‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 200 sur 249 · EUROPE CENTRALE DU NORD · texte numérisé non relu

EUROPE CENTRALE DU NORD

PRD8SB.

GBAND DUCHÉ DE MECKLEMBOURO.

486. H. Kœpert. Grundriss der deutschen Vaterlandskunde, mit besonderer Beracksichtigiing der Nord-Deutschen Bundesgebiets. Eisleberif 1869, m-8, 1 fr.

487. W. Fix. Die territorialgeschicbte des Preussischen Staates, im Amsctiluss an xii Historische Karten ûbersicbtlich dargestellt. Berlin, 1868, in-8, yiii-272 pages et atlas in-4o, 2* édit. (Schropp.)

488. A. Brecher. Historiscbe Wandkarte von Preussen, zurUebersicbt der territorialen Entwickelung des Brandenburg-Preussiscben Staates, von 1415 bis jetzt. Mit Zugrundelegung der Kiepert'scben Wandkarte von Deutscbland bearbeitet Berlin, 1869, 9 feuilles (au 75O0OO*) . 3 tbl. (Reimer.)

489. Bevœlkerung der Provinzen, Bezirke, Kreise, Stâdte.... in der Preussiscben Monarchie. Définitives Résultat der Zâhlung vom 3 Dezember 1867. Berlin, 1869, in-4». 8 sgr.

490. G. Nbumann. Géographie des Preussiscben Staates. Im Anhaug, die ûbrigen Staaten der Nord-Deutscben Bundes, und die Ergebnisse der Volkszâlung vom 3 Dezember 1867. Supplement-Heft. Nevutadt- Eberswalde , 1869, in-8, 192 pages (Lemme). 75 c.

491. H. F. W. Perizonius. Geschichte Ostfrieslands, nach den besten Quellen. Weener, 1868. 2 vol. in-8 t. I et II (Securius),

492. D' K. VoLCKMAR. Zur Stammes-und Sagengeschicbte der Friesen und Ghauken. Aurieh, 1867, in-8, iii-48 pages (Spielmeyer) .

493. K. C. Vf, BARTBOLOMiEDS. Heimathskundo der Provinz Hannover, in historischer, geographischer, statisticher und topographischer Beziehung. Géra, 1869, in-8. Cartes. 2 fr.

394 EUROPE. (n^ 486-500)

494. Maack. Urgeschichte des Schleswig-Holsteinischen Landes. Kiel, 1869, iii-8 (t. !•*).

495. V. HOYER. Territorial-Geschichte und statistiche BreschreibuDg des Gœsliner Regienmgs-Bezirks. Berlin, 1868, iii-8. 1 thl, 1/2 (Decker).

496. E. MuLLEB. Kurzer Fûhrer durch die Insel Rûgen. Berlin 1868, in-16. 1 fr. (Lobeck).

497. £. Jagobson. Topographisdi-Statistisches Handbuch fOr den Regierungs-Bezirk Marienwerder. Nach amtlicheû Quellen. DaMig, 1868, in-8. 1 Uil. 1/^ (l^alemam)),

498. Willh. PiERsON. Elektron; oder ùber die Vorfahren, die Verwandtscbaft und den Namen der âlten Preussen. Ein Beitrag zur âltesten Geschichte des Landes Preussen. Berlin^ 1868, in-8, iv-128 pages (Paiser).

499. Preussischen Generalstab. Topographische Karte Ton œstUchen Theil der Monarchie. Berlin, 1868-1869. Feuille 5 (Heidekrug). — Feuille 18 (Lengwelhen). — Feuille 30 (Insterburg). — Feuille 31 (Gumbinnen). — Feuille 70 (Oletzko). Feuille 56 (Friedland).— Feuille 62 (Dirschau.— Feuille 68 (Angerburg). Chaque feuille, 2 fx.

500. W. Lkbenow. Spezialkarte von West*Peut8chl«&d. Feuille 8. Hannover, 1868, 1 thL (Opperznann.)

Le port de Jahde.

