‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 148 sur 249 · V. le t. YI de V Année géographique^ p · texte numérisé non relu

V. le t. YI de V Année géographique^ p

145. Du même. L'isthme américain et le canal Colombien. Percement de risthme de Darien par un canal de .grande navigation, sans tunnel et sans écluses. Historique des diverses ten» tatives faites depuis la découverte de ^Amérique jusqu'à nos jours, pour établir des Ycâes 4e eonrawiioation entre les deux oeé&ns Atktttîqve «t ^Pacifique. ChdM&nriur^SetMj 1669, in-8 51 pages.

Réftomé anilytiqae dans la note taivault t

— Percement de l'isthme de Darien; reconnaissance dv ^ys, etc. Annales des voyages, oct. 1869, p. S-ll.

146% Capt. Bedford Piv, and D' fierthoid Seekarn. Dottin^ on the «Mtdside in Panama, Nicaragua andMesqiiito.C^ofid. , 1869, in-8. Ptaltes and Maps.

147. D* von Frantz\os. tJeber die wahre Lageder in Costarica vergeblich gesuchten reichen Goldminen von TisingaJ und Es-

152 AldiaQUE DU NORD. («'^'143-156)

trella. Zeitschr. der Gesellsch. fur Erdk. su Berlin, 1869, p. 1-30.

•— Der sQdœstliche Theil der Republic Costarica. MiUheilungen de Petermann, 1869, n" 9 (octobre), p. 323-330.

— Der geographisch-kartographische Standpunkt von Gosta-Rica. Ibid.y n" 3 (mars), p. 81-84.

Ce troisième morceau du D' Frantzias, particulièrement important pour l'histoire géographique de cette partie de listhme américain, est accompagné d'une belle carte à l'échelle de 1 ooo ooo«, ayant pour titre : Oricrinalkartt von Costarica^ ron A. v. Frantzius, enthaltênd die Resultate der neuesten Aufnahmen und Beobachtungen von Valentini, L. Daser, F. Kurtze, K. ▼. Seebach, Raf. AWarado, A. Oerstedt, T.-A. Hull, und andere. Bedigirt von A Petermann.

148. SucKAu. Les grandes voies du progrès. Suez et le Honduras. Parts, 1869.

149. Gust. DE Belot. La vérité sur le Honduras. Étude historique, géographique, politique et commerciale sur rAmérique centrale. Paris y 1869, in-8, 95 pages, et 2 cartes.

150. A. S. CocKBORN. Notes on the physical features of Belize. Proceedings of the Roy. Geogr. soc, vol. XII, n" 5 (oct. 1868), p. 341-345.

151. Manuel Péniche. Historia sobre el establecimiento de .Belice. Boletin de la Sociedad de geogrâfia y estadùtica mexieana, nouv. série, t. I*', p. 390-403, avec une carte du territoire de Belize.

152. D' C. H. Bersndt. Report of explorations in Central America (1867). Ànnual Report of the régents ofthe Smithsonian instittUiony for the year 1867, p. 420-426. Washington, 1868, in-8.

Beliie. Guatemala. Investigations phyûques et ethnologiques.

Je traduis, à cause de son intérêt cartographique, une note de M. Berendt sur les limites respectives du Yucatan, de Belize et du Guatemala : « La limite entre ces trois contrées est très-incertaine. Un décret du gouvernement espagnol fixa, en 1787, la limite entre les intendances de Yucatan et de Guatemala au parallèle 17*49'; mais le tracé de ce parallèle n*a jamais été déterminé sur le terrain. Un traité entre l'Angleterre et Guatemala a indiqué pour limite entre la colonie et la République une ligne allant de Gracias a Dios, sur la rivière Sarstoun, aux rapides de Garbatt sur la rivière de Belixe, et de là an nord. La carte de la colonie publiée à Londres en 1864 (sans lien ni date) fait courir la limite jusqu'au 18« degré, dans un territoire qui est certainement du Yucatan. La juridiction actuelle de Pétèn copaprend tous les villages situés sur la nmte de Pétèn au Yucatan, et au voisinage de cette route, en remontant jusqu'à Becantchop, à lo milles an N. de Nodjbecan (près du 20«' degré), bien que le pays h droite et à

ABIÉRIQUE CENTRALE. 153

gaushe relève dn Mexique et qoe le receniement de l*État de Campéehe (1861) comprenne tons ces villages dans son territoire. »

153. A. DoLLFus et £. de Hont-Serrat. Voyage géologique dans les républiques de Guatemala et de Salvador. Paris, I. Impér., 1868, grand 10-4" ix-539 pages, et 18 planches, dont plusieurs doubles.

Le titre général de « Voyage géologique m ne donne pas une idée complète de ce très-important volume, qui fait partie des publications préparées par la Commission scientiflque du Mexique ; la narration, lagéographie descriptive et la géographie physique y tiennent une trèslarge place.

