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BOUKHARIE. TURKESTAN CHINOIS

51. GOLICK, missionnaire américain. Note sur les Mongols. Jour^ nal des MUs, évangél., mars 1868.

Des Mongols visitent fréquemment Péking et d'antres villes de la Chine, dit le missionnaire. Ils s'y montrent en grand nombre. Généra* lement parlant, ils sont beaucoup moins civilisés que les Chinois. Cependant ceux qui habitent les parties orientales de la Mongolie ont presque tous adopté les habitudes agricoles de leurs voisins et paraissent jouir d'un bien-être tout aussi grand. Dans les districts où la culture dés terres est entrée dans les mœurs, les Mongols vivent dans des maisons semblables à celles des Chinois ; les murs en sont d'argile, et les fenêtres sont bouchées avec du papier au lieu de vitres. Mais le reste de leur pays est surtout occupé par des populations pastorales qui demeurent dans des cabanes ou des espèces de tentes. Elles relient entre elles les Arabes de l'ouest et les Chinois de l'est de l'Asie. Ces pasteurs font de longs voyages pour échanger les produits de leurs troupeaux. C'est surtout à Péking qu'ils affluent. Ils y apportent, pendant l'hiver, de grandes quantités de gibier et de mouton gelé. En ce moment, leurs longues caravanes traversent Tendroit où je suis. Il est assez commun de voir les femmes et les enfants faire partie de ces lointaines expéditions, montés sur des chevaux et des cfiameaux. Toutefois ils ne sont pas nomades, car leurs troupeaux et leurs campements restent dans les mêmes lieux d*année en année.

52. Fr. Aug. Luhdorf. Das Amur-Land, seine Verhaeltnisse und Bedûrfnisse. Mittheilungen de Petermann, 1868, août, p. 325-

M. Lnhdorf est on négociant allemand établi en 1856 dans la nouvelle colonie russe de TAmoûr. Déjà, en 1858, il avait communiqué au journal du docteur Petermann (p. 334-336 de ladite année) une note sur le pays. De retour maintenant dans sa patrie, il a résumé dans la morceau actuel l'ensemble de ses observations. Elles sont d'un grand intérêt économique et géographique, ainsi qu'on en pourra juger par les extraits que nous en donnerons plus loin.

53. BouDiCHTCHEFF. La région de TOussouri; trad. du russe par P. Vœlkel. Bulletin de la Soc. de Géogr., janv. 1868, p. 29-47.

Extrait du Bulletin de la Société de géographie russe. Voir notre précédent volume, p. 214. — Les observations de M. Boudichtcheff sont importantes pour la géographie physique et botanique, et pour la climatologie.

h^, P. Vœlkel. Chilkofski's Fahrt auf dem Ssungari im Sommer 1866. MUtheiL de Petermann, 1868, août, p. 345-346.

Note extraite et traduite du Bulletin (en langue russe) de la Société de géographie de Saint-Pétersbourg.

55. Fr. ScHMiDT. Histbrischer Bericht ûber die Thâtigkeit der physikalischen Abtheilung der sibirischen Expédition der kais. russischen Geogr. Gesellschaft. 188 pages.

56. P. VON Glbbn, Reisebericht von der Insel Sachalin. 190 pages.

57. A. D. Brtlkîn, statistische und topographische Nachrichten ûber das sûdliche Sachalin. 10 pages.

Ces trois morceaux de MM. Schmidt, de Olehn et Brylkïn forment le t. XXV des BeitraBge zut K9fmini99 des fûsaischen Reiches und des angrenzenden Laender Asims, publié sous les auspices de TAcadémie impériale de Saint-Pétersbourg par M. de Helmersen. Le volume est accompagné d'une carte géologique du bassin de l'Amour, d'une carte particulière de l'Amour inférieur et de ses affluents du Nord à l'échelle (triple de la précédente) de 53 millimètres au degré (au 2000000*) et d'une carte de 111e Sakhalin au 1 663 ooo*, dressée d'après les cartes du Dépôt hydrographique de Pétersbourg et les itinéraires particuliers des trois voyageurs sur le littoral intérieur.

