‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 105 sur 249 · La Couronne (Id.). i feuille · texte numérisé non relu

La Couronne (Id.). i feuille

Par dâcidon du Ministre de la guerre, le prix des feuilles de

la Carte de VËlat-Hajor est abljasé de 7 fr. à 4 fr., et le prix des demi-FeuiIl«a de 4 !r, k 2ti.

B^ . Carte de France dite au 330000*, n* 39. Bayoïme, 4 fr.

°^ - Carte générale de l'île de Corse, publiée par la DépAt de la

marine. Corrigée, 1X67, □' 232.

~ Cite occidentale de Tile de Corse. Corrigée, 1867, a' 338.

^ • Carte de la Kraoce ei des ËtaU limitrophes, lS15-ie30-lS6B. Irois cartes sur uoe seule feuille. Parti, 1868. 1 fr, 50. [Duxnaine.)

L'objet de C«i cartes, qui se rattachent uniquement à le géograpbie politique, cet de taire resiortir la poiltion de li France en regard des Etais limilropliei au trois époques lodlqnsea. Elles portent ares elles leur conmeataire.

l'akhëi oêoor. tii.

436 GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. (n"^ 655-665)

ritoriaaz, reoensements, etc., das années 1866 et 1867. (Le point de départ et le fonds de comparaison de ces tableaax se trouyaot dans le premier TOlume de l'Annuaire.)

S* Partie. Mémoires divers sur la science géographique.

i, J. Bayer y Notice sur Tavancement delà mesure du méridien. — À. Gritèbach, Notice sur les travaux récents relatifs à la géographie des plantes. — L. K, Schmarda, Notice sur les progrès de notre oon> naissance de la distribution géographique des animaux. — F. R. S«- Ugmafij Notice sur les travaux récents relatifs à la science des races humaines. — Fr, JfttI2#r, Esquisse d'un système d'ethnographie linguistique. — À. Fabriciuêf Notice sur les progrès de la statistique. — K. von Scherxêr^ Quelques notes sur les rapports généraux des nations commerçantes et sur les principaux moyens de communication. ~ Ç. Vogelf Chemins de fer ouverts en 1166 et 1867 sur le continent européen. — E. Behmy Principaux voyages géographiques des années I866 et 1867, et Notices sur les sociétés et les publications géogrtphiquas.

4« Partie. Table des principales mesures géographiques, avec des tableaux de réduction, par E. Debes.

658. Fred. Martin. The Statesman's Tear-Book; a statistical, mercantile, and historical account of the states and sovereigns of tbe oivilized world; a Manual for politicians and merchants for the year 1868 (a' année). Lond., 1868, in-8 (Macmillan).

659. K. ANDREE. Géographie des Welthandels. Stuttgart, 1868» in-8 (Blaier).

660. E. GoRTAMBBRT. CouFs de Géographie, comprenant la description physique et politique, et la géographie historique des diverses contrées du globe (7* édition). Paris, 1868, grand in-18, vi-743 pages ^Hachette) .

661. E. DE Lalobbe, lieut.-col. d'état-major. Cours de topographie élémentaire à Tusage des officiers de l'armée. PariSf gr. in-18 , xv-321 p. 6 fr.

662. Major R. S. Willumson. On the use of the Barometer on surveys and reconnaissances. Part. I. Meteorology in its connection with hypsometry. Part. II. Barometric hypsometiy. New York, 1868, in-f, 248-156 pages, avec 1 carte et 31 taDl.

663. Der gegenwârtige Standpunkt der Bergzeichnung in Pl&nen and Landkarten. Osterreichisehe MUitàrische Zeitschrift, 1868, 2" cah., p. 225-270, avec 5 pi.

664. Petite collection de voyages, traduits et abrégés des grandes relations modernes dans les diverses parties du monde. Paris, Hachette, format grand in-18, avec cartes, à 1 ir. le volume.

