‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 211 sur 249 · GÉOGRAPHIE DE LA GAULE · texte numérisé non relu

GÉOGRAPHIE DE LA GAULE

44. Th. MoMMSBN. Quelques mots sur Tethnographie et Tantique histoire de la Gaule. Histoire Rom. trad. par G. A. Alexandre, t. VII, p. 331-337. Paris, 1869.

La juste réputation scientiflqne de Tantear nous fait un devoir de signaler cette Note (son peu d'étendue ne permet pas de la qualifier de mémoire), qui fait partie des appendices du T volume de la traduction de M. Alexandre.

iô. Cbnac-Moncaut. Lettres à MM. Gaston Paris et Barry, sur les Celtes et les Germains, les chants historiques basques et les inscriptions vasconoes des Convemie, à propos de Thistoire du caractère et de l'esprit français, et de l'histoire des peuples pyrénéens. Paris j 1869, in-8, 58 pages (Aubry).

^6. Ern. Desjardins. Géographie de la Gaule d'après la Table de Peutinger, comprenant : l" la reproduction des deux premiers segments de la carte originale; 2* une Introduction critique sur répoque et l'importance de ce manuscrit pour la géographie ancienne de la Gaule ; 3° une table de dépouillement de tous les auteurs anciens, des inscriptions et des médailles; 4° une table alphabétique de renvoi au texte et aux cartes ; 5* une carte de redressement portant, à leur place, les noms, les routes et autres indications renterméesdans la carte originale. Paris, 18b9, in-89 xxxix-484 pages. 25 fr. (Hachette.)

47. De Longuemar. Rapport sur le travail relatif aux voies romaines, soumis à Tappréciation de la Société des antiquaires de rOuest par M. Matty de La Tour, ancien ingénieur en chef des Punts et Chaussées. BuUetin de la Soc. des arUiq, de l'Ouest f 1868, 4* trim., p. 124-140.

BfM. Ferrand et Ménard étaient désignés comme commissaires conjointement avec M. de Longuemar. Nous reviendrons plus loin sur ce rapport, qui est un excellent résumé sur la matière.

tô. A. LoNGNON. Etudes sur les pagi. Le Pagus Otmensis et le Pogus Bagensonensis. Revue ÂrchéoL, mai 1869, p. 361-374.

49. A. Carlone. Vestiges épigraphiques de la domination grécomassaliote et de la domination romaine dans les Alpes Maritimes. Congrès archéolog, de France y 34* session tenue à Paris en 1867. Paris, 1868, in-8, p. 297-462.

50. Chabouillet. Sur une main de bronze adressée à une peuplade gauloise nommée en grec OvcXauvicuç. Revue archéoL, sept. 1869, p. 161-187. ,

51. G*^ Creult. Étude sur l'Aquitaine des Romains. Ibid,, févr. 1869, p. 90-100.

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« Dans le fameux chapitre où il embrane d*an coup d'oui les divisions ethnographiques de la Gaule, César fixe les limites de l'Aquitaine aux Pyrénées, à la Garonne et au littoral derocéan. Strabon, qui voyait les choses de moins hautj nous doniie plus de détail»: selon ce géographe, les Aquitains s'étendaient, du côté de la Narbonnaise Jusqu'aux Cévennes, et ils ne suivaient pas le cours de la Garonne jusqu'à la mer, attendu que ce fleuve, près d'arriver à son embouchure, pissait entre deux nations celtiques, les Bituriges-Vivisqnes et les Santons. Ces faits méritent attention, et c'est à les contrôler que je destine le présent article.... »

652. Sioc'Han de Kersabiec. Études archéologiques. Corbilon, Samnites, Vénètes, Namnètes , Bretons de la Loire. Nantes^ 1869, in-8, l73 pages et carte.

6^3. D'Arbois de Jubainville. Ëtymologie à*Agaunumf nom latin de Saint-Maurice-en-Yalois. Revue archéol, , sept. 1869, p. 188-

654. Brun. Description des ruines de CSmiez {Cemelenum). Congrès Archéol. de France, 34* session. Paris ^ 1868, p. 463-476| avec pi.

655. BùLLioT. Fouilles de Bibracte, 1869. RewtA XrchéoU^ novemb. 1869, p. 315-328; déc. p. 398-414.

656. Ch. Merandon. La Bibracte de Beuvray et ses inventeurs; étu- . de de mœurs archéologiques. Autun^ 1869, in-8, 18 pages.

657. Boucher de Molandon. Nouvelles études sur Tinscription romaine récemment trouvée à Mesve (Nièvre] ; conséquences de cette découverte pour la détermination géographique de Getuk- \mm. Orléans, 1868, in-8, 40 pages et 2 pi. (Extrait des Mémoires lus à la Sorbonne en 1867).

658 < Db Gadmont. Le mur de Landunum (Côte-d*Or) comparé aux murs de Toppidum découvert à Hursens (Lot), et au mur dé couvert cette année au Mont-Beuvray (Saône-et-Loire) . Coéfi, 1869, in-8, 14 p. et pi. {^xXTK\Xd\i Bulletin monumental).

659. t*abbé Marchal. Conjecture sur les origines et les commencements du Castrum Nancia^um ou Nanceium. Nancy y 1869, m-8, 16 p. (Eitr. des Mém. de la Soc. d'archéol. lorraine).

