LA PL ATA
rectifications, la série des altitudes (barométriqnes) rdevées par lingénienr dans son étode préparatoire. Le nombre des stations hypsométriques est de 40. Cordoba, le point de départ dé li ligne, est à 394 m. d'altitude; Jojuy, point d'arrivée dans ane yallée des Andes, à 1230 m. Parmi les points intermédiaires, Tacuman est à 453 m., et Rosario à 780.
123. LoBO y RiNDEVATS. The discovery, limits and chamiels of the River Plata. NauHeal Magax. apr. 1869, p. 172-182.
124. Capit. E. Mouchez. Manuel de la navigation dans le Rio de la Plata, d'après les documents français et espagnols réunis par MM. Boubarut, Loboet Ruidavets. Édition de 1869. Paris, dépôt de la Marine, in-8 xyi-230 pages, et 4 cartes. 4 fr.
125. Carte du Rio de la Plata. Corrigée en 1867 (n® 1959). Dépôt de la Marine. 2 fr.
— Carte d'une partie des côtes de TAmérique méridioiûde, depuis l'embouchure du Rio de la Plata (lat. 35» S.) jusqu'air45* 50' de lat. mérid. (d» 1262). Revue en 1868. Idem 2 fr.
126. Rio de la Plata, vfiih four plans. Various authorities tD 1868. Lond, Hydrogr. Office, 1869 (n- 2544). 2 sh 1/2.
S !• Le Rejistro estadistico.
Le gouvernement argentin a publié en 1864 la suite des relevés statistiques de la république. M. Benjamin Poucel, qui doit à un long séjour une parfaite connaissance du pays, sur lequel il a publié, depuis son retour en Europe, plusieurs études importantes, a fait sur ce document officiel, pour la Société de statistique de Marseille, un rapport qui est lai-mème un .véritable tableau physique, économique ei géographique des vastes territoires de la Plata. Nous en extrayons les chiffres suivants pour la superficie et la population. La superficie est supputée en lieues argentines ; mais cette supputation est passablement vague, si la lieue, comme le dît M. Poucel, varie de 3 à 6000 vares selon les provinces (la vare=0'",84), de sorte qu'une lieue argentine carrée pourrait varier de 17 kil. c. 64 à 25 kil. c. 40. La moyenne serait, en kilomètres carrés, de 21,33 (213 300 hectares)
124 AMÉRIQUE DU SUD. (n"' 114-126)
pour une lieue argentine. C'est une difficulté dans laquelle nous n'avons pas à entrer ici; nous nous bornerons à reproduire le document, en renvoyant, comme comparaison, aux chiffres de VAnnibaire géographique de Behm (l'* année, p. 125), et à ceux de VAlmanach de Gotha pour 1869, p. 429. Il est d'ailleurs aisé de voir, à l'inspection des chiffres, qu'il ne s'agit ici que d'approximations, et d'approximations sûrement très-larges :
Population Saperficie
PROVINCES au dernier recen- approximative
sèment. 1858. en lieues argentines,
Buenos Ayres 350 000 7000
Calamarca 75000 3500
Cordova 138000 6000
Corrientes 75000 6000
Entre-Rios 76500 5000
Jujuy 35000 3000
Mendoca 48000 6000
Rioja.'. 35000 3500
Salta 75000 5000
Santiago del Estero 75 000 3500
Santa-Vé 41500 2000
Saint-Louis 38000 ' 2000
Saint-Jean 65000 3300
Tucuman 8^4 500 Ï570
La remarque suivante de M. Poucel touche à rhistoire aussi bien qu'à Tethnologie.
Arrêtons-nous un instant sur la division des terres coloniales de l'Espagne pour en apprécier Timpor tance. La vice-royauté du Pérou comprenait la plus grande, la plus peuplée et la plus riche partie du magnifique empire deslncas, et TËspagne avait fait preuve d^un sens droit, en séparant ainsi les deux languesmères de l'Amérique espagnole. EiJer,tivenient, à part de trèsfaibles exceptions, la vice-royauté du Pérou, telle qu'elle venait d'être circonscrite, renfermait la noble langue Quichtia (celle des Incas), tandis que la vice-royauté de Buenos-Ayres, nouvellement créée, prenait pour type aborigène la langue (rtiafam pariée directement sur les rives gauches des Rios Paraguay et