Cette publication est destinée à répandre et à populariser les grandes relations scientifiques de notre époque, en les faisant pénétrer, grftce au fomUit et au prix, dans les classes où les relations originales B*aa-

TRAITÉS GÉNÉRAUX. 437

raient pas tu, aa moins qnant i présent, an anssi facile accès. Les abrériations et les retranchements sont faits avec intelligence par M. Belin de Launay, sans toucher aox faits essentiels qui importent à Tinstmotion générale. Nous avons sons les yeux les sept volumes suivants, dont se compose actuellement la collection :

Mme Jda Pftiffer, Voyages autour du monde, 1868.

Daoid et Ch, Livingstone, Explorations dans TAfrique australe et dans le bassin du 2ambèse, depuis 1840 jusqu'en 1864.

IF. C. Baldwin^ du Natal au Zambèse, 1851-1866. Récits de ehasses.

7%. Bainea, Voyage dans le sud^ouest de TAfrique, on Récits d'explorations faites en 1861 et 63, depuis la baie Valfich jusqu'aux chutes Vietoria. 1868.

Les sources du Nil ; voyage des capitaines Speke et Grant, 1867.

H. Mouhot. Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos, et autres parties centrales de Tlndo-^lhine. 1868.

Arm, Vambéry. Voyages d'un faux derviche dans rxsie centrale, de ' Téhéran à Khiva, Bokhara et Samarcand, par le grand désert ttirkoman.

A c^té, nous dirions volontiers à la tête de cette série de relations concentrées, nous placerons le très-intéressant, très-instructif et trèsattaohant volume traduit du grand vulgarisateur anglais, Mayne-Reid, SOQB ce titre ; Les peuples étranges. C'est un choix de morceaux, on plutôt de Notices sur les peuples incivilisés de l'Afrique, de l'Asie, de TAmérique et même de l'Europe (les Lapons), dont les mœurs, les usages, les habitudes présentent les particularités les plus singulières, les plus étranges. Ces tableaux sont pleins de vie et de couleur. Nous conxiaissons bien peu de lectures aussi attachantes; nous n'en connaisions pas de plus instructives dans cet ordre d'études. Rien ne sent la compilation dans ce charmant livre ; et de plus il y a là ce que ne connaîtra jamais la tourbe des imitateurs, il y a là du style, et du meilleur, toujours approprié au sujet. Une part d'éloge revient au traducteur, Mme Henriette Loreau. Les Peuples étranges de Reid sont un excellent complément tout à la fois de la série des Petits Voyages de la Maison Hachette, et des Lectures géographiques de M. Raffy *•

665. Late admirai W. H. Shtth. The Sailor's Word-Book, an alphabetical digest of nautical terms; including archaims of early Yoyagarsy etc. Revised for the press by vice-admiral sir E. Belcher. Lond., 1868, petit iû-8> 750 pages. 21 sh.

S 2. Géographie mathématique et physique.

666. Bericht ûber die Verbandlungen der allgemeinen Confèrent der europàischen Gradmessung. Berlin^ 1868 (Reimer) .

Notice du docteur Bauerfeld sur la triangulation de la Bavière, da 1801 àl826. — Notice du général Simons sur la géodésie et la nou-

1. Sur lesquelles on peut voir notre précédent volume, p. 505, n^564.

438 GÉOORiUPHIE GÉNIALE. {vC^ 666-672)

▼elle carte de la Belgique. — Notice du lientenant général Ricci sur la nouvelle carte de la Sicile, dont la triangalation, commencée en IMt , a dû étpe terminée cette année 1868 — Notice de M. Strcve sur la mesnre d*nn arc du méridien en Russie, et sur sa prolongation à travers la Turquie (V. ci-dessus, p. S9S). — Notice du docteur Hirsch sur le nivellement de la Suisse. -^ Notice du lieutenani-eolonel de Stdow sur rétablissement de cartes spéciales des provinces prussiennes à réchelle du 25 000", et de la carte de l'Allemagne do Nord à Féchelle du lo 000*.

667. Comptes rendus de la conférence géodôsique internationale pour la mesure des degrés en Europe, réunie à Berlin du 30 septembre au 7 octobre 1867. NeufchâUl, 1868, in-4*.