Le déTeloppement dn port militaire de Jahde sur la mer du Nordy h Touest de l'embouchure du Weser, est un fait considérable qui mérite quelques détails. Le roi Frédéric Guillanipe a posé la première pierre d'une égli^ dans la baie de Heppensy àTembouchure de la Jahde, et ce point stratégique, destiné à couvrir la côte depuis TEma jusqu'à TEider, a reçu le nom* de Wilhelmshafen (Port-Guillaume). Le frère et prédécesseur du souverain actuel, feu le roi Frédéric Guillaume IV, conçut le premier l'idée d'avoir sur la mer du Nord un établissement maritime et militaire; en 1854, son gouvernement acheta da grand-duc

'OldenlMurg, moyennant un demi-million de thalers, soit

875 000 fr., la propriété absolue et sans réserves du errain, qu'il a fallu d'ailleurs assainir, et qui présentait Qtille difficultés que l'art des ingénieurs a su vaincre. )eux jetéeSy dont l'une a seize cents mètres, protègent le louillage intérieur, où pourront arriver, à toute heure de 1 marée, des navires calant vingt-six pieds. Les chantiers, »s magasins, les docks, les fortifications du côté de terre t les batteries côtières s'élèvent de toutes parts, et la irésence du roi a donné la plus vigoureuse impulsion aux ravaux. On espère qu'ils seront terminés l'année prohaine ; jusqu'à ce jour ils ont coûté plus de 40 millions e francs. Un embranchement de chemin de fer, partant e Minden, doit en outre traverser Oldenbourg et viendra boulir à Port-Guillaume.

Dans le budget de la marine de la Confédération du Nord our 1870, les travaux du nouveau port sont compris pour

400 000 thalers et ceux de Kiel pour 1 100 000. U reste ncore pour acquitter les dépenses un reliquat sur l'emprunt e 10 millions de thalers émis en vertu de la loi du 9 noembre 1867 ; mais comme elles ne pourraient pas être ouvertes entièrement par les recettes ordinafres de la Gonidération, on aura recours au produit de l'emprunt supplélentaire de 7 millions dont le projet a été soumis au parement du Nord. En somme, le budget de la marine qui, isqu'en 1848, était presque insignifiant, s'élève, pour l'anée prochaine, à 32 066 417 fr., c'«st-à-dire à presque la moitié du budget de la marine russe, qui monte, pour 1869,

68 564 312 fr.

Le personnel de la marine allemande, qui se recrute dans i Baltique et la mer du Nord, est composé de marins xercés, et les levées se prélèvent sur environ 35 000 mate- )ts. Quant au matériel, il est encore peu considérable et e comprend que trois frégates cuirassées, deux navires à ïurelles, quatorze corvettes ou avisos, et vingt-deux canon-

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nières à vapeur f plus une trentaine de chnloupes, trois bricks et trois frégates à voiles. Le tout présente donc un ensemble d'environ quatre-vingt-dix navires^ portant 1 500 canons. Dans ce nombre, il n'y a guère que les trois cuirassés qui soient des navires de combat. La frégate Roi- Guillaume, construite en Angleterre, a coûté 14 millions. C'est un bâtiment jaugeant près de 6 000 tonneaux, ayant des machines de la force de 1 150 chevaux, et armé de 23 canons rayés de 96 lançant des projectiles du poids de 145 kilogrammes. L'équipage de la frégate est de 700 hommes. Le Prince-Royal et le Frédéric-CharleSj quoique de moindres dimensions, sont aussi des navires de guerre de premier ordre. Le premier, le Prince-Royaly vient d'Angleterre comme le Roi-Guillaume; le Frédéric^Charles sort des chantiers français de la Seyne, près de Toulon.

Les établissements prmcipaux de la marine fédérale sont à Dantzig, Stettin, Stralsund et Geestemunde, dans la Baltique, et à Port-Guillaume, sur la mer du Nord. L'école navale est placée h Eiel. On a récemment formé un bataillon d'infanterie de marine et des compagnies d'artillerie particulièrement affectés au service et à la défense des places maritimes. Enfin, pour compléter le système maritime de la Confédération, il est question du creusement, à travers le Schleswig ou le Holstein, d'un canal à grande section, comme celui de Suez, qui ouvrirait une large communication entre les deux mers, en affranchissant la marine allemande et celle des autres nations des dangers que présentent la côte occidentale et la pointe nord-est du Jutland et le passage des deux Belts et du Sund. Les points principaux à relier paraissent devoir être Husum et la baie d'Eckemforder, Tonning et Holtenau, et, mieux encore, Brunsbnttel, sur la hve droite de l'Elbe, et le port de Kiel. Le terrain est partout plat, et la longueur du futur canal peu considérable.

