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TRANSFORMATION DE PARIS

Égouts. — Les égouts existant dans Paris au l*'' janvier 1851 ssuraient une longueur de 147 kilomètres; aujourd'hui ce iffre est à peu près quadruplé '.

Eaux. — En 1851, la Ville disposait de 105 000 mètres bes d'eau par jour; mais le mauvais état des machines, et isolfisance des réservoirs et du réseau des conduites, ne per- 3ttaient d'en distribuer que 70 à 80,000 mètres par jour. Les lintes étaient générales, et l'administration dut se mettre en )sure de pourvoir à tous les besoins. Des puits artésiens ont ï creusés à Passy et à Grenelle. La source de la Dhuys, betée par la Ville, a été conduite jusqu'à Paris par un aquec qui mesure 131 kilomètres, et dont la dépense s'est élevée 18 millions. Les conduites d'eau, qui avaient, en 1851, une igueur de 705 kilomètres, dépassent aujourd'hui 1380 kilo- ^tres. La capacité des réservoirs a été portée de 34 000 ^tres cubes à 245 000, et elle sera de 535 000 après la conuction du réservoir de Montrouge.

En ce moment la Ville dispose d'un volume d'eau de 350 000 ^tres cubes par jour, quantité qui avant peu, par suite de la rivation de la Vanne et de la construction de nouveaux puits

l. La Ville ne s'est pas bornée à multiplier les travaux de canalisa- Q souterraine, si nécessaires à la salubrité publique. Elle a donné t galeries des dimeosions toutes nouvelles. Les ouvriers peuvent

parcourir sans difficulté, à pied ou en bateau, et des wagonsmes, circulant sur des rails et sous la pression de l'eau, permettent i égouts de se curer d'eux-mêmes.

ilieu n*a été négligé de ce qui peut contribuer à l'assainissement la voie publique. Les eaux pluviales et ménagères provenant des isons ne se déversent plus sur le sol de la rue, et doivent désor- ÏB se jeter directement^ par des embranchements souterrains, dans jout public.

jes cassis qui coupaient les carrefours et qui , dans les temps d*o- ;e, étaient une cause de submersion, ont été supprimés. Lors des crues extraordinaires de la Seine, les égouts, faute d'une Itude suffisante, s'engorgeaient, l'eau refluait dans les galeries, et ^rand nombre de caves étaieot inondées. Pour obvier à cet ingénient, et pour débarrasser en même temps la traversée du fleuve ^ la capitale des détritus des égouts, l'Administration a profité de Csourbe que la Seine décrit autour de Paris : elle a construit de ^s canaux collecteurs qui reçoivent la décharge des égouts et ^^rtent à Asnières et à Saint-Denis; on gagne ainsi 2 mètres de ^ de pente [qui assurent en ,tout temps l'écoulement régulier des

artésiens, sera portée à 425 000 mètres cubes. Déjà, en 1867, la Ville a pa distribuer une quantité moyenne de 250 000 mètres cubes d'eau par jour ' .

Halles. Marchés. Abattoirs. — De nouvelles HaUes se sont élevées au centre de la capitale sur un espace de Ç hectares. La simplicité des aménagements, l'élégance et la hardiesse de la forme, ont fait de cet édifice, sans rival dans le monde, un modèle que les cités étrangères s'empressent d'imiter.

Le marché aux bestiaux de la Yillette, qui se développe sur une étendue de 25 hectares et qu'un embranchement spécial rattache, par le chemin de fer de Ceinture, à toutes les grandes lignes, a réuni sur un seul point, au grand avantage des consommateurs parisiens, le commerce de la boucherie, réparti précédemment entre les deux marchés excentriques de Sceaux et de Poissy.

Un abattoir général a été établi à côté de ce marché, et a permis de supprimer les abattoirs du Roule, de Montmartre et de Popincourt, qui étaient devenus une véritable gène pour les quartiers populeux au milieu desquels ils se trouvaient placés.

Établissements scolaires. — Les établissements scolaires ont reçu de l'administration municipale les encouragements les plus efficaces. Le budget de l'instruction primaire seule s'est élevé de 1 653 9^1 francs à 6 ^83 680 francs.

Paris et les territoires annexés, qui comptaient, en 1851, 298 écoles municipales fréquentées par 59 153 élèves, en ont aujourd'hui kbk^ donnant l'enseignement à 92 908 jeunes gens.

