‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 156 sur 249 · ÎLES VITI · texte numérisé non relu

ÎLES VITI

lies Auckland ; récit authentique. Paris, 1870, gr. in-8, avec de nombreuses illustr. (Hachette).

Narration complète d*an fait maritime qui rappelle les incidents les plus attachants du roman de Daniel de Foë, aTCC la vérité en plus. M. Raynal, personnage principal da drame, en avait déjà donné un récit sommaire dans le BulUUn de la Société de géographie. (Voir notre précédent volume, p. 283, n* 319.)

246. B. P. Mortitàtettr , missionnaire apostolique. Lettre des lies Viti, datée d'Avalau, 10 juillet 1868. Annales de la Propaga-- Uon de la foi, mars 1869.

247. J. E. Davis, R. N. On antarctîc discovery, andits connexion with the transit of Venus in 1882. Proceed. of the Roy. Geogr. Soc, vol. XIII, n» 2 (avr. 1869), p. 114-119.

— Discussion, p. 119-121.

S 1*'. Quelques mots sur les lies du Grand Océan austral. Les lies Viti ou Fidji.

L'établissement que fondent en ce moment les Anglais d'Australie aux îles Fidji, tristement célèbres dans les fastes des explorations maritimes par la catastrophe où a péri La Pérouse, donne une certaine actualité aux renseignements contenus dans la lettre d'un missionnaire français (n« 246).

.... Les Vétiens n'ont pas d'histoire, ils n'ont pas môme de traditions. Ils ne savent absolument rien sur leurs ancêtres; à peine si les vieillards conservent quelques vagues souvenirs de ce qu^ls ont vu dans leurs premières années. Ils n'ont point d'époques; ils ignorent même leur âge. En un mot, ils sont plongés dans l'ignorance la plus profonde, et les faibles connaissances qui leur restent paraissent être passées à Pétat de pur instinct. Ce que le père sait, l'enfant le sait, et le sait de la même façon que son père; le progrès leur est chose inconnue. L'intelligence, dominée par la chair, a perdu chez eux toute vigueur.

En revanche, le corps s'est fortement développé. Les Yitiens

224 OCÉANlE. (n°' 240-247)

sont de beaux hommes, généralement plus grands que les Européens et très-bien proportionnés. Leur visage n'a rien de repoussant, et Tauglo facial diffère peu du nôtre.

Ils n'ont pas le front déprimé ni le nez épaté comme les Nouveaux-Calédoniens. A voir leur air grave, on les prendrait pour des êtres très-intelligents, très- réfléchis. Les enfants surtout, chez qui de sauvages coutumes n'ont pas encore défiguré Pouvrage du Créateur, sont agréables à voir, môme avec leur couleur cuivrée ou légèrement bronzée.

Une étroite ceinture de masi faisait autrefois tous les frais du vêtement des nalurels de Viti. Ils y ajoutent aujourd'hui uue bande d'étoffe qui descend jusqu'au milieu des cuisses. Quelques-uns môme ont déjà une garde-robe assez bien montée. Rien de plus grotesque que leur accoutrement les jours de fête. Il faut être alors de bien mauvaise humeur pour garder son sérieux en les voyant. La chemise tout simplement, c'est ce qu'il y a de mieux ; mais quand ils défilent gravement, l'un avec un gilet, l'autre avec un habit à queue, celui-ci avec un caleçon, celui-là avec une cravate et un chapeau, il est difficile de ne pas se divertir un peu. Le costume de travail consiste en une ceinture d'herbes ou de feuilles.

S 2. La Nouvelle-Zélande. — Notes statistiques.

Un rapport de M. Sentis, consul de France à Sydney (n* 241), nous donne les renseignements suivants sur la situation actuelle de la Nouvelle-Zélande.

De toutes les colonies britanniques situées dans rocéan Pacifique austral, nulle n'a accompli de plus rapides progrès que la Nouvelle-Zélande. Avant la découverte des terrains aurifères d'Otago, ces progrès résultaient de denx causes principales : le climat le plus tempéré du globe, et un sol d'une fertilité extraordinaire. Les comptes rendus de rObservatoire du pays constatent qu'au mois de janvier la température moyenne de l'île du Nord était de 19 degrés, et le maximum ne dépassait pas 28 degrés ; tandis qu'en hiver (juin), le thermomètre indiquait 6 degrés seulement l^u-dossus dç léro^ comme la, plvis basse température, tl 12

Page 1