58. L. VON SCBBENCK. Reisen und Forschungen im Amur-Lande, in den lahren 1854-56. T. II, 3* fascicule. Saint-Pétersh,, 1868, in -4*, p. 259-976, avec 17 planches et 2 cartes. 10 th.

Mollusques dn territoire de l'Amour et du Nord de la mer du Japon. --Voir le 1. 1» de V Annie giographiquSt p. 262, n* 135 6û, et p. 273.

59. A. S. BiCKHORB; The Aïnos, ou hairy men of Yesso. Pro-^ eedings of tke BasUm soc. of Naiural History, 4 déc. 1867 1

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4 mars 1868. Reproduit dans VÀmerican Journal oï SillimaD, xnai 1868, p. 353-377.

Mémoire fondé en partie snr les observations personnelles dn Toyagear, en partie sur les informations antérieures. — Extrait dans les Mitthêilungen de Petermann^ 1S68, n« lo, p. 383-84.

60. Pruner-Bet. Description d'un crâne de Ghiliak, et Note sur les Ghiliaks. Bulletxn de la Soc, d'anthropologie^ 2* série, t. II, 1867, p. 571-579.

61. Rev. W. V. Llgtd, R. N. Notes on the russian harbours on the coasts of Manchuria. Jourtial of the Roy, fieogr. soc.j vol. XXXYII, p. 212-231 (avec une carte de la Mandchourie russe).

L'aoteor, chapelain à bord da bâtiment de la marine royale le Scylla^ a va la côte de la Mandchourie rosse dans Tété de 1860. Il donne, d'après ses observations personnelles, des informations intéressantes sur les baies ou ports de Possièt ou Novogorodski, de Vladivostok, de Nakhoda et d'Olga, sor la côte méridionale de la Mandchourie russe. Le révérend Lloyd a rscueiUi en outre de nombreuses informations sur l'intérieur du pays.

62. Russian Tartary. Sheet l»* Amur River, from entrance to Tçhnurrak Point. 1864. Lond, Hydrogr. Office, 1867, n" 861. 2 sh. 1/2.

— Sheet 2. Amur River, from Tçhnurrak Point to Grand Duke Alezander islands. 1864. Ibid., n" 862. 2 sh. 1/2.

— Russian Tartary, Strelok Bay to St-Vladimir; with 5 plans. Varions authorities. Ihid. 1867, n» 2511. 2 sh^ 1/2.

63. OuLSKi. Explorations hydrographiques dans le détroit de Bering, U mer d'Okhotsk et la mer du Japon. Mémoires de la Soc. de géogr. russe, 1867, p. 95 (en russe).

64. A. Th. VON MiDDENDORFF. Yoyago dans l'extrême nord et dans l'est de la Sibérie, en 1843 et ^844. T. IV, l'- parUe. Saint- ^iteré., 1867, in-4'' (en russe).

65. I. SavàlichIn. Les steppes kirghizes de Sibérie. MoscoUy 1867, ^'\%i 152 pages (en russe).

66. N. Kâzantseff. Description des Kirghix-Kaîzaks. Saint' Pétenh.f 1867, in-8, 239 pages (en russe).

67. Du même. Description des Baskirs. St-Pétersh.f 1866, in-16, 111 pages (en russe).

68. Die See'nzone des Balchasch^Ala^kul , und das Sieben>Strom

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land, mit ô»m Ili-Becken. Nach nigtiflchen Quellen bearbeitet von J. Spœreb. Mittheilungen de Petermann, 1868, mars, mai, novembre, p. 73-86, 193-200, 393-406 (avec une carte de la région du EEdkhacb et de l'Âla-koul, et une carte générale des territoires situés sur la frontière de la Mongolie chinoise du côté du Turkestan et de la Sibérie centrale).

Une note spéciale se rapporte à ces denx cartes, sons le titre « die mssisch - tnranisch - chinesischen Orenzgebiete in Inner-Asien, » p. 85-86. — Le mémoire de M. Spœrer, rédigé sur des matériaux russes dont quelques-uns sont inédits, est riche en indications et en renseignements sur la géographie physique de la région de steppes et de montagnes où Textrémité nord-ouesl de la Mongolie vient confiner aux plaines kirghizes de la Sibérie et du Turkestan.