668. Contre-amiral Bourgois. Des vents dans les régions tempe-* rées et tropicales de Tocéan Atlantique. JRet^ue moril. et coUm,, avril 1868, p. 677*709, avec une pi.

669. J. Plana. Mémoire sur la loi du refroidissement des corps spbériques, et sur l'expression de la obaleur solaire dans les latitudes oircompolaires de la terre. Memorie deUa R. Academia délie sdenxe di TorinOt 2« série, t. XXlil, I** partie.

Sur la question de la chaleur terrestre, qui toneha à» pria an soû*^ traité par Tillustre physicien piémonlais dans l'important mémoire dont nous venons de transcrire le titre, nous rapporterons oae Note récemment communiquée à l'Académie des sciences (G. R.« t. LXVI, p. 43)). « Les géologues admettent, en général, d'aprè» TMoroiaiement graduel de la température de la terre de la surCaoa au eantre, que notre globe est solide i Textérieur sur une épaisseur de quelipiM lieues, environ l/seo de son diamètre-, mais on a ol]^té 4 oette hypothèse que si toute la masse du globe était fluide à partir d*unt petit* profondeur , les actions réunies de la lune et du soleil produiralaat des maréee dans la masse intérieure, et que Técoroe solide de U ttm, étant soulevée deux fois par jour, serait brisée. Cette objection faite, il y a déjà quelques années, a été assez forte pour faire abandonner Tidée de U fluidité intérieure de la terre par des savants du premier ordre. Ils ^t admis la solidité de la terre dans toute sa masse, Tarrét de Taccroissement de la température à une certaine profondeur, et Us pensent que les phénomènes volcaniques sont purement locaux.

« L'auteur croit que l'importance attachée à cette objection fidte à la fluidité intérieure de la terre a été exagérée, car en admettant que des marées intérieures agissent sur l'écorce terrestre, elles ne pourraient la soulever que de six mètres, ce qui allongerait le diamètre de la terre de la millionième partie de sa longueur. Cette extension, dont nous ne pourrions probablement pas nous apercevoir, ne déterminerait aocsne rupture dans Técorce solide, pas plus qu'un anneau de fer de cent mètres de diamètre et de deux décimètres d'épaisseur ne serait brisé par un changement d'un dixième de millimètre prodoit dans son diamètre. On peut done bien admettre la possibilité d'une pareille flexion dans l'écorce solide de la terre et croire à l'hypothèse de la fluidité intérieure de notre globe.

« Cette hypothèse facilite l'explication de raplatlssementdela terrti des sources thermales, des éruptions volcaniques et peut-étrt celle du

• . Late admirai W. H. Sutth. The Saibr's Woid-Book, an alpbabctical digeit or nautical lerma; including aichalioa of earty Toyager», elc. Refised lot the press by vice-admiral sir B. Baleber. Lond., 1868, pelit in-g, 750 pagM. 31 sh.

S 3. 04agrapbi« mttbcoullqiia at pb^flque.

S^Q. Bericbl Ober dis Verbandlungen der allgemejnen Confèrent der europïischen GradmessuDg. BerUn, 186S (Reimei) .

KoUcs dD docteur Bauerfeld anr ta IrUogDlathta da U BnUre, da liDi àin«. -~ NotiM du géainl Siuotii nir la géodéal* et la nou-

1' Sur lesquelles on peut voir uoUe précédent volume, p. 503,

440 GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. (n*^ 666-672)

Une Note cnrieuse sur une exploration du fond de la mer a été imprimée dans le journal the Télégraphe et traduite dans la Revue hebdomadaire de M. Tabbé Moigno {les Mondes^ 13 aoftt 1868); elle mérite d'être reproduite.