Le nombre des établissements libres s'est élevé, dans la même période, de 779 à 1188, et celui de leurs élèves de 55 217 à 81 722.

Parts transformé. — Ce rapide coup d'œil jeté sur l'ensemble des services publics de la Ville permet de voir combien l'Administration municipale s'est montrée à la hauteur de la tâche qu'elle avait à remplir.

La révolution économique et sociale produite par les chemine de fer imposait à Paris, cette métropole du monde civilisé, une transformation profonde. L'œuvre est presque entièrement accomplie, et l'on peut en apprécier la grandeur et les résultats.

Assainissement de Paris. — Aucun des intérêts si vastes et

1. Autrefois les conduites d'eau étaient établies en terre, et il en résultait parfois de graves accidents. Aujourd'hui elles sont placées dans les galeries des égouts ; la surveillance en est devenue plus laelle, et les fuites sont désormais sans danger.

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iiltiples concentrés i^u sein de la capitale, n'a été laissé en affrâilôe.fandîs que de nombreuses habitations s'élevaient sur } espaces que leur ménageait une édilité prévoyante ; que le mbre des maisons de Paris s'augmentait de 10 302, et celui s logements de 136899; que la circulation voyait s'ouvrir vaut elle de larges artères, que les ruelles obscures et toreuses faisaient place à des voies spacieuses et à de riantes omenades, que l'eau était abondamment distribuée dans les lartiers les plus éloignés, que d^s travaux d'assainissement de ute nature diminuaient la mortalité et conjuraient l'effet aurtrier de redoutables épidémies *, la sollicitude de l'Admistration se portait avec non moins d'ardeur, sur tous les soins de l'ordre intellectuel et moral. Les établissements olaires augmentaient de près de moitié. Des églises, des nples s'ouvraient dans tous les centres de population à la piété s fidèles; la charité publique doublait ses ressources et iltipliait ses secours.

Fortune foncière de Paris. — En môme ten^)S la richesse

ivée prenait un merveilleux essor. La production de l'indus-

e parisienne était, en 1847, de 1500 millions; elle dépasse

jourd'hui 6 milliards. La propriété bâtie, qui figurait aux

les de 1851 pour une valeur de 2 milliards 557 millions, y

xire aujourd'hui pour une valeur de b milliards 957 millions,

nt 593 millions représentent l'apport de la banlieue annexée,

tiilliard 247 millions la valeur des nouvelles constructions,

dnction faite des démolitions, et 1 milliard 560 millions la

^ value acquise par les maisons anciennes, c'est-à-dire un

^issement de vsdeur de plus de 61 p. 0/0, que la propriété

^ doit aux travaux de la Ville et au développement de l'ai-

^^ générale.

ssources de la ville. — Et tel a été, sous l'impulsion féconde

> mouvement universel, le progrès de la richesse publique,

la ville de Paris a pu pourvoir à l'énorme dépense de tant

reprises par le seul accroissement de ses revenus ordi-

L'hépital Lariboissière a été terminé. Un second hôpital (Sainteaie) a été ouvert. L'établissement de Bcrck, sur les bords de la la maison de retraite de Chardon-l^ache, Thôpital de Forges magasin général des établissements hospitaliers ont été construits, xavaux du nouvel Hôtel-Dieu sont poussés avec activité. Vingtmaisons nouvelles de secours ont été ouvertes. Les hospices e-Périne, des Petits- Ménages, Deviilas et des Incurables, ont été istruits à la campagne et dans de plus vastes proportions.

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naires, qui, de 52 millions en 1851, se sont éleyés à 151 millions en 1867. Aucune contribution extraordinaire n'a été établie. Le moment approche même où, suivant le vœu de PEmpereur, la Ville pourra consacrer au dégrèvement de rimpôt une portion notable de ses revenus libres.

S 2. Bibliographie départementale.

Aisne.

572. Ch. GoMÀRT. Essai historique sur la ville de Ribemont et son canton. St.'QuerUinj 1869 iQ^8 vni-482 p. avec un plan et de nombr. fi g.

Allier.

573. L. Nadeau. Vichy historique. Époque romaine, fipoque féodale. Epoque moderne. Époque contemporaine. Vichy, 1869, gr. in-18. 3 fr. 50.