69. D' W. Radloff. Die sprachen der tûrkischen stâmme Sild- Sibiriens und der dsungarischen Steppe. St-Pétersh.^ 1868, gr. in-8, xn-720 p.

Sur M. Radloff et ses investigations ethnologiques parmi les tribus de race turque, voir le s* volume de V Année géographiqwj p. 4, n« 12 , et p. 23.

70. W. ScHOTT. Altajische Studien , oder Untersuchungen auf dem Gebiete der tatarischen (turanischen) Sprachen. Ahhandîungen der kœn. Akad. au Berlin, classe philolog. 1866. Berlin, 1867, in-4% p. 89-153.

M. Sohott, dans ce mémoire, consacra une série d'articles détachés aux sujets suivants : les radicaux; — noms de quelques oiseaux; — signification des noms des doigts; — noms de plantes en chinois et dans les langues altaïques; — à quelle langue appartient le mot ehàman? — quelques mots sur les Huns et sur les langues dravidiennes. Dans ce dernier article, consacré à un certain nombre de remarques sur un travail pubUé en 1803 par un savant fianoit, M. oeorg Koskinen, sur les antiquités de la race finnoiaa, IL Schott donne la traduction (allemande) d'un morceau intéressant de M. Paul Hunfalvy, de Pesth, su> les Magyars.

[Parmi les peuples que Ton rapporte à la grande souc|iehunnique], «n n*en est qu^ln sur la véritable origine duquel il ne reste aucun doute. Ce sont les Magyars, que les linguistes modernes rapportent tous à la race souomi (on finnoise), si l'on doit ajouter foi aux traditions hongroises, les Magyars et les Huns ne sont que deux rameaux d'un Mul et même tronc, et l'empire d'Attila serait la première période, le point do départ historique de la nation hongroise. Ici donc se prêtante nne question : cette tradition est-elle primitive et les Magyars Tont-ils apportée en Hongrie? ou bien s'est-elle formée parmi eux en Hongrie mémo, où le souvenir d'Attila et des Huns vit tonjours dans les traditions et les chants populaires? La première hypothèse est possible, quoique incertaine ; la seconde est assez naturelle, car les Magyars, qui apparaissent dans l'histoire après les Huns, s'attribuent Routiers le nom de ceux-ci. Il suit de là que la tradition magyare ne fonmit pas nne preuve historique.

Un hïi qni ressort avec plus de vraisemblance, c'est que les Huns et

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les Bulgares ont appartenu à une même souche. L*apparition des Bulgares date de Tan 485, par conséquent seize ans après que les Huns proprement dits firent pour la dernière fois une incursion sur les terres de TEmpire sous la conduite des fils d*Attila. Les Bulgares s'avancèrent aussi sur le Don, visà-yis du Danube. L'Ostrogoth Théoderic, qui avait obtenu à Constantinople la dignité de consul, les battit et les refoula, ce que nul n^avait fait avant lui, dit Ennodius dans son éloge de Théoderic. Le roi des Goths Athalaric appelle les Bulgares des Huns, à une époque où le souvenir des Huns d'Âttila était encore récent, et où leur nom gardait encore sa signification déterminée. L'identité ressort aussi de la suite et de l'enchainement des faits. C'est ao moment même où les Huns s'éclipsent que les Bulgares apparaissent, d'où Ton peut conclure que les deux peuples ne sont qu'une même race sous des noms diflerents, le second reparaissant, après la mort d'Attila et la dispersion de ses hordes, comme un corps qui s'est retrempé dans une nouvelle force, peut-être fondu dans une nouvelle tribu de même sang. Il est vrai que Jordanes, énumérant, dans le sixième siècle, les peuples de l'Europe orientale, distingue les Bulgares des Huns; mais il compte parmi ceux-ci les tribus de KoutsiaghirSj de Savirs et de HounougourSy et nous retrouvons des tribus du même nom parmi les Bulgares et les Avars. Les Koutrigours et les Kotzaghers sont évidemment les Koutziaghirs de Jordanes, comme les Outigours, les Onogours et les Ounnoughèrs ne différent pas de ses Hounougours. Dans tous ces noms, comme dans ceux de Saragours, d*Ourog et d'Ougours, se retrouve évidemment aussi le nom d'Ougour^ dont ceux d'Ou^or et d'Oungar (nom des Vogouls et des Magyars) dérivent. Le peuple dont les Avars étaient issus s'appelait aussi Ogor. Que tous ces peuples fussent d'extraction finnoise et non pas tnrque (finnois étant pris ici dans son acception la plus large), la chose est très-croyable, car au dixième siècle les Petchenèghes étaient la seule grande tribu turque qui eût franchi le Volga pour pénétrer en Europe, et leur arrivée se place vers la fin du neuvième siècle. »