Au nombre des planches figurent deux cartes, une grande carte physique et géoIoRiqae, au 761 ooo*, et une carte réduite au tiers de la précédente, pour l'étude spéciale des bassins et des lignes de partage de la même contrée.

154. D' Gust. Bbrnouilu in Guatemala. Briefe aus Guatemala. Mittheilungen de Petermann, 1869, n* Il (nov.), p. 424-432.

La lettre du D' BemouiUi se partage en deux paragraphes. Le premier est consacré « aux conditions sociales du pays et aux aborigènes ; » le second, à Guatemala, la ville capitale. — Dans une première lettre publiée Tannée dernière (Mittheil,^ 1868, p. 86), M. BemouiUi traitait de la configuration du Guatemala et de ses productions.

1 55 . D. Jac. de la Pezubla. Histôria de la isla de Cuba. Madrid^ 1 868 , in-8, 4 vol.

156. Carte de la mer des Antilles. La Jamaïque. Public, du Dépôt de la Marine. Paris, 1868 (n» 2488).

La rapidité des communications étant un des besoins les plus marqués de l'époque actuelle, il n'est pas surprenant de voir se manifester dans le nouveau monde les mêmes aspirations qui portent l'Europe à améliorer, à développer son système général de canalisation et l'immense réseau de ses voies ferrées. L'isthme américain, si étroit et si facile k franchir, surtout en présence des progrès de la science moderne, a été depuis longtemps l'objet d'études tendantes à la réunion des deux mers ou à l'établissement de chemins de fer mettant en contact ses deux rives.

Toutes les républiques situées dans cette région de l'Amérique espagnole ont mis la plus louable émulation àréa-

154 AHÉRIQOT DU NORD. {S^ 157-163)

Itsertf tmt' xiKiTn%Te tm d*tiwe •autre ftss projets de jmwtion . A Panama, le chemin de fer semble ne devoir être que le précurseur d'un canal maritime. Au Nicaragua, la nature Bilemême a tracé la voie k travers les rivières «t les lacft. Dans le Honduras, enfin, on paraît préférer un chemin de fer partant du port de P>uerte€aba4k>s,surrAtlaBtiq<Qey «t aboutissant à la ^e profonde de Fonseca sur le Pacifique. Cette ligne serait voisine, au nmd, de Tâtat de Gnateimdey et au sud, de ceux de Nicaragua et de San Salvador.

Le gouvernement de Gomayagua a déjà contracté en Europe un emprunt dont le produit est eaDcluetviemettt destiné à la construction de ce chemin de fer. Lecapitaine général Médina, chef de la république, réélu spontanéawnt il y a trois mois, tient, dit-on, à. honneur de voir, dans le cours de sa nouvelle présidence , les travaux complètement terminés. Quoi qu'il advienne de la réalisation de ces divers projets, dont l'époque est plus ou moins éloignée, il est impossible de méconnaître les grands avantages que le commerce et la navigation en général retireront de la multiplicité des communications interocéaniques.

15T. Arehiveide U Commission scientifique du Meztqae, jpubliées sous les au^ices du Ministère de riDstructicn publique. T. III, 2* livraison. Paris, I. Impér. 1869, in-8, p. 167-540, avec 4 cartes et 7 pi.

Voici le contenu de cette 2* (et dernière) partie da t. m des ArchiTes de la Commission dn Mexique :

Procès-verbal de la dernière séance tenue par la Commission (4 ayril 1867). — Rapport sur l'exploration minéralogique des régions mexicaines, par U. Guillemin Tarayre, p. 173-470, avec cartes, plans, coupes et figures. — Étude sur le district de Saltepec, par MM. A. Dolifus et E. ée Mont-Strratj p. 471-496, avec 3 planches de coapes géolo-

tegiqiiAs. — Mémoire tnr le pialo, par M. le D' CkoMin^ p. 497-S22.

— Note sur la nomération des anciens Mexicains, par M. Siméim

Aans une note succincte qui accompagnait la présentation à l'Académie des sciences (séance du 8 mars 1869) d'un mémoire intitulé « Exploration orogrsphique des contrées mexicaines, » M. Ouillemin traœ aussi raperçu de .ses oouises au Mexique.

15S. Manuscrit Troano. Études sur le système graf^qoe de la langue 4e8 Mayas, par M. Baassecr de Bourjbourg. Paru, I. Imper. 1869; grand in-4% vin-224 pages, avec 36 planches reproduiiant en fac-similé le manuscrit mexicain (t. 1*^.

Partie linguistique des publications de la Commission Beientiflqae du Menque.

159. GuTLLEinN Taratre. Exploration minénâogique ^es régions mexicaines, suivies de notes archéologiques et etkneigDaphiques. Paris, I. Impér. 1869^ in-8, x-304 pages, avec ciurtes et plans.

160. Los Indios de Tucatan. Boletin de la Soeiedûd âe geogrdfia y eik^dUtica de la republ. mexicana, Nouy. séri6, «L I^ n* 2, p. 73-81. Mexico, 1869.