Pour revenir au nouveau port de la baie de Jabde, voioi

M. SCHNITZLBR. 389

toire (t. I), la Population (t. II), la Constitution religieuse (t. ni) ; dans celui-ci, il aborde l'exposition des « intérêts matériels, > dans les grands éléments qui en sont la base permanente, TAgriculture, llndustrie et le Commerce. Toute l'économie sociale est dans ce programme. « Nous ne nous plaçons pas ici au point de vue de la politique, dit-il dans un court préambule, mais exclusivement au point de vue économique. Qui ne voit que la construction fort avancée déjà d'un réseau de chemins de fer d'environ 8000 kilomètres, joint à l'affranchissement de l'homme des champs, est pour l'empire une épreuve décisive dont son avenir dépend? Maintenant que la servitude est abolie et que les distances sont supprimées sur ce sol presque incommensurable, la position des habitants ne changera-t-elle pas? Ne leur sera~t-il pas plus facile de triompher des obstacles qu'une nature monotone et partiellement avare oppose à l'énergie de l'homme, à son élan dans les entreprises qu'amène l'esprit du siècle ? Quelles tentatives de s'y associer, quelles perspectives de progrès et d'améliorations en tous genres ne verra-t-on pas sans doute résulter de là? La production ne sera-t-elle pas naturellement poussée à de nouveaux et plus intelligents efforts? De vastes débouchés, moins difficiles désormais à atteindre, ne s'ouvrirontils pas de toutes parts à l'industrie? L'empire ne deviendrat«il pas, par ses routes artificielles, le trait d'union entre l'Europe et l'Asie? — Voilà quelques-imes des questions dont il s'est agi pour nous, dans ce volume, de préparer la solution.... »

M. Schnitzler nous annonce enfin que dans le volume suivant, qui sera le dernier, il résumera dans son ensemble le tableau topographique de l'empire des Tzars, y compris les découvertes et les conquêtes les plus récentes dans TAsie Centrale et sur TAmoûr, et que l'ouvrage sera mis à jour par rapport à tous les changements survenus dans les dix dernières années.

3dS EUROPE. (n^ 486-500)

et que la chambre des domaines reconnaissait dans les contrats cette espèce de succession. Cependant il n'y avait là qu'une tolérance qui ne créait pas un droit.

Une ordonnance remontant au 16 novembre 1867^ et applicable aux deux grands-duchés ^ a pour but d'émanciper les paysans des domaines de TËtat. Elle vient d'être appli* quée dans tout le pays. En vertu de cette ordonnance, les paysans des domaines doivent acquérir la propriété qu'ils exploitent actuellement comme simples fermiers. Mais pour cela ils sont tenus à se soumettre aux conditions suivantes :

1^ Le paysan gardera sa terre jusqu'à concurrence de 39 hectares, en payant une somme représentant 25 fois la redevance annuelle qu'il a payée jusqu'ici;

â* Les bâtiments d'exploitation resteront à la charge du paysan. Cependant, il lui sera tenu compte, dans Testimation qui en sera faite, des sommes pour lesquelles il a contribué à leur construction ;

3" Il payera, en outre, les instruments aratoires et le bétail, d'après une certaine taxe ;

4*" Les sommes provenant de l'application de ces différentes clauses, sauf une partie exigible de suite, constitueront un capital non remboursable, avec un intérêt de 4 p. 100, plus 1 p. 100 d'amortissement.

On pense que les charges ainsi imposées aux fermiers devenant propriétaires s'élèveront à environ 75 p. 100 de la valeur des terres qui leur appartiendront. Les paysans des domaines de FÉtat n'ont pas, d'ailleurs, la faculté d'opter entre l'ancienne situation et la nouvelle. Ils doivent ou accepter les conditions qui viennent d'être énumérées, ou abandonner les terres dont ils sont détenteurs, et dont l'étendue est évaluée à 150 000 hectares. On ajoute que l'application de la mesure actuellement en vigueur doit procurer à l'État une somme d'environ 36 900 000 fr.

