PHYSIQUE DU 6L0BB
period of the earth, identical. Read befoire the Amerioan 6eo« graphical and statistical Society. New York, 1869, iorS, 34 p.
7. Capt. H. ToTNBBi. The Heteorology oftheNorth Atlantic. I^eport to the Commitee of the Meteorological Office on the meteorology of the North Atlantic, between the parallels of 40 degrées and 56 degrees N., as illustrated by eight diagrams of observations taken on board the mail steamers running to and from America. With remarks on the différence in the winds and weather experienced, according as the ship^s course is westerly or easterly, and on the probable causes of the différence. Lond,, 1869, gr. in-8, I sh. (Potterj.
!. LiNDER. Sur les variations séculaires du magnétisme terrestre. Comptes rendus de VAcad, des se. y 6 sept. 1869, p. 621-
S 3. Sar les déviations de Taigaille aimantée.
Q problème d'un haut intérêt pour les marins a été Bvé au sein de TAcadémie des siences^ par M. Faye ; { reproduisons le compte rendu qu'en a fait M. Henri ?arville, le chroniqpieur de l'Académie des sciences \ le Journal officiel.
3 demanderai la permission à l'Académie, a dit M. Faye, evenir en quelques mots sur un procédé que j'ai îndidéjà pour déterminer en mer la véritable direction de [uille aimantée.
a question est importante, et il n'est pas inutile que l'on onnaisse l'état actuel. C'est Poisson le premier qui, en 0, chercha à résoudre analytiquement le problème de orrection des déviations que subit l'aiguille aimantée s. l'influence du magnétisme terrestre et des masses de que renferme un navire. La formule donnée par Pois-
sert encore de nos jours, bien qu'elle ait été établie r des navires en bois, c'est-à-dire pour des bâtiments es déviations étaient beaucoup plus petites que celles
Ifon observe sur nos navires en fer^ Maintenant, en
4Sà GÉWRAFHIE OÉNiRALI. {j^ 676-678)
cfffit^ 0i âM là nAw eh ^ban^f; le àfigisétiame a}>parait dansi la co<itief métalKqné de nos bâtiments.
1m formule àé Poisson ctit très-complexe et exige» des déterminations nombretises. Avâni le départ, il faut se Uvrer à des déterminations d'une grande précision et faire en mer des observations minutieuses et simultanées. Autrement, on ne peut pas affirmer que le navire soit bien dans sa route. Il est vrai qu'à la formule de Poisson on peut substituer la série de Fourier. Mais encore, si le calcul est simplifié, la minutie des déterminations et des observations reste à peu près la même.
La marine impériale seule établit avec cette rigueur, pour la route de chaque bâtiment, la variation de la déclinaison. Ainsi rétat-major de la Floride^ ayant son départ de Saint-Nazaire, établit la valeur des déviations de Taiguille aimantée suivant chaque rumb. Exemple : N. 1^ 59'; N. E. 2P52';E. 21»21';S. Ë. 6» 58'; S. — 2«d8' ; S. 0. — 13» 46'; 0. — 22*» 29'; N. 0. — 24« 15'.
L'erreur dans la direction de Taiguille peut dépasser 28® svr les nouveaux bâtiments. Sur les navires en Jbois, elle était encore de 5*^ à 7°. On voit quelle serait Tincertitudé de la marche, si ces déterminaticms n'étaient pas faîtes.
La nHurine marchande, en Angleterre surtout, a recours à des boussoles munies d'aimants compensateurs et de masses de fer doux, d'après le système de M. Airy. Mais c*)s instruments sont réglés pour des latitudes données. Quand on change d'hémisphère, la correction est fautive. Les indications deviennent illusoires ; les erreurs s'accumulent. De trop malheureux exemples Tattestent. En somme, dans ces conditions la sécurité manque à bord.
< C'est pourqpioi j'insiste de nouveau, poursuit M. Faye, sur l'appareil que j'ai décrit daus la dernière séance : il est d'une simplicité enfantine, et cependant résout entièrsment Is problème. L'aiguille de la boussole indique une fausse
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tixm^ parce qa'elle est inilaeneée par le navire ; en rmant dans le bateau de loch cpie Ton jette à/la mer boussole, il est clair qu'elle ne sera plus soumise qu'à on du magnétisme terrestre, et Taiguille, fixée à dis- \ par un taquet mû par la corde du loch, donnera, d l'appareil sera ramené à bord, sans calculs, sans mination délicate, la véritable direction du méridien létique. »
1 point de vue scientifique, un procédé aussi simple it sa valeur* N'aurions-nous pas, en effet, ce que nous oesédons pas encore, la carte des variations du magné*e terrestre aux différentes latitudes?