Notes écrites en 1865, par un des officiers autrichiens qui accompagnaient l'infortunée reine Charlotte dans son excursion au Tucatan, et complétées par un membre de la Société, M. Man. Mendiolea. {F.Textrait ci-après.)

161 . Carbon de Fleurt. Notas geologicas y estadisticas sobre Sonora y la Baja Califomia (fin). Ihid.f p. 111-118.

M. C. de Fleury a publié à San Francisco, en 1864, une carte des territoires dont sa notice donne la description. F. le t. IT de V Année géographique y p. 318, n» 271.

161. Beni. Biondelli. Giossarium Âjjteco-LatiBum et Latino-Aztecum. MUano, 1869^ iB-4% 260 pages. 25 fr.

14(3. Carta gênerai de la Repùblica Mexieana, formada y corregida cou presencia de los ultimos datOB, y el auxilio de las autoridades mas compétentes. Mexico, 1867, 2 feuilles gravées sur pierre. 36 fr.

Je ne connais de cette carte que le titre.

S 1. Sur la Commission scientifique du Mexique et ses publications.

La Commission sdentifique du Mexique, — créée à Paris au mois de février I86(i, par décret impérial sur le rapport

de M. Duruy, Ministre de rinstpuction publicpie, — durant les quatre aimées qu'elle a existé de fait, avait préparé, organisé et dirigé, avec une activité dont les commissions officielles ne donnent pas très-communément l'exemple, un vaste ensemble d'explorations, de recherches et d'études qui embrassaient le passé et le présent de la terre mexicaine au point de vue de l'histoire et de l'archéologie, de l'ethnographie et de la linguistique, de la géographie, des investigations physiques, de l'histoire naturelle et de l'économie sociale. Plusieurs voyageurs, choisis par elle ou volontaires de lascience,étaient partis munis de ses instructions, et ont sillonné le pays en diverses directions depuis la péninsule californienne jusqu'au Yucatan et au Guatemala. De Iiauts fontionnaires, attachés k notre expédition et pleins de zèle pour la science, des ingénieurs, des officiers instruits, des résidents bien préparés par une parfaite connaissance de la contrée, ont fait à la Commission de nombreuses et très -utiles communications. Les tristes événements que nous n'avons pas besoin de rappeler ont brusquement interrompu ce vaste ensemble de recherches; mais déjà elles avaient procuré une masse considérable de matériaux. Plusieurs publications importantes, indépendamment des Archives de la Commission , avaient été entreprises ; et comme il leur avait été attribué des fonds spéciaux, on a pu continuer l'impression des parties commencées. Nous n'aurons pas, hélas ! le monument qui devait prendre dans l'histoire scientifique de la France et du siècle un rang pour le moins égal à l'ouvrage splendide de la Commission d'É« gypte* ; mais par ce qui a été fait en si peu de temps et avec des moyens relativement limités, on pourra juger de ce qu'aurait été l'œuvre dont la Commission avait jeté les

1. Voirie t. II de V Année géographique j p. 167, le t. III, p. Î92, et en tête de ce dernier volume, p. 1 à 46, nos Considérations sur les Etudes américaines, dans le passé, le présent et Tavenir. Voir aussi t. VI, p. 362.

bases s'il lui eût été donné d'en achever toutes les parties.

De même que le premier fascicule du 3* volume des Archives publié Tannée dernière % le second et dernier cahier qui paraît maintenant contient plusieurs notices et des mémoires intéressants à divers titres; mais le morceau capital est le Rapport de M. Guillemin « sur son exploration minéralogique des régions mexicaines». Ce rapport, qui n'occupe pas moins de 300 pages, est une véritable relation^. L'exploration ne s'y renferme pas, tant s*en faut, dans le cercle de sa mission minéralogique, quelle que soit d'ailleurs Timportance économique et scientifique de cette partie de ses études locales; d'autres investigations qui s'offrent en grand nombre sur cette terre presque vierge * encore sous bien des rapports ont fixé son attention. Le B apport se divise en trois parties : une partie physique et minéralogique y qui était le but spécial de la mission ; une partie archéologique^ qui se rapporte surtout aux curieux vestiges que les anciennes immigrations toltèques ou autres ont laissées dans les provinces du Nord, les Casas grandes comme on les nomme aux environs du Rio Gila, qui débouche dans le fond du golfe de Californie; et enfin une partie ethnographique ^ pleine de bonnes observations sur les diverses populations indiennes des provinces qui s'étendent au nord de Mexico. Ajoutoos que quels que soient l'intérêt et l'importance des informations contenues dans le Rapport, elles ne nous donnent encore qu'un aperçu trèsrésumé des recherches de l'exploration; une publication annoncée dès à présent, et qui formera un volume grand in-quarto de format impérial, semblable à la relation déjà publiée de MM. DoUfuset de Mont-Serrat (ci-dessus, au chapitre de l'Amérique centrale, n*' 153j accompagné de

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