De nombreux écrits ont été publiés soit pour approuver, soit pour critiquer cette réforme, envisagée à différents

ALLSHAGNE. S99

ints de vue par ropiniûii pubUqne. Plusieu» deâ étiriina qui ont traité oette matière demandant un adoncisse- )]kt défis les conditions imposées anx paysans. On eiprime même temps Tespoir qu'en créant des paysans libres et lëpendants dans les domaines, TÊtat aurm engagé les ires propriétaires à suivre son exemple, et qxxe l'on parndra enfin, en généralisant la réforme, à fonder des nmnnes rurales qui s'administreront elles-mêmes*

BVBOPK CENTBALB WÊ L'OQBST.

àLLâlAdlffi.

)1. Berlepsch (H. A.). Nord-Deutschland. Ulustrirte Ausg. Hildhurghauseny 1870, in-8, 924 p., avec cartes, plans, vues, etc. 2 th. et demi (Meyer).

)2« Géographie militaire de la Confédération du Nord et des États secondaires du Sud de rAllemagne; trad. de Fallemand par Bjenlin. Paris , 1869, in-8, 264 pages. Carte.

3. Victor Chbrbulikz. La Prusse et TAllànagne. Beoue des Deu»* MùndeSj 15 nov. et 15 déc.

4. Rudolph's Ortslexicon von Deutschland. Zurich, 1868, gr. in-8 (Emst).

L*oavrage est malntentlit teradié. Le Dietiomudrs complet, 50 te,

5. Hdmbert. Les villes de la Thuringe, Weymar, Erfurt, léna, Ootha, Altembourg, Cobourg, Meiningen. Excursion pittoresque et historique dans rAUemagne du Sud. Pam, 1869, in-8 illustré 12 fr.

S. R. Lunwia. Versuch einer Statistik des Grossherzogthum, Hessen, auf Grundlage des Bodenheschaffenheit (En Appendice dans la NotixbUUt des Vereins fur Erdk. xu Darmstad(i,Darmst. 1868, in-8. 67 pages (Jonghaus).

400 EUROPE. (n*»* 601-512)

507. J. Vbtter. Ueber das raemische Ansiedlungs-und Befesti* gungswesen im Allgemeinen, sowie ûber den Ursprung der Stâdte und Burgen, imd die Einfûhrung des Christenthums in sûdwestlichen Deutschland. Carkruhe, 1868, in-S. 5 fr. (Braiin.)

508. J: Hbtberger, Ghr. Schmitt^ und y. Wachteb. Topograhischd. statistische Handbuch des Kœnigr. Bayem; nebts alphabet Ortslexicon. Màncheriy 1868^ gr. in-8.

509. Beitrage zur Statistik des Kœnigreichs Bayem. 20 Heft. Die Yolkszahlung am 3 dezemb. 1867. JfUnc/ien, 1869, in-fol. 5 fr.

510. G. W. GûMBEL. Geognostische Beschreibung des Kœnigr^ch- Bayem. 11 Âbtheil. Geognotische Beschreibung des Ost-Bayerischen Grenzgebirges.... Gotfwi, 1868, in-4*. 976 pages, avec Atlas. 36 thlr. (le texte seul, 12 thalers) (J. Perthes.)

511. J. V. GrObbl. Geographisch-Statistisches Hand-Lexicon ûber das Kœnigr. Bayem. Wùrzb. 1868, in-8. 3 fr. (Stuber.)

512. L. Ravenstein. Spezialkarte von Deutschland, der Schweis und den benachbarten Landem (au 850000). 12 feuilles. HCd" hurghauseny Bibliographisches Institut, 1868. 4 thlr.

Allemagne et Prusse. Aperçu de géographie politique.

