‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 181 sur 249 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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l'annef. oîîoGn. VIII. 2C

306 ASIE. (n^ 321-352)

britannique a communiquée récemment à la Sodëté de Géographie de Londres (n^ 338); nous la donnons tout entière à cause de la nouveauté du sujet et de la précision des informations. Elle est en parfait accord, mais en donnant beaucoup plus de détails, avec le tracé de ces yaUées dans la carte en 4 feuilles du colonel Walker (ci-dessos, p. 303).

Ghilghit est un petit pays de montagnes traversé par une rivière du môme nom, au sud des monts Karakoram * ou chaîne trans-tibétaine, sur la rive droite du Sindh. Il peut avoir 100 milles de long du nord au sud, avec une largeur moyenne de 26 milles. C'est une superficie de 2500 milles carrés*.

La rivière de Ghilghit est un des principaux tributûres que les montagnes envoient au Sindh. Son cours supérieur est formé de deux branches principales, le Yastn et le Parasot. La première a sa source au 37» degré de latitude N., par 73* (Greenw.) de long. £., au point où le Karakoram se rattache à THindoukouch. La source du Parasot est par 36® iC de latitude et 72® kO' de longitude, sur le versant oriental de la chaîne qui donne naissance au Kounar ou rivière de Tchitral. Ces deux branches, après un cours séparé de 75 milles chacune, se joignent au-dessus de Rochân, par 36® 20^ de latitude et 73® 30' de longitude, d'où leurs eaux réunies coulent à PE. pendant 25 milles jusqu'à Gaokotch, où la rivière est jointe par le Tchatarkoun qui vient du nord. De là jusqu'à la ville de Ghilghit le cours est de 50 milles £. S. E., et au-dessous de ce dernier point elle reçoit les eaux réunies de la Hounza et de la Nagri, Elle pour^ suit la même direction pendant une trentaine de milles jusqu'à sa jonction avec le Sindb, au-dessous de la gorge de Makpon-ichang-rong. La direction générale de la rivière est E. S. £., et sa longueur totale d'au moins 180 milles.

Les vallées du Ghilghit sont les suivantes : Ghilghit au S. et au S. 0., Tchaprot, au N., Bakrot, à TE., Sai et Gcf au S. £., etc. — Les forts ou habitations ceintes de murailles : su N., Barr, Badlus, Tchaprot^ Tchalat et Nommai^ sur la rive

1 . C'est ainsi que l'auteur de la note orthographie ce nom, et non Karakoroum.

2. 6475 kil. c, à peu près la grandeur d'un de nos départemeott

français.

GHUGHIT. 307

droite de la Nanza; au N. 0., Bargu, Chakeyot et Giérot^ dans la vallée de Ghilghit, la plas grande du* pays, dans la direction de Payai et de Yassîn; au S., Ghilghit, Danyur^ Naupur, Chakvar et Nanor ; au S. E., Nanrot, Tchakarkot, Djagot, Domat, Sài et Gor; à VE.ySanagarh^Bakrot^Hamassal, Ziadj, etc.

Les habitants du Ghilghit sont musulmans de la secte chiite, et l'on ne croit pas que le pays renferme actuellement plus de 1000 maisons.

Ses produits en grains et en fruits sont le riz, Torge, les pommes, l'abricot, la noix, la pèche, la figue, le raisin, etc., mais en quantité à peine suffisante pour la consonmiation locale.

Ghilghit est à 22 marches de Kachmlr vers le N. 0., à 8 marches de Yasin, k de Gaokotch, lieu principal du Payai, 22 de Kachkaro, capitale du bas Tchitral, et 6 de Daril.

Hanza (appelé aussi Kandjat) et Nagri ', deux petits territoires chiites contigus à Ghilghit au N. et au N. E., sur les bords opposés de la rivière' de Hanza, sont gouvernés par deux chefs, Kadjâ Ghazanfar et Zabid Djafar, en hostilité Pun avec Tautre, et mêlés de près, comme on va le voir, à la question de la frontière du Ghilghit. Hanza, h ce que Ton suppose, renferme 1500 maisons, et Nagri environ 4000*.

Le pays de Tchitral^ divisé en Haut (Bala) et Bas (Payan), et tenu par deux branches différentes d'une ancienne famille de chefs, est limité au N. et au N. 0. par le Hindoukouch, qui le sépare des steppes de Pamir au N., et de plusieurs districts du Badakchân, le Ouakhân, le Zébak et le Sanglik, au N. 0. A rO. et au S. 0., il a le Kafiristân; au S., la chaîne des monts Franchi ou de Laspoû^; à l'E., le Ghilghit et les cantons montagneux connus sovyi^es noms provinciaux de Chanaki et de Kohistân, qui vivent dans une sauvage indépendance. Le pays de Chanaki, qui comprend les districts de Hodar, de Dodchal, de Ghibrial, de Daril, de Tânghir, de Kohli, de Palas, etc.^ est habité par différentes tribus de Dards, parlant le dialecte darda; le Kohistân^ partie du Yaghistân, contient les districts de Khandeyah, Garïal, Dothoïn, HalaII,Dobaïr, Samanghïal, Mandji, Bandkhar, etc., et a pour habitants des Afghans qui parlent le pouchto.

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