M. Green, le fameux plongeur, donne la description suivante de ce qu^l a vu à Silver Banks ^ près d^Haïti : c Le banc de coeail sur lequel j'ai plongé a environ 40 milles de longueur et de 10 à 20 milles de largeur. Ce banc de corail offre au plongeur l'un des plus beaux et des plus sublimes spectacles que Tœil ait jamais contemplés. La profondeur de l'eau Tarie de 10 à 100 pieds, et elle est si claire que le plongeur peut voir à une distance de 2 à 300 pieds lorsqu'il est plongé, avec un léger trouble de vue. Le fond de l'Océan, dans certains endroitSi est aussi uni qu'un pavage en marbre ; dans d*autre8, il est parsemé de colonnes de corail de 10 à 100 pieds de hauteur, et de 1 à 80 pieds de diamètre. Les sommets des colonnes les plus élevés supportent des milliers de pendentifs, et chacun d'eux est orné de milliers d'autres, et l'ensemble réalise la demeure imaginaire de quelque nymphe des eaux. Dans d'autres endroits, les pendentifs forment des arches sur des arches ; et quand le plongeur se tient au fond de l'Océan, et qu'il plonge le regard dans ces dédales sinueux , il se sent pénétré d'une crainte respectueuse, comme s'il était dans une vieille cathédrale enserelie depuis longtemps sous les flots de l'Océan. Çà et là le corail s'élève à la surface de Teau, comme si les colonnes les plus élevées étaient des tours appartenant à ces temples m^jestueuzt maintenant en ruine. Il y a des variétés innombraUes d'arbustes, d'arbrisseaux et de plantes dans chaque crerasse des coraux où l'eau a déposé de la terre. Ils sont tous d'une couleur faible, à cause de la lumière pâle qu'ils reçoivent» qnoiq[ne de toute nuance, et ils sont tout différents des végétaux que je suis habitué à voir croître sur la terre sèche. L'un d'eux a particulièrement attiré mon attention ; il ressemble à un éventail marin d'une immense dimension, de couleurs variées et des nuances les plus brillantes. Les poissons qui habitent ces Siloer Banks sont aussi variés dans leurs espèces que le théâtre oti ils se meuvent. Ils sont de toutes les formes, de toutes les couleurs, de toutes les dimensions, depuis le symétrique goby jusqu'au poisson soleil semblable à un globe, depuis la couleur la plus triste jusqu'aux couleurs changeantes du dauphin. 9.

IfËTROLOGIE. 441

S 3. Métrologie.

Le problème de la généralisation internationale du système métrique a fait en 1868 un pas important. Le Reichstag a adopté dans une de ses séances du mois de juin, à une grande majorité, un projet de loi relatif à Pintroductionde ce système en Allemagne.

Le nouyeau système métrique de la Confédération de rAllemagne du Nord reposera absolument sur les mêmes }mm que le système français ; les poids et mesures auront la même nomenclature légale et systématique, qui, en offrant beaucoup de mots composés, soulage la mémoire par les rapports qu'ils indiquent. Seulement , pour transiger avec les habitudes locales , on a jugé utile de donner à quelques-unes des mesures nouvelles les noms des anciennes mesures nationales , sans cependant ajouter ni enlever des fragments décimaux aux types des mesures légales, de sorte que les instruments de mesurage et de pesage représenteront, sous des noms usuels, les unités décimales du nouveau système.

Voici quelle sera la nomendàture usuelle, juxtaposée «ox dénominations métriques :

A. MeBwreê de longueur. —L'unité fondamentale est le mètre on 8tab (aune).

La centième partie du mètre s'appelle centimètre ou neuzoll (pouce nouveau.)

La millième partie du mètre s'appelle millimètre, ou strich (ligne).

10 mètres forment un décamètre, ou kette (chaîne).

1000 mètres s'appellent un kilomètre.

B. Mesures de superficie. — L'unité est le mètre carré, ou quadnUstàb (aune carrée).

100 mètres carrés s'appellent are, 10000 mètres carrés s'appellent hectare.

442 GÉOGRAPHIE GÉlliRALE. (N<^ 666-67S)

G. Mesures de capacité. — La base est le mètre cube.

L'unité est la millième partie du mètre cube et s'appelle litre, ou kanne (cannette).

Le demi-litre s'appelle schoppen (chope).