1 tout cas, le moyen indiqué par M. Faye résout avec telle simplicité un |n*(>blème complexe et qui intéresse d'existences, qu'il nous semble désirable iqu'il soit mis us vite possible bn expérimentation.
I. L'étade du fond des mers. Les sondages à de grandes profondenri.
). Davts. Notes sur les sondes faites par de grandes profondeurs; trad. de Tangl. par Bouquet de la Grye. Paris, 1869, in-S, 51 pages. (Public, du dépôt de la Marine.)
). Soundings and températures in the Gulf-Stream, by commander Chimmo, K. N. Proceed. of the Royal Geogr. Soe,, vol. XIII, p. 93-101.
f. A. G. FiNDLAT. On the 6ulf-Stream. Ibid,, p. 102-103. (Discussion, p. 108-112).
l. Admirai G. Irminger. On the évidences of the Gnlf-Stream in high latitudes in the North Atlantic. Ibid.j p. 226-229.
3. Delksse. Lithologie de quelques mers de Tancien mondé. (Mémoire lu à l'Acad. des sciences.) Comptes rendtu de i*Âcad, 23 août 1869, p. 519-523; — et Bulletin de la Soc. de géogr,, sept., p. 239-245.
4, Berchon de Folin etPéRiER. Les fonds de la mer. Etudes sur les {particularités nouvelles des régions sous-marines. Bordeaux^ 1867-69, in-8.
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L'étude des profondeurs de TOoéan, au moyen des grands sondages, a pris de nos jours une importance particulière aux yeux des physiciens et des biologistes. Des appareils perfectionnés ont donné à ces difficiles opérations un degré de sûreté auparavant inconnu, et ont permis d'en tirer des conséquences extrêmement importantes. Ce n'est pas seulement le relief et la nature du fond des mers que la sonde a fait connaître : on a pu constater ainsi que la vie eat répandue dans les plus grandes profondeurs, comme elle l'est jusqu'aux dernières limites connues de l'atmosphère. Au fond des abîmes, sous l'énorme pression des eaux, on trouve des myriades d'êtres microscopiques d'une délicatesse inouïe.
Le commander Ghimmo, du Gannett a eu mission l'année dernière (1868), de déterminer les limites septentrionales du Gulf-Stream, et de faire dans l'intérieur de ces limites des sondages profonds pour en observer les températures. Des données d'une grande importance sont contenues dans la communication que le commander Ghimmo a faite k la Société royale de géographie (n^' ^H)? sdnsi que dans différents mémoires lus à l'Association britannique poor l'avancement de la science, et à la Société royale de Lon* dres, par M. Hooker et le docteur Garpenter.
La sonde a été heureusement portée à près de 4400 mètres (à peu près la hauteur du Mont-Blanc), et même k cette profondeur on a trouvé une grande variété de vie animale , bien que la quantité et la nature de cette vitalité y subissent Tinfluence d'une température descendue au froid des eaux polaires. On a noté très-soigneusement une série descendante de températures sous-marines, par ok l'on peut reconnaître que sur un même point la température décroît avec la profondeur, rapidement d'abord, puis d'une manière assez uniforme. Toutes les observations faites jusqu'ici tendent k confirmer l'idée d'un passage général d'un courant polaire au courant équatorial, le premier
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sapant les plus grandes profondeurs, le dernier formant le couche superficielle de 7 à 800 fathoms (environ 00 mètres). Partout on rencontre une diffusion générale matière organique.
En 1868, le capitaine Shortland, de YHydra, à 200 mil- \ environ vers le sud de Sainte-Hélène, a obtenu un songe de 2800 fathoms (5120 m.), et rapporté la vase de tte énorme profondeur, la plus grande, peut*être, qui itjusqu'à présent bien constatée.
S 5. Un chapitre de géographie sous-marine.