Les articles publiés par M. Victor Gherbuliez sous ce titre c la Prusse et rAUemagne » {n^ 503), ne sont pas un de ces travaux devant lesquels on passe et qui restent inaperçus. C'est un morceau de géographie politique, mais d'une couleur et d'une allure peu habituelles dans les choses qui tiennent à la science des publicistes. L'auteur a voulu montrer quelles barrières naturelles existent entre l'Allemagne du Sud et la Prusse, et il l'a fait dans la langue incisive qui lui appartient, avec des originalités de formes et de pensée qui rappellent la manière finement piquante d'Edmont Âbout, sans pourtant éveiller aucune idée d'imitation. Entre les passages que j'aurais pu citer pour donner une idée de cette curieuse démonstration, j'en prends un qui me paraît faire ressortir de la manière la plus heu-

PRUSSE ET ALLEUAGIVE. 401

se non pas seulement Topposition d'intérêts et d'idées pre à un cas particulier, mais dans nn sens général ontraste naturel qui existe entre les peuples du Nord et races du Midi, malgré la fusion morale qu'une civilion de plus en plus uniforme tend à opérer entre toutes Qations européennes:

rédéric II reprochait à ses Prussiens de n'avoir que des pas- 8 ébauchées ; mais ce peuple est solide dans ses goûts et i ses attachements, tenace dans ses desseins, dur à la peine, ) à l'efTort. S'il n'a pas les rapidités d'une intelligence priautière, ni cette finesse de perception qui est l'apanage des s exquises et permet à leur ignorance d'avoir du génie, en iDche il a le sens droit, le jugement ferme ; il est appliqué, onne tout entier à ce qu'il fait; il sait bien ce qu'on lui a )igné, et il s'entend à s'en servir. Au demeurant, peu de aisie, — allez chercher les poètes en Souabe ou à Francnon sur les J^ords de la Sprée ; — une médiocre originad'esprit, comme il est naturel dads une race où la faculté sntir et de deviner est inférieure à la faculté d'apprendre ; aurea mediocritas, une certaine aisance intellectuelle trèsindue, un niveau moyen de culture plus élevé qu'ailleurs, } que peu dépassent. De toutes les contrées de l'Allemagne, Crusse est celle qui a produit le moins de génies. Le plus jd penseur qu'ait vu naître son ciel brumeux est Kant, le dateur du criticisme ; et en effet le trait dominant du Prus- 1 est un tour d'esprit critique qui examine de près les choses |ui trouve toujours à en rabattre, une sorte d'ironie narlise qui se défie lies apparences, crève et dégonfle tous les Ions,' démonte tous les moulins à vent, prononce sur toutes chimères le verdict d'une sagesse qui a souvent raison , is qui a trop raison. Cependant ce peuple ironique et criti- \ est respectueux pour ceux qui le gouvernent ; il est le seul iZ qui le respect puisse se passer d'illusions, et malgré sa ideur naturelle l'esprit public s'est développé chez lui avec I puissance, une intensité qu'on chercherait vainement ailrs. Il a une capitale de plus de sept cent mille âmes, et IS cette capitale on a peine à découvrir un oisif vivant en tier ou eu'curieux, vivant pour le plaisir de vivre ; tout le ude s'y croit obligé de faire quelque chose, chacun sert l'Éou à l'armée, ou à la cour, ou dans l'administration, ou dans

l'ann ée oéogr. vm. 26

40S EUROPE. (n^ 513-537)

quelque fonction gratuite qui lui dévore ses loisirs; tous, tant qu'ils sont ils trouvent naturel que l'État prenne sur leur temps, 9ur leurs affaires. Ils se plaignent quelquefois, et ne laissent pas d'obéir ; ils jugent leurs maîtres, et ils obéissent ; ils raisonnent, ils discutent, ils ergotent, et ils obéissent. Que s'il éclate quelque crise qui mette l'état en danger, chacun est à son poste, prêt à faire son devoir, et ils se montrent capables de tous les sacrifices, ils accceptent toutes les fatigues ; on leur a enseigné à faire sans enthousiasme des choses grandes et difficiles.

On peut dirSi en résumé, que les développements de M. Gberbuliez se eoncentrent dans cette phnuie : < Gomment nier que le Mein soit une frontière? il sépare deux idées, deux politiques. Au Nord on fait passer l'État avant la Société; au Midi la Société avant l'Etat. Au Nord on accepte l'effort comme la loi suprême de la vie ; au Midi on prrâd très-bien son parti d'être heureux. »

ECBOPE CENTRALE DtJ SUD.

l'empire d'autrichb.

