LA PLATA
Parana, et dont les dialectes étaient plus ou moins altérés sur les rives gauches de PUruguay et de la Plata. L'homogénéité de cette division territoriale était quelque peu affectée dans le Haut-Pérou par la présence des Indiens Aymaras^ et, dans la vice-royauté de Buenos-Ayres, par les Qtierandies et les faibles tribus du Chaco^ ainsi que par les tribus plus faibles encore des Minuanes, rive gauche de l'Uruguay, et des Charmas^ rive gauche de la Plata, tribus dont il ne reste aujourd'hui que de rares métis, déjà peu reconnaissables.
S 2. La question de la capitale fédérale.
Il y a longtemps déjà que cette question est agitée ^ ; et, comme elle se lie à de grands intérêts, elle soulève de vives discusions.
L'article 3 de la constitution argentine, votée au congrès général de Parana le 27 septembre 1860, porte que « les autorités qui exercent le gouvernement fédéral résident dans la ville déclarée capitale de la Confédération par une loi spéciale du congrès, après que la cession en aura été faite par les législatures provinciales du territoire qui doit se trouver fédéralisé. » Quand le général Mitre, de président de TÉtat de Buenos-Ayres, devint président de la République Argentine, la question ne reçut qu'une solution provisoire.
Une loi rendue le 8 octobre 1862 autorisa les autorités fédérales à résider pendant un délai de cinq ans dans la ville de Buenos-Ayres, sans donner toutefois à celle-ci le caractère d'une capitale permanente. Ce d^lai expirait le 8 octobre 1867. Deux opinions se trouvèrent alors en présence. Les uns soutenaient que par son importance politique et commerciale, par le chiffre de sa population, par sa supériorité incontestable sur les autres cités argentines,