Alpbs-Maritimbs.

574 J. R. Bourguignon. Inscriptions romaines de Vence (Alpes- Maritimes). Paris, 1869, in-8^ 80 pages et 5 pi. (Huzard).

575. D'LuBANSKi. Nice-Guide. Histoire, climat, renseignements, avec carte des environs et le plan de la ville. Nice, 1869, in-12y xni-293 pages. 3 Tr.

576. Alex. Aubbrt. Histoire civile et religieuse d'Antibes. ArUibes 1869,in-8 255p. 2fr.50.

Alsace.

577. Bulletin de la Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace. 2* série t. VI livr. 1 et 2. Stratb. 1869, gr. in- 8 avec pi. (Levrault) .

Dans ces deux livraisons, parmi les travaux qui rentrent pliu particalièrement dans l'histoire territoriale de la province, nous eiteroni une Notice sur les deux Schweighàuser, par M. Spach; un Rapport de M. Paul Huotsur un mémoire de M. Cestre relatif aux antiquités gaUoronudnes du Haut-Rhin; et un mémoire de M. Spach sur Torigine des villes et des châteaux dans le sud-ouest de TAllemagne. — Un don de 3000 fr. a été offert à la Société par M. Engel-DoUfus, à titre d'encouragement pour la rédaction d'un Dictionnaire biographique de l'Aliaoe.

Aube.

578. Ars. TbEvenot. Statistique générale du canton de Romerupt,

FRANCE. BIBUOGRAPHIB DÉPARTEMENTALE. 433

Troyett 1869, in«8 404 pages (Eztr. des Mém. de la Soc. acadéxùqtte de TAube, t. XXXII).

3diu.no (de Gros). Un excursion anthropologi(iue dans TAvoyon. Bulletin de la Soc. d*arUhropol. t. IV. 1869, p. 193-218. F. notre yoI. prëoédent, p. 427, n* S05.

D. J. Garât. Origines des Basques de France et d'Espagne. îontpeUieTf 1869, gr. in-18, yi-294 pages.

{-du-Rhônk.

r. Gilles. Les Fosses-Mariennes et le canal de S.-Loui8. Réonseà M. Desjardins. Marseille, 1869, in-8, 48 p.

M. Gilles, dans ces Obsenrations, s'est attaqué aa travail ds M. Sfti. leqardins sur les emboachares du Rhône (K. le t. Y de VÀnniê géograhiquif p. 45%, et t. VI, p. 456). M. Deqjardios a réponda à son eritiqoe ans la première partie da mémoire suiyant, où la finesse de l'ironie ne oit pas au sérieux de la science :

[Ihône et Danube. Nouvelles observations sur les Fosses-Marienes et le canal du Bas-Rhône. Port des Fosses-Mariennes. amp de Marins. Réponse aux objections. — Ëmbouciiures du anube comparées à celles du Rhône. Projet de canalisation laritime du Bas-Danube. Notes et mémoires lus à la Société s Géographie aux séances des 27 juin 1867, 7 février 1868, mais, 16 avril, 7 mai, 2 et 16 juillet 1869. Paris 1870, in-8, iré in-4), 109 pages avec une carte des Bouches du Danube.

Extraits du Bulletin de la Société.

OQUAND. La Grau, sa composition géologique et son origine. uUetin de la Soc, géolog. . t.XXVl, 1869, p. 541 et s.

lan du port de Marseille et ses environs. Paris, 1869 , Dépôt ) la marine (n* 1042).

nat. de Barthélbmt. Mélanges historiques et archéologiques ir la Bretagne. 2* série 1*' fascic. S.Brieuc (et Paris) 1868, in-8, ,9 p. 3 fr. 50.

sné Gallbs. Les monuments mégalithiques en Basse-Bretagne en Algérie. Bulletin de la société algérienne de cUtnakhgie, 1869, n\ 1 p. 31-57.

Sans nous arrêter au parallélisme des tombes mégalithiques de l'All'annéb eÉooR. vnx. 28

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gérie et de la Basse-Bretagne, (F. d-dessns,^. 84), nous signalons ce morceau comme renfermant un très-intéressant aperçndes monvments de nos départements du Nord-Ouest connus sous la qualification de monuments druidiques.

Sur le dictionnaire breton de Troude, ▼. ci-dessas, n*. 639.

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