On nous saura gré de reproduire la très-intéressante mmunication de notre savant collègue M. Delesse à TAcamie des sciences (n** 683); c'est un chapitre des plus structifs et des plus neufs dans la science de l'étude de tre globe, la géographie sous-marine.
c La plupart des mers de l'ancien monde ont été explorées r de nombreux sondages qui donnent leur profondeur ainsi e la nature de leur fond ; par suite, il était possible d'y conluer les recherches de lithologie que j'avais entreprises d'ard sur les mers baignant les côtes de France *. Les résultats e j'ai obtenus sont résumés par une Carte que je viens sou- )ttre au jugement de l'Académie.
La méthode suivie dans ces recherches sur les mers de Tanin monde est la même que précédemment.
Partant des données fournies par les sondages des ingénieurs drographes, on a d'abord figuré l'orographie sous-marine à ide de courbes horizontales et d'après la méthode de Buache. lis on a cherché à séparer, autant que possible, les roches de poque actuelle d'avec celles des époques antérieures. Les emières consistent presque exclusivement en dépôts meubles, idis que les roches pierreuses et déjà consolidées ne reçoivent
l. Mers de France et Mers britanniques {comptes rendus ^ avril 1867 1868, 1" semestre, t. LXVl).
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pas de dépôts et appartiennent aux lecondes. Sans avoir égard à Page de ces différentes roches, on a donné la même coulear à tontes celles qui présentei^t le môme caractère lithologique. Il devient alors très facile de voir comment elles sont réparties sur les vastes surfaces qui s'étendent au fond des mers, et de connaître les lois de leur distribution ; on parvient même à saisir, les rapports géologiques qui relient les dépôts actuels et leâ roches sous-marines avec les terrains émergeant dans leur voisinage.
Résumons brièvement les principaux résultats obtenus dans quelques mers de Tancien irionde.
La Caspienne présente une mer intérieure et peu salée ; de même que la mer d^Aral, elle a été parfaitement explorée par la marine russe. Sa profondeur est en rapport avec le relief de ses côtes : ainsi dans sa partie nord elle devient remarquablement faible à cause des steppes qui Pentourent, et de fleuves puissants, comme le Volga, qui tendent sans cesse à en opérer le comblement. Ces fleuves coulent sur des terrains éminemment sableux, comme les permien et le trias, en sorte qu'ils ensablent toute cette partie nord ; on peut même estimer que le sable couvre environ la moitié du fond de la Caspienne. Quant à la vase, elle se dépose dans le sud, c'est-à-dire dans ht parâè la plus profonde. Les mollusques de la Caspienne se développent suivant des zones qui s'éloignent de Pembouchure des fleuves ou bien y sont interrompus ; ils prospèrent surtout sur les fonds de sable et ne descendent guère au-dessous de 51 ne' très.
La mer Noire est encore peu connue. Relativement à orographie on peut observer qu'elle présente la forme d' entonnoir et que sa partie méridionale est en même temps la plus abrupte et la plus profonde. Le sable n*y occupe qu'une petite surface ; cependant au nord-ouest, où la mer Noire reçoit le Danube et d'autres grands fleuves, le sable s'est acccunralé le long du rivage suivant une zone qui atteint 60 kilomètres de largeur. Les dépôts riches en débris de coquilles y sont trèspeu étendus; il faut l'attribuer à ce que ses eaux sont peu salées et ses bords généralement escarpés. Ces dépôts se tiennent du reste à distance des embouchures des fleuves, et s'observent surtout sur des fonds de sable.