{couronne jdstrosongmoisb.)

513. E. Hannàk. Œstereichische Yaterlandskunde, fur die mlttlerai und hôheren Klassen der Mittelschulen. Wien, 1869» in-8. 2 fir. (Beck).

SU. B. KozBNH. Die Kaiserthum Oesterreich in historiach-geo* graphiflcher Darstellung. Olmûtz, 1868^ iii-8, 83 p., 76 o.

515 • V. F. Klun, Das Kaiserthum Oesterreich. Geographisch-statisticher Abriss. TFten, 1867, in-8 (4* édit.), 1 fr. 50 (Gerold).

516. Âdolf FiCKER. Die Voelkerstaelnme der Oesterreicfaisdi-nngftrische Monarchie, |ihre Gebiete, Grensen und Inseln. Hial»*

EBfPIRE P'^UTRICHE. 403

risch^ geographiaob, statistiscb dargestellt. Wien^ 1869. in-8, Cartes.

Gomp. la Gtrta ethnognpUqne de Kiepert, AnnéB géographique, 1867, p. 469, n» 480.

517 • von Meiller. Verzeichsiss jener Oertlichkeiteo im Lande Oesterreich under Enns, welche in Urkunden des ix, z^ und zi Jahrhunderts errshnt werden. Jahrb* fwr J^ndetiip. vwh Nteder- Oesterr. I, 1867.

il8. J. KoBN. Eisenbalm-Jahrbuoli 4er Oesterreichisch-Ungaris- * chen Monarchie (2* année). Wien, 1869^ in->8* Carte. 6 fr. 50 (Lehmann.).

)19, B' Anton v. Huthnbb. Ans Tirol. Berg-und Gletscher Reiseii in den œsterreicbischen Hocbalpen, Wien^ 1869, Ui-8avec Tues (Gerold).

Cetta publication fait suite & celle que M, Ratimer a domiée en 1864 souB le titre de Aus den Tauern.

i20. D' Oust. G. Laubb. Die Ladiner in Tirol Mittheilungm derk. h. Geograph. GeseUschaft in Wien, 1869, n« 3, p. 161-166.

Les Ladini sont les restes d'une ancienne population qui ne compte plus aujourd'hui que 9000 individus environ. Us occupent dans le Tirol méridional un certain nombre de vallées comprises entre la vallée de Puster-Eisak et celle d'Ampezzo ; ils forment la population d'Enneberg, du val d'Abteî, de Buchenstein et de Grœden. Leur langue est un dialecte du roman ; par leur type vigoureusement accentué, aux cheveux et aux yeux noirs, ils diffèrent complètement de leurs voisins du Pnsterthal, aux yeux bleus et aux cheveux blonds.

21. Garl Preih. von Czobrnio. Die Terrassenbildung des Gœrze Landes. Ihid. p. 355-360.

%2. J. V. Bergmaun. Landeskunde von Voralsberg : Inmhruckf 1868, in-8. Cartes, 3 fr. (Wagner.)

23. Jul. Payer. Die Sûdlichen Ortler-Alpen, nach den Forschungen und Aufoahmen. Mit einer Original-Karte, etc. MiUheilungen de Peterm. £ngânzung&heft n* 27. Gotha, Perthes^ 1869^ in-4<*, 32 pages. 3 fr. 50.

Étude physique sur une partie des Alpes Camiques.

24. J. NoRDBCANN. Moino Sonntage., Vanderbuch aus den Bergen des Oesterreichischen Hochlandes. Wien^ 1868, in-8. 4 fr. 50 (Tendler) .

25. Jahrbuch des Oesterreichischen Alpen-Vereins. Bd. 4. Wien, 1868, in-8. 12 fr. (Gerold.)

404 EUROPE. (n®' 513-537)

526. Jahrbuch fur Landskunde von Nieder-Oesterreich. Herausgegeben von dem Vereine fur Landeskunde Ton Nieder-Osterreich. (2* annnée, 1868-69). Wien, 1869, in-8. Carte. 7 fr. 50 (Braumûller).