660. L. Cousin. Observations sur le projet de carte itinéraire de la Gaule au commencement du cinquième siècle, relativement aux chemins existants alors daps les pays qui ont formé la Flandre maritime et le Boulonnais. Congrès archéol. de France, 34*' session, 1867. Parts, 1868, in-8. p. 477-505, avecune petite esquisse de carte itinéraire.

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carte de la Gaule an y siècle, dont s'occupent avec tant de soin lYalits tnembreè de la commission topograpiiiqtie des Gaules, ne it atteindre toute sa perfection qu*att moyéâ des travaux et des ues de détail des archéologues qui ont pris pour objet spécial de études la province ou la localité dans laquelle ils résident. C'est à re quil serait désirable de voir se produire partout des travaux le celui que vietit de publier M. Louis Cousin, dont nous avons eu sion de signaler déjà de bons mémoires, notamment des recherlur l'emplacement de Quentovic. Cette nouvelle étude a pour objet )ies romaines de la Flandre maritime et du Boulonnais. Les obtions que Tautéur présente dans la première partie de son travail mit aux chemins de Cassel k Arras, d'Amiens à Cassel, de Cassel à uanne, de Cassel vers la mer et au Loo-wéghé Dans la seconde , il discute le tracé des chemins d'Amiens à Boulogne, de Théne à Boulogne, de Cassel à Boulogne, de Boulogne à Attin, à Éta- I Sengaté ; de Sangate à Thérouanne, de Wissant à Ouines et à ethun, et enfin les septs voies de Zoteux. Prenant pour point de t la tiôile de Peutinger et l'itinéraire d'Antonin, M. Louis Cousin ,e et s'attache à rectifier sur plusieurs points les interprétations uteurs de la carte, en s'appuyant sur les nombreux élémehts que amit sa conliaissance du pays et de ses richesses arohéologiquet. } lira pas son mémoire sans profit, notamment pour oe qui oonl'emplacement de Lindomctgus et le tracé des voies d'Amiens et érouanne À Boulogne. (Notes bibliogr. du Journal des Sav.)

^ËtftlâAim. D6 Ftanôoruiù {)rimoMiis. Bùmif 1868, in-8; \ pagei. (Ck)ben.)

mie des inscriptions a décerné cette anâée le pre*- Gtobert à l'important onvragé de M. le Baron Rosilognét qui a pour titre Èthnogénie gauloise^ volume précédent, p. 423). M.Adolphe Régnier, id épigraphiste, qui occupait en 1869 le fauteuil idence, eu annonçant^ dans la séance publique e novembre, le jugement de l'académie. Ta mos appréciations suivantes.

^ogénie gauloise nous transporte par son sujet dans d^étude qui a pour notre histoire un très-grand infut longtemps cultivée d'une façon si chimérique,

[ue, qu'on y appliquait à bon droit le nom de celtoaussi les découvertes de notre âge ont eu les plus

(Têts. Elles n'ont certes pas dissipé toutes les ténè-

3, au point de vue où elles nous placent, elles ont,

dans quelques parties de Tensemble, changé la nuit en un crépuscule, que percent môme par moments, çà et là, de lumineux éclairs. Grâce aux travaux modernes de Pictet, de Bopp, grâce au précieux répertoire grammatical de Zeuss (je ne parle que de ceux qui firent dans la voie les premiers pas bien décidés, mais ils ont eu et ont encore de zélés continuateurs), nous savons maintenant que les Celtes sont de race et de langue aryennes. A Tanalyse de leur idiome, dans le passé, dans le présent, a été appliquée la sage et sûre méthode que nous four* nit la grammaire comparative. Pour les autres aspects que présente Tétude des races, la critique historique, si perfectionnée à certains égards, et avec raison devenue si exigeante, a prêté ses puissants et prudents instruments. On ne peut faire un mérite à un auteur de venir à propos, au moment favorable, d^étre porté en avant par le courant même, pas plus qu'à la barque de l'impulsion qu'elle reçoit du fleuve, de la route qui marche, comme dit Pascal. Mais ce qui est un mérite, c'est de seconder la pente et de hâter le mouvement, en maniant bravement la rame, en manœuvrant habilement la voile. C'est ce qu'a fait M. de Belloguet. Son livre est le fruit du labeur le plus opiniâtre. 11 y montre une science très-étendue, très-profonde, puisée aux meilleures sources. Rien de ce qui chez les anciens se rapporte à son sujet, rien (ou bien peu s'en faut) de ce qui s^y rapporte chez les modernes de toute langue, ne lui a échappé. Sa première partie est le glossaire des mots gaulois cités par les écrivains de l'antiquité; la seconde est consacrée à l'étude anthropologique des races qui ont anciennement occupé le sol de la Gaule ; la troisième, qui a paru depuis peu, traite de la religion, des mœurs et des institutions des Gaulois. < A la vaste érudition dont nous avons parlé, M. de Belloguet joint, dit le rapport que je ne puis mieux faire que de citer de nouveau, un jugement libre de tout préjugé. Il circule avec une entière indépendance au milieu des hypothèses et des erreurs innombrables qu'une matière aussi épineuse n'a pu manquer de susciter. Il n'est séduit ni par l'autorité d'un nom ni par le prestige d'une tradition, quand une opinion, une tradition ne lui paraissent pas justifiées. Habile à interpréter les témoignages anciens, il sait tirer souvent du rapprochement des textes des lumières inattendues, soit pour réfuter ses adversaires, soit pour établir ses propres conclusions.

c Après ces justes éloges, votre commission, avec une impartialité qui leur donne plus de prix, fait aussi la part de la cri-

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