71. SévKBZOFF. Explorations dans le Turkestan. Mémoires de la Soc. de géogr. russe, a. 1866, p. 203 (en russe).

72. Admirai A. Boutakopp, of the russian navy. The delta and mouths of the Amu-daria, or Oxus. Translated from the russian by J. Mitchell. Journal of the Roy. Geogr. soCj vol. XXXVII, p. 152-160, avec une carte des embouchures de l'Amou-daria dans le lac d'Aral.

Nous avons déjà fait connaître, avec plus de détail pour la géographie positive que n'en donne le court extrait de M. Mitchell, les importants résultats des reconnaissances de l'amiral Boutakoff dans le bassin de roxus ou Amou-daria. Voir le t. V de VÀnnig géographique, 1866, aux p. 3 et 15; mais nous devons mentionner, à l'occasion de ces reconnaissances, les considérations développées par le président de la Société de géographie de Londres, sir Roderick Murchison, sur la géologie du bassin Aralo-caspien, dans son Address de la réunion publique annuelle de la Société, le il mai 1867. P. cxxxv et suivantes du volume XXXVII du Journal de la Société, oo p. 205 du volume XI des Proceediiigs.

73. N. Galkin. Matériaux ethnographiques sur l'Asie moyenne et le gouvernement d'Orenbourg. St-Pétersh.j 1867, ln-8, 250 p. (en russe).

Sar nne précédente communication de M. de Galkine à la Société de géognphie de Paris, voir le t. III de l'Année géographique ^ 1864, p. 163, n* 109, et p. 164.

74. J>ie Arbeiten des russischen Naturforschers Ss^everzof ûber Tiirkistân. Zeitschr. der GeseiUeh. fur Erdkunde xu Berlin, 1868, n« 17, t. III, p. 421-447.

D'après un des derniers cahiers des Mémoires de la Société de géo« graphie de St-Pétersboarg.

75. P. J. Pâschino. Mémoire sur les forces productives du Turkestan. Agriculture. Industrie. Commerce. Dans les Mémoires de la Société de géogr. de Saint-Pétersbourg, t. III, n* 4 (en russe). Extrait dans les Mittheilungen de Petermann, 1868, n» 10, p. 381-382.

76. Gloukhovskt. Captivité en Boukharie. Données géographiques (traduit du russe avec des notes de M. Nie. de Khanikof). Btdlitin de la Soc, de Géogr., sept. 1860, p. 26^-296.

77. Herm. Yambért. Meine Wanderungen und Erlebnisse in Persien. Pest, 1867, in-8, 374 p.

Traduction allemande de la relation bien connue dont la publication originale en anglais a|para À Londres en 1864 (voir le t. III de V Année géographique, p. 163, n» 104, et p. 166), bientét suivie d'une traduction française (tôt'cl., t. IV, p. 209, n» 130), traduction dont une édition abrégée vient d*étre imprimée il y a quelques mois (voir le n» suivant). Il s'est fait aussi àPest en 1867, en même temps que la traduction aillexnande, une édition hongroise.

78. Arminius Yambért. Voyages d'un faux derviche dans l'Asie centrale, de Téhéran à Khiva, Bokhara et Samarcand, par le grand désert turkoman ; traduits de Tangl. par E. D. Forgues. Edition abrégée par Belin-de-Launay. Paris ^ 1868, gr. in-18, zxvin-263 pages (Hachette). 1 fr.

