‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 14 sur 249 · Partie N. et N. E. de IMe. Productions. Notes commerciales · texte numérisé non relu

Partie N. et N. E. de IMe. Productions. Notes commerciales

37« B* A. Pfizmaier. Nachrichten von den alten Bevohnem des heutigen Corea. Tften., 1868, in-8, 62 p.

Extrait do Bulletin de rAcadémie impériale. — Nous ne connaissons eneore de ce mémoire que le titre.

38. Léon DE BosNT. Sur la géographie et l'histoire de la Corée. Mém de la Soc. d'ethnogr., Revue orientale, 2* sér., Paris, 1867. p. 155-Î74.

Travail très-sommaire ; peu de faits qui ne fassent déjà connus.

39. A. JouAN, chef d'état-major de l'escadre de Chine et du Japon. Aperçu sur l'histoire naturelle de la Corée. Mémoires de la Société impér, des se, natur. de . Cherbourg , i, XIII, 1868, p. 69-82.

— Hong-kong. Macao. Canton. Ibid,, p. 107-112.

— Quelques observations sur les typhons ressentis dans la mer de Chine, d'août à oct. 1867. Ibid.y p. 113-141.

— Note sur quelques poissons nuisibles du Japon. Ibtd., p. 142-144. (V. ci-dessus, n* 4.)

40. Côte orientale de la Chine, partie comprise entre l'Ile Tungying et les îles pchseu. 1867, n* 2386. (Public, du Dépôt de la marine.)

— Côte orientale de la Chine, partie comprise entre les lies Lamock et Hong-kong. Corrigée, sept 1867, n* 3365. (Idem,)

41* Carte de la mer de Chine. Corrigée, octobre 1867, n" 865.

42. Carte de la merde Chine, 3* feuille, d'Haî-nan à Namoa. Corrigée, sept. 1867, n» 1484.

43. Deuxième supplément aux instructions sur la mer de Chine. Renseignements hydrographiques sur la côte 0. de la Corée et la rivière de Séoul. Instructions nautiques, n** 434.

S i*'. Sur l'état éconoraiqat et politique de la Chine. — L9 Tun-oan.

Les explorations delà Commission française dnMé-kong, et les études des Anglais pour s'ouvrir par terre une route directe de l'Inde à la Chine, nous ont fait toucher défi, sur deux points difTérents aux frontières S. 0. du grand Em-^ pire. L'état de trouble universel qui plus ou moins agite toutes les jurovinoes, est peu favorable à Textension des rapports actuels et à l'établissement de rapports nouveaux; cet état de fermentation n'est donc pas indifférenti tant

s'en faut, aux intérêts commerciaux de l'Europe. A un point de vue purement historique il serait déjà digne d*ime sérieuse attention. Les mouvements insurrectionnels ont denx foyers principaux : d'un côté ils remplissent les provinces du nord et du nord-ouest; et à l'autre extrémité de la Chine ils se sont rendus maîtres de la province de Yun-nan, qui forme l'angle sud-ouest. Sur cette dernière province on doit au colonel Fytche, de l'armée britannique de l'Inde, une communication curieuse et des plus instructives (n® 30).

Le terme Doungân ou Tourgân^ soas lequel on désigne les populations musulmanes du N. 0. de la Chine ' n'est conoa ni compris des Panthals ou musulmans du Yun-nan, non plus que des Barmans. Les musulmans des provinces N. 0. de la Chine sont connus de ceux du Yun-nan sous la dénomination que ceuxci se donnent à eux -mômes, celle de Mouselln, et les Barmans les appellent Tharèt, Le mot Panihdi^ ou, comme on prononce quelquefois, Panzi^ est d'origine barmane; c'est une simple corruption du mot barman Pathi ou Pazi, qui s'applique spécialement aux musulmans du Barmâ. Les Chinois appellent les Panthals Koua-iz.

Je croirais volontiers (nous laissons parler le colonel Fytche), que les musulmans du Yun-nan sont simplement un reste du grand débordement d'agression musulmane qui se répandît, sous Mohammed de Gbazni, Mohammed Ghôri et Djenghiz-khân, sur la Perse, l'Inde, et une partie du nord de la Chine; leurs incursions et leurs progrès en Chine sont d'ailleurs diversement rapportés et motivés par les Chinois et les Panthals. Les uns et les autres ont sur ce point leurs légendes. Quant à l'origine da soulèvement actuel, voici ce qu'on en raconte : Les Panthals du Yun-nan s'étaient multipliés, et ils étaient devenus une communauté distincte et florissante. Ils conservaient leur nationalité et leurs usages, quoique obéissant aux lois de la Chine. Mais il arriva que les fonctionnaires chinois et tartares exercèrent leur autorité d'une manière oppressive, et que la population étran* gère fut spécialement désignée à leur sévérité. Les habitudes industrieuses et les aptitudes générales de cette population fai- .<?aientdes musulmans des sujets très-profitables au trésor public ;

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