527. D' J. GoBANZ. Neue HôhenbestimmuDgen in Steiermark. 1868, in-8. (Extr. des MittheUungen des Natunoissenschaftlichen Yereins fur Steiermark,)

528. J. t. Gœtblbrt. Uueber Keltische Orstnamen in Nieder-Oesterterreich. MiitheiL der K, K, Geograph. GeseUsch, in Wien, 1869, n» 5, p. 279-286.

529* Alex. Freiherr von Helfsrt. Ein geographisches Bild vom Sltesten Bœhmen. Abhandl, der Kais. Kcm. Geograph. Gesétl" schaftin Wim, 10' année, 1867-68. Wien, 1868, in-8, p. 1-6.

D'après rintroduction de Tonvrage du D' Jiretchek (écrit en tehek) intitulé « le droit en Bohême et en Moravie, tableau historique. »

530. J. PETEBS.Ueber die deutscben Ortsnamen Bœhmens. MittheU, ' des Vereins fur Geschichte der Deutschen in Bœhmen , 7* an.,

531. Friedr. Fuces. Die Gentral-Karpathen. Pest, 1869, in-8. 318 pages (Heckenast).

L'ouvrage se divise en trois parties. La première décrit la sitoatlon, la constitution géologique, la végétation, le climat, etc., de la chaîne; la deuxième se compose des notices générales, historiques et descriptives; la troisième décrit spécialement les routes principales, au nom bre de six, et les autres chemins secondaires.

Avant cette publication, on n'avait guère sur la géographie spéciale des Karpathes que le livre de Sonklar, Reiseskizzen aus den Alpm vnd Karpathen, et celui de Koristka, die Hohe Tatra.

532. E. Dœiile. Géographie des territoires de la sainte Couronne de Hongrie. Pest, 1869, in-8. 102 pages, avec fig. dans le texte (en hongrois). 84 nkr.

533. B. Orbàn. Description du pays des Szekler, au point de vue historique, archéologique, physique et ethnographique. Pest^ 1869, in-4, avec fig. dans le texte (en hongrois). 7 fr. 50 (Ralh).

534. A. Schneider. Encyclopâdie zur Landeskunde von Galizien, mit besonderer Rûcksicht auf Geschichte, Statistik, Topographie, Orographie, Hydrogiahie, Geognosie, Ethnographie, Handel, Gewerbe und Sfragistik. Lemberg^ 1868, in-8, 80 pages (f livr.).

Encyclopédie locale par ordre alphabétique.

EMPIRB D'AUTRICHE. 405

»35. A. MosBACH. Ueber die galizischen Ruthènen, Jahresbueh der ScMesisch.GeseUesch.fùrvaterl. Cultur.,dL, 1867^ Breslau, 1868.

>36. Centralkarte des Kœnigreichs Galizien und des Gross-Herzogthums Bukowioa. Wien, Militâr-geographisches Institut. 11 feuilles.

)37. Specialkarte des Kœnigreichs Ungam, mit dem Grossfurstenthum Siebenbûrgen, den Kœnigr. Croatien und Slavonien, dann der K. K. Militârgrânze. Nach den Originalaufhahme im K. K. Militsergeographischen Institute reducirt. gezeichnet und gestochen.

Cette grande et belle carte, dont l'institut militaire de Vienne a publié cette année les premières livraisons, se composera de 198 petites feuilles d'un maniement et d'un usage commodes. Elle est à l'échelle de 2 000 Klafter au pouce de Vienne. L'exécution graphique est d'une beauté rare; c'est un travail qui fait honneur au grand établissement auquel on doit déjà tant de cartes excellentes.

S 1*'. Ethnographie statistique de la Couronne d'Autriche.

Le Docteur Âdolf Ficker, dans son important travail sur thnographie de la monarchie austro-hongroise, donne tableau suivant de rimportance relative et de la distriition des différentes races de la Monarchie. Il ne faut Budre les chiffres consignés ici, toutefois, qu*à titre de mes de comparaison entre les masses et non dans leur ^eur absolue, les États autrichiens n'ayant pas eu de sensément général depuis 1857, et la distribution par igues n'ayant pas été faite d'une manière rigoureuse, il qu'il est, d'après les éléments actuels, ce tableau n'en a s moins un grand intérêt.

OBANDBI

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