‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 157 sur 249 · NOUVELLE-ZÉLA N DE · texte numérisé non relu

NOUVELLE-ZÉLA N DE

degrés comme la moyenne du mois le plus froid. Les pluies sont suffisamment abondantes (environ 1 60 jours dans un an) y sans occasionner les inondations qui, dans la Nouvelle- HoUandCy succèdent si souvent aux longues sécheresses. Avec ces deux éléments principaux de toute végétation, la chaleur et l'humidité, toutes les cultures sont possibles. Aussi, l'attention des hardis colons australiens s'était-elle, de bonne heure, tournée vers le défrichement des vastes forêts de la Nouvelle-Zélande, et cette colonie promettait de devenir le grenier de l'Australie, en même temps que s'y développaient sur une large échelle l'élève du bétail et la production de la laine, quand le bruit se répandit que l'or se trouvait en quantité grandement rémunératrice dans les terrains montagneux de la province d'Otago. Cette nouvelle exerça son attrait ordinaire sur les ouvriers agricoles, qui désertèrent leurs travaux, et détermina en outre de nombreuses émigrations des divers États australiens. La colonie subit une transformation, et, au lieu d'exporter du grain, en importa en quantité considérable.

La population des deux îles, qui atteignait à peine 100 000 habitants européens avant 1861, s'élevait, à la fin de 1864, au chiffre de 210 836. L'île du Nord avait, jusque-là, renfermé la plus grande partie des colons ; mais l'extraordinaire succès d'Otago changea les conditions, en attribuant à cette seule province, située dans l'île du Nord, une population de près de 100 000 habitants. Le comté d'Auckland est ensuite le plus peuplé, avantage qu'il doit en partie à ce fait, que la ville dont il porte le nom a été longtemps le siège du gouvernement. Les rapports officiels sont muets sur la population indigène, dont le chiffre, estimé dans le dictionnaire de Bouillet à 600 000, n'a jamais dépassé 120 000, Dans la Nouvelle-Zélande, comme dans toutes les îles de l'océan Pacifique, les naturels dis* paraissent rapidement quand ils sont en contact avec les KxLT^péeMy et c'est grand dormïattgej tAt lu Nm]YftU*24^

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landais, vigoareosement constitué, est doué en outre d'itne viveintelligence^ qui le place, dans l'échelle des èires humfdns, au niveau de la race blanche. En résumé, d'après des informations prises à différentes sources, et qu'on croit exactes, les aborigènes seraient aujourd'hui réduits à 60 000 approximativement, dont la plus grande partie habite rUe du Nord.

Les transactions commerciales ont donné lieu à un mouvement de navigation énorme, eu égard à la population. 1154 navires, portant 419 935 tonneaux, ont visité la Nouvelle-Zélande en 1864.

Les importations se sont élevées, en 1864, à la somme de 7 024 674 livres sterling (175 616 850 fr.}, soit 836 francs par habitant.

Le total des exportations est de 3 485 405 livres sterling (72 235 125 fr.). La poudre d'or, à elle seule, fournit un chiffre de 2 432 479 livres sterling (59 811 975 fr.). Vient ensuite la laine, pour 830 495 livres sterling, soit 20 762 375 francs.

 la fin de 1864, on constatait que 439 676 hectares de terres avaient été défrichés, et que 126888 hectares étaient en culture. La colonie possédait 5 310 000 têtes de bétail.

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