FRANCE. GÉOGRAPHIB DE LA GAULE
rîf des Toies romaines, comme l'ont indiqué L. Batissier et Qnantin et Boucheron, et comme M. de Matty s'est attaà le prouver dans ses longues et consciencieuses ipvestiga- S appuyées sur plus de 400 coupes des voies romaines } toute la France.
ous ajouterons que dans une autre communication . de Longuemar a confirme par de nouvelles preuves, éduites de ses observations personnelles sur cinq bornes lilliaires du haut Poitou, Texistence d'une lieue gauloise lien distincte de la lieue romaine et plus longue de près de lOO m%ti*es (2415 m. au lieu de 2221). Ce point est si important pour l'étude de quelques parties des itinéraires, [u'on ne saurait trop y insister.
Ce sujet nous ramène k la grande carte de la Gommislion topographique des Gaules. Voici ce que dit des travaux delà Commission l'Exposé de la Situation de l'Empire lu mois de décembre 1869.
«La commission de la topographie des Gaules continue ses ;ravaux avec toute l'activité que comporte la prudence qui loit présider à ses recherches, et le soin scrupuleux qui est nécessairement apporté à l'exécution typographique de ses publications.
« La carte de la Gaule, en quatre feuilles, correspondant an proconsulat de César, et la deuxième livraison du DiC" tùmnaire d* archéologie celtique y ont été cette année livrés au public, et l'impression de la troisième livraison est commencée. Cette livraison, comme les deux précédentes, sera accompagnée de nombreuses planches et de cartes d'études ; celles qui sont en préparation donneront une idée exacte delà situation topographique des peuples de la Gaule, et la statistique des cavernes habitées au temps où l'histoire est encore muette. La carte d'étude annexée à la seconde livraison résume la statistique des monuments mégalithiques de la Gaule.
c L'étude des voies antiques se complète par suite des non-
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voilés investigatioiis faites par les membres de la commission, et des observations fournies par les savants des départements. La Commission s'occupe spécialement de la carte définitive, en quatre feuilles, de la Gkiule telle qu'elle fut divisée en provinces par Auguste. Pour atteindre complètement son but, la Commission est obligée de rechercher et de tracer avec soin les limites des anciens diocèses et remplacement de certains pagi. Cette étude, qui n'avait pas encore été tentée d'une manière exacte, sera singulier rement utile à tous ceux qui s'occupent de géographie et d'histoiro. La Commission seule pouvait, à cause de ses re^ lations et de sa position officielle, espérer d'obtenir un résultat satisfaisant.
« Des missions ont été confiées à des membres de la comniission, ou à ses correspondants, pour aller en Belgique, en Germanie, dans la Province romaine, en Allobrogie et en Helvétie. Ces missions ont eu le meilleur résultat et ont permis de relever dans les environs de Metz, à Ëpinal, à Nancy, à Saveme, à Brimath, à Luxembourg, à Trêves, en Provence, dans les Alpes-Maritimes, en Suisse et en Savoie, de nombreuses inscriptions de bornes milliaires, et de recueillir d'utiles matériaux,
« En Provence, les membres de la Commission ont étudié les ruines du monument de la Turbie, où ils ont retrouvé de précieux débris de sculpture et d'inscriptions géographiques, qui sont aujourd'hui au musée de Saint-Grermainen-Laye. »