Nous reviendrons plus tard sur ces petites et jolies éditions à i franc destinées à répandre et à populariser les grandes relations des explorateurs contemporains.

H. Yambéry, en publiant pour la première fois, il y a quatre ans, la relation de son aventureux voyage en Boukharie, annonçait qu'elle serait suivie d'études spéciales sur les langues et l'ethnographie de l'Asie eentrale; cette promesse a été réalisée parles ouvrages suivants .

79. Herm. Yambért. Sketches of Central Asia; Additional chapters on my travels, adventures, and on the ethnology of Central Asîa. Lond.f 1867, in-8, 452 pages (Allen). 16 sh.

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Il a para en 1868 i Leipzig, chez Brockhaus, une édition allemande (deotacha Original-AusgabÎB), dont le prix de 2 thalen (7 fr. 50 c.) est plus abordable que les i6 shelllngs (20 fr.) de M. Allen.

Le volume se compose d'une suite de notices et de mémoires détachés, dont ?oici l'indication: i* Denriches et Hadjit; 2* mon incognito; S* chez les Torkomans; 4* dans le désert turkoman; 5* la tente et ses habitants; 6'* le Khan de Khiva; 7* joie et douleurs (tableau de la yie intime des tribus) ; 8* la maison et la cour, la nourriture et l'habillement; 9** de Khiva A Koungrat, et retour; 10» mon tàtar; lf« Bokhara; 13« Bokhara, la citadelle de Tlslam; 13» le commerce des esclaves; 14* culture et productions; ib" sur rancienne histoire de Bokhara, avec une esquisse des races du Touran et de Tlran; 16» la littérature de l'Asie centrale; 17" mémoire sur la rivalité dé la Russie et de r Angleterre dans l'Asie centrale. ^

80. H. Vambért. Çagataische Sprachstudien. eDthaltend grainmatikalischen Umriss, Chrestomathie, und Vœrterbuch der Çagataischen Sprache. Leipzig, 1867; grand in-8, 358 pages. 26 fr. (Brockhaus).

M. Vambéry se proposait, dans son voyage aventureux à Bokhara, de réunir surtout des matériaux pour déterminer les rapports entre la lanlpie hongroise et les dialectes turco-tartares. il vient de publier le commencement de ces études. Il a senti le besoin de remplir, avant tout, une lacune dans nos connaissances philologiques, en faisant connaître rétat grammatical et lexicographique du turc oriental, dialecte qui forme un des éléments principaux pour son argumentation future. Dans cette intention, il a donné dans ce volume une esquive de la grammaire turc -orientale, en insistant star les points dans lesquels elle diffère des règles ou des formes du turc-ottoman. Cette grammaire ftst suivie d'une liste d'ouvrages en turc-oriental, d'une chrestomathie eofflposée en grande partie d'extraits d'ouvrages populaires rapportés, parl'antetir, de ses voyages, et de proverbes recueillis par lui-même, «nfln d*on vocabulaire de quatre à cinq mille mots qui sont ou inusités dans le turc-ottoman, ou employés avec des nuances de sens diffé. rentes. Ces mots sont tirés des vocabulaires indigènes et de l'usage vivant que M. Vambéry a pu étudier sur place, et ont été contrôlés par un homme lettré du pays. C'est le premier travail systématique aur un dialecte qui pour les études grammaticales, ethnographiques et littéraires, est d'un assez grand intérêt. (J. SdOHL, J. AsicU.).

M. Vambéry a lu, dans la dernière réunion de l'Association britannique pour Tavancement de la science (septembre 1808), un mémoire sur les Ouïgours, dont nous trouvons une courte analyse dans VAthê' nxum (n» 2134, p. 374). On sait que les OuTgours sont une ancienne tribu turque, qui occupa autrefois une contrée de la Tartarie chinoiae maintenant habitée par une population mêlée de Turks, de BÂongoli et de Kalmouks. Ce sont les premiers, parmi ces tribus orientales, qui eurent l'usage de l'écriture , pour laquelle ils employèrent l'alphabet apporté dans ces contrées par les Nestoriens, au quatrième siècle de l*ere chrétienne. Les manuscrits outgours sont donc une source préoieuie pour l'étude de ces régions intérieures ; M. Vambéry en a formé là collection la plus complète, à ce quMl pense, quil soit ac^ourdimi postibla dé réunir, et il annonce la publication prochaine d'études sur la langue et l'histoire du petiple oolgour. — U azista déjà sur ée sqjet

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d'assez nombreai treTam, pànnl lesquels le plos conbu èh Fnheè est le mémoire de Kiaproth.