La Baltique est une mer intérieure très-peu profonde lorsqu'on la compare aux mers intérieures qui se trouvent au sud de l'Europe. Des roches constituent une partie notable du fond
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là BAMtfne^ spéciàletaent le long de la Suéde et de la Finide, ainsi que dans le golfe de Livonie ; dans l'archipel d*Ak1, elles accusent une réunion sous-marine des roches grani- [ues qui constituent les presqu'îles de Stockholm et de Finide. De Pargile se rencontre dans presque toute la Baltique cidentale, dans laquelle elle occupe môme de très-grandes rfaces. Klle doit sans doute être attribuée à des affleurements us-marins des couches argileuses ou schisteuses du terrain sipien, car ce terrain est très-développé sur les rivages voisins, jrticulièrement en Suède et en Russie. Des galets forment issi des zones discontinues qui paraissent orientées à peu près irallèlement à la côte de Suède. Leur profondeur moyenne est iviron de 50 mètres, et vers le nord elle devient môme bien .périeure , en sorte que la mer ne saurait les déplacer maintetnt ; ils indiquent donc un dépôt meuble antérieur à l'époque •/tuelle, et probablement un ancien rivage de la Baltique. La vase remplit plusieurs bassins distincts ; elle suit à disnce les découpures des côtes, se retirant autour des lies. Elle mplit les parties centrales de la Baltique et du golfe de Bothe, mais pas toujours les plus profondes. Le sable forme de larges bordures sur les rivages de la Baljue ; il occupe aussi de vastes surfaces sous-marines, particuirement sur les côtes de Poméranie et de Gourlande, dans les )lfes de Livonie et de Finlande, dans l'archipel d'Aland et dans golfe de Bothnie. L'abondance du sable dans la Baltique peut re attribuée à ce que cette mer est peu profonde, à ce qu'elle çort de nombreuses rivières torrentielles qui sont fréquemment t>ssies par des fontes de neige et qui descendent de la Finode ou des Alpes Scandinaves après avoir couru sur des roches •anitiques; elle tient surtout à ce que les fleuves de la Scannavie, de la Russie et du nord de l'Allemagne qui s'y dévernt coulent dans des bassins hydrographiques recouverts par diluvium du nord de l'Europe, qui est essentiellement sableux, lant aux mollusques, ils sont rares dans la Baltique à cause I la salure extrêmement faible de ses eaux. Passons maintenant dans l'Océan, en laissant de côté lesmers I France et des lies Britanniques, qui ont déjà été étudiées écédemment.
L'Océan est très-profond le long de la péninsule Ibérique et à tite distance de ses bords. Des roches sous-marines indiquent continuation de celles qui forment la côte. La péninsule Ibé- |ue est d'ailleurs contournée par une plago de sable ayan
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peu de largeur, à laquelle succède de la vase qui devient trèscalcaire par les grandes profondeurs.
Dans la mer du Nord, ainsi que dans Pocéan Glacial, des roches sous-marines bordent les fjords et les archipels de la Norvège et de la Laponie. Des zones d'argile très-étendues longent une partie de la Norvège et doivent sans doute être attribuées à rafQeurement des schistes paléczolques. La vase s^ rencontre surtout au voisinage de roches argileuses, et alors elle peut provenir de leur destruction.
Le sable domine sur les terrasses sous-marines qui bordent la Scandinavie et le nord de TEurope, ainsi que les Féroô et Pislande ; mais il se rencontre aussi par de grandes profondeurs, en^ sorte qu'il occupe des surfaces extrêmement vastes dans Pocéan Atlantique européen.
La mer Blanche nous offre encore une mer intérieure qu'un large détroit met en communication avec Pocéan Glacial. Le trait le plus saillant de son orographie est une profondeur beaucoup plus grande dans sa partie nord-ouest et dans le golfe de Kandalaks qu'en son milieu et vers POcéan. Les golfes allongés de la Dvina et de Kandalaks se trouvent d'ailleurs dans le prolongement Pun de l'autre et correspondent à une dépression sous-marine importante, puisqu'elle est très-accusée et parallèle à la Dvina ainsi qu'aux principales rivières de ces régions.
Les sondages ont fait reconnaître des roches près des bords de la mer Blanche, particulièrement à son entrée dans le golfe de Mezen et aussi dans celui d'Onega ; ces roches indiquent môme une réunion de la presqu'île de Laponie à la terre ferme.
Le sable occupe de vastes surfaces à l'entrée de l'océan Glacial ; mais dans la mer Blanche il borde seulement les rivages, et c'est la vase qui en recouvre presque entièrement le fond. L'extension de la vase tient sans doute à ce que la mer Blanche, par suite de son orographie, joue le rôle d'un bassin de décantation à l'égard des eaux troubles qu'elle reçoit en grande abondance, surtout au moment de la fonte des neiges; elle tient, en outre, à ce que la glace qui la recouvre une partie de Pannée contribue encore à faciliter son dépôt.
Les dépôts coquilliers sont très-limités dans la mer Blanche, probablement à cause des eaux douces et limoneuses qui s'y déversent ; toutefois ils deviennent très-abondants sur les sables à l'entrée de l'océan Glacial. On voit donc que les mollusques pullulent et prennent encore un grand développement sous des latitudes très-septentrionales et jusqu'au delà du cercle polaire.