100 litres ou la dixième partie du mètre cube s'appellent hectolitre, ou fass (tonneau).

50 litres sont un scheffd (boisseau).

L'introduction de la ruthe (toise), du klafter (corde) et du morgen (arpent) a été repoussée ; mais le mille (meUe) de 7500 mètres a été maintenu.

D. Mesures de pesanteur. — L'unité du poids est le kilogramme =2 2 livres, poids dans le vide d'un litre d'eau distillée à la température de 4 degrés centigrades.

Le kilogramme est divisé en 1000 grammeS| aveo sous-multiples décimaux.

10 grammes s'appellent un décagramme, ou neuMh Qoth nouveau).

La dixième partie du gramme s'appelle dédgraiam^;

La centième partie» centigramme;

La millième» milligramme.

Un demi-kilogramme s'appelle pfund (livre).

50 kilogrammes ou 100 livres s'appellent centner ou quintal.

1000 kilogrammes ou 2000 livres s'appellent tonne (tomie).

La loi propose un délai de trois ans pour la miae k exécution du nouveau système.

On n'a pas cru devoir abréger ce délai, comme on l'avait proposé au Reichsratb, a£n de mettre les négociants et les acheteurs en demeure de perfectionner leurs notions da système métrique et de donner k leurs habitiideB une nouvelle direction.

Malgré quelques dispositions peu rationnelles , telles que le maintien du quirUai de 50 grammes^ la nonvelle loi affirme incontestablement un progrès d'une importance capitale; cependant l'assemblée a compris que son œuvre resterait incomplète si la réforme qu'elle venait de voter n'embrassait pas le système monétaire des pays allemands. Elle a donc émis le vœu unanime d*avoir bientôt k discaler un projet de loi posant les bases d'un nouveau qn^kme

GÉOGRAPHIE HISTORIQUI. 443

monétaire rigonrensement décimal, et s^adaptant aux systèmes asalogaes des pays voisins*

Q^KKaULFHin HI8T0IUQUB.

S i. Antiquité.

673. 1» Pinr de Jollbvillb. Quomodo Graedam tragid poêlas ipmci descripserint. Thesis. TersailleSt 1868, in-8, 72 p.

eT4. n* W. ScBiBFBR. Entwicklung der Ansicbten des Alterthums ûber Gestalt und Grosse der Erde. Insterhurg^ 1868, ia-4. 26 pages.

075. L. Hbuzit. La ville d'Eane, en Macédoine, et son sanctuaire df Pluton. Revue arcA^o^ Juillet 1868, p. 18-28.

«- Du môme : Le Sanctuaire de Bacchus Tasibastenus dans le canton de Zikhna (en Thrace). Comptes rendus des séances de VAcadémie des inscriptions, juillet , pages 219-231.

On sait combien sont encore imparfaites les notions qne nons possédons sur tout ce qui touche à l'ancienne Thrace, à commencer par •es rtpports ethnologiques ; aossi les considérations par lesquelles s*onyre le mémoire de M. Heuxey ont-elles un intérêt tout particulier. « La question de la nationalité des anciennes populations de la Thrace, de leur luigne, de lears usages, de leurs croyances religieuses, mérite entre toutes, dit le savant explorateur, d'occuper gravement le Toya^ geur qui pénètre dans cette région encore peu connue. La oorioBité est naturellement éveillée par l'importance ethnographique d'une race hu- BQiine qn*Hérodote considérait comme la plus nombreuse -du monde antique après les Indiens*. Il ne peut oublier non plus l'influence que cette race, de l'aveu même des anciens, parait avoir exercée, aux temps antéhlstoriqnes, sur le premier développement d'une musique rudi-

1. Cette importance attacbée par l'historien au nom des Thraces ne peut guère, à ce qu'il semble, s'expliquer que par une certaine notion, si vague qu'elle fût, des rapports de consanguinité qui existaient entre les Thraces et les populations du Nord. La mention et la place de Tbiraa dans le tableau ethnographique du chap. x de la Genèse conduit à une induction analogue. (Y. S. M.) •

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