81 . Carte de là (iroYince de Tarkestan, publiée par là ^eiété dé géographie russe. St-Pétersb.t 1867^ 1 feuille (tu420U000*). En russe. 1 rouble.

82. Carte du gouvernement général de Turkestan, publiée par le Dépôt de la guerre. St-Pétersi,, 1868, 4 feuilles (au 21000Ô0* — 0",D5é au degré). En russe.

83. W. H. Johnson, civil-assistant, great trigonometrical survey of Tndia. Report of a journey to Ilchi, the capital of Khotan, in chinese Tartary. Journal ûf the Roy, Geogr, soc. oftjondtm^ vol. XXXVII, p. 1-47, avec une carte.

84. Sir Henry C. Ràwlinson. OU trade routes hetweén TurkestAii and India. Note analytique dans VA^enaum, n<'2142, 14 noT< 1868, p. 648.

85. Capt. H. Godwin àusten. Notes on the Pangong lake district of Ladakh, from a journal made during a survey in 1863. Joum. of the Roy. Geogr, wc, vol. XXXVU, p. 343-^63.

S !•'. La Mandchonrie rosse et le bassin du fleuve Amour.

La Mandchonrie rnsse et le bassin de l'AmoAr sont des terres nouvelles pour la géographie. Avant la prise de possession définitive par les Russes en 1854, on avait à peine quelque^ notions sur la contrée et ses rares habitants. Pays et peuples étaient également sauvages. D'épaisses forêts, un rude climat, un sol qui n'avait jamais connu la culture, joints à rélbignement de la métrojpole dont l'Amour est séparé par toute la longueur de TAsie, ce sont là des conditions peu favorables pour une facile colonisation et sa marche rapide. La colonisation se développe, cependant, et le pays est en voie de transformation. La notice que vient de publier M. Augustus Lûhdorf (bibliogr. n"* 52), résident allemand établi à Nicola!ewsk depuis l'origine de celte place, la première qu'y aient fondée les Russes, permet d'en ap-

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précier les progrès. La ville elle-même de Nicolaïewsk, centre administratif et commercial de la colonie, a été fondée en 1852 avec 1500 habitants ; en 1867, la population était de 4000 âmes, dont seulement 900 femmes. Ce qui explique cette différence dans le chiffre des deux sexes, c'est que cette population est presque entièrement militaire ; ce qu'on peut qualifier de population bourgeoise, y compris les marchands étrangers ou russes, ne s'élevait pas à 150. La ville, composée originairement de huttes en bois jetées sans beaucoup de symétrie sur la rive gauche de l'Amour, se régularise peu à peu chaque année et voit s'élever des habitations qui méritent mieux le nom de maisons. De bâtiments en pierre ou en briques, jusqu'à présent il n'en est pas question. La place est à 60 versts du débouché de la rivière dans le golfe que forme la mer d'Okhotsk entre l'extrémité de la grande île Sakhalîn et le continent. L'emplacement que l'on avait choisi vers l'embouchure du fleuve semblait le plus favorable pour l'avenir commercial que l'on avait en vue ; mais Texpérience a révélé des inconvénients que l'on n'avait pas prévus. La disposition de cette partie de la vallée, librement ouverte aux vents du nord-est, y produit, sous une latitude peu élevée (51^ f, presque la latitude de Londres), de très-longs hivers d'une rigueur presque polaire. Le fleuve et ses abords sont entièrement fermés par les glaces pendant au moins six mois de l'année, de la fin d'octobre au commencement de mai. Tout le monde s'accorde à penser qu'avant un temps bien éloigné le siège colonial sera transféré plus au midi sur la côte de la mer du Japon, où se trouvent des sites infiniments plus favorables, dont le révérend. Lloyd a donné la description (ci-dessus, n^ 61). La population totale du territoire russe de l'Amour, — \ un pays presque aussi grand que la France, — n'est encore, ind^ènes compris, que de 30 000 âmes ; comme acheteurs et comme consonamateurs, ce n'est qu'un bien faible mar-

