef de la plus importante de ces missions.
M. Schwarz y a joint un mémoire élaboré (écrit en langue russe), destiné à retracer l'historique des missions officielles qui ont été chargées, depuis 1855, d'étudier les nouveaux territoires et d'en lever la carte. La traduction allemande de ce long travail, dans les Mittheilungen (n® 141), est .un nouveau service rendu à la science géographique par le précieux Recueil de Gotha.
Le Mémoire de M. Schwarz se partage en trois sections : une section proprement géographique, une section astrono-
1. Le Compte rendu des travaux de la société de géographie de Saint-Pétersbourg pour Tannée 1863 fournit des détails étendus sur les reconnaissances astronomiques et topographiques des ingénieurs russes et des explorateurs dans l'Asie centrale, p. 44 et suiv.
2. 1" Pays compris entre le Baïkal et les mers orientales (pour les voyages de G. Raddé), a. 1861, pi. 16; 2* Sibérie centrale (entre le Baïkal et le léniséi supérieur), déc. 1864, pi. 14. Sur la carte du D» Raddé, il est cependant bon de voir quelques observations rectificatriccs de M. Schwarz, Mittheilungen y 1864, n*" 12, p. 463, bien que ces rectifications n'aient pus, au fond, une ^nde importance.