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chë. Ceux que des vnes de commerce ont conduits vers cet établissement nouveau tournent depuis longtemps leurs regards vers la Mandchourie chinoise ; ils voient là un million et demi d'êtres humains avec lesquels il y a à nouer et à développer des rapports profitables de vente et d'achat. La voie naturelle de ce commerce intérieur sera le Soungari^ grand affluent du sud de l'Amour, que les Mandchoux, dont il traverse le territoire dans toute son étendue, regardent comme le bras principal. Une mission russe a fait, en 1864, une reconnaissance du cours du Soungari sur une longueur de 1100 versts (et non pas seulement 800 versts, comme dit M. Lûhdorf, — voir notre précédent volume, page 215) ; M. Lûhdorf reproche à cette expédition le peu de renseignements qu'elle aurait fournis, ce qui n'est pas tout à fait d'accord avec les résultats que lui attribue le rapport de la Société de géographie russe (voir le passage cité de notre précédent volume). Des reconnaissances ont aussi été faites à plusieurs reprises sur le cours tout entier de rOussouri, autre grand affluent du côté droit ou méridional de l'Âmoûr, qui forme en grande partie la limite commune de la Mandchourie russe et du territoire chinois. M. Boudichtcheff, qui a conduit la plus importante de ces reconnaissances de TOussouri (n** 53), y signale des parties du pays très -favorables à la colonisation agricole. « Sur rOussouri, dit-il, le climat permet la culture du blé et des légumes les plus délicats ; le sol y est infiniment plus fertile qae sur le fleuve Âmoûr. Les prairies sont riches en fleurs et en herbe tendres, qui forment, pour le bétail, une savoureuse nourriture. De pareilles conditions garantissent, dans ce pays, la prospérité de l'agriculture et de l'élève des bestiaux. En outre, on a ici la possibilité de faire de la viticulture, de l'horticulture, d'élever des abeilles, des vers à soie, et de tirer parti de la chasse aussi bien que de la pêche. Le nombre des colons pourrait être très-considérable, vu la quantité des endroits propres à l'agriculture. »

Nou§i citerons encp^e un passage du ^apport de M* Boudichtcheff intéressaut pour l'ethnographie coréeuQe. On sait que le territoire coréen copfine au sud avec la Mandchour^e russe.

« Nos Yoisins les Coréens sont incomparablement moins intelligents et plus ignorants que les Chinois, dit l'explorateur ; il£| forment une race tout à fait différente de ces deroiers, tant cppçmie langue qvie comme physique. Ils sont beaucoup plus (lardis e( plus guerriers que les Chinpis, ayec lesquels ils se trouvent continuellement en hostilité nifilgré leur dépei^dance politique. Les rapports internationaux de ces deux peuples se bornent à un point, la petite ville de Bagne-ligne-dji (Biagne-Iiagne-tchiji-tchègue), §^r la Toumègue, où ils font, sur des prix convenus, un commerce d'échange. Pour leurs zibelines et autres fourrures^ les Corons reçoivent des Chinois différents articles de manufactures. Il n'y a pas encore longtemps que les Coréens apprirent des Chinois les occupations de la vie sedentairei commoi par exemple, la culture des légumes et du blé, et relève des animaux domestiques.

Nous revenons à la Notice de M. Lûhdorf, que la mentiqn qu'il a faite des capacités commerciales de la Mandpbourie chinoise amène à des renseignements psprticuliers ^ur cette pontrée limitrophe. Nous avons si peu d'informations si|r la Mandchourie, surtout d'informations récen^&Sj (|u'pn ixous saura gré de reproduirp celles-ci, d'autant plus (qu'elles paraissent d'une nature tout à fiut positive.

S 2. Notes sar la Mandehouriç chinoise.

La Mandchourie est divisée en trois provinces ou gouvernements :

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