CÂBLE TRANSATLANTIQUE
L'étude des mers intérieures de TaDcien monde révèle des ractères généraux et bien constants dans leur orographie dsi que dans leur lithologie. D'abord, leur profondeur est fai- 9 au nord et augmente vers le sud ; en outre, les fleuves les as importants qui s'y déversent viennent surtout du côté du >rd. Ces caractères se retrouvent bien marqués dans la Casenne, dans le golfe Persique, dans la mer d'Azof, dans la mer )ire, dans la Baltique, dans l'Adriatique, et enfin dans la Médirranée.
Maintenant la Baltique, la Caspienne, l'Adriatique présentent itre elles des analogies frappantes ; car toutes trois ont une ilure moindre que celle de TOcéan. Elles reçoivent une multiide de rivières et de fleuves, qui, descendus des principaux lassifs montagneux de l'Europe, transportent beaucoup de déris ; par suite, leurs bassins, déjà moins profonds que ceux es autres mers, tendent à se combler plus rapidement. Elles 3nt surtout remarquables par la grande étendue de leurs déôts sableux.
La mer Noire, la Méditerranée, la mer Blanche, offrent, au ontraire, des caractères lithologiques entièrement différents, uisque la vase y domine beaucoup et que les dépôts sableux 'y réduisent à une petite étendue.
La connaissance des dépôts qui se forment dans le fond des aers actuelles présente d'ailleurs le plus grand intérêt pour la éologie, car elle permet de restaurer par la pensée les mers es époques antérieures, et elle fait connaître par le présent le lassé de notre globe.
S 6. Le Càble français transatlantique.
On sait que les études nécessitées par rétablissement des Ables sous-marins, ces merveilleux agents par lesquels la )arole humaine est transmise avec la rapidité de la pensée i travers l'étendue tout entière du globe habité, ont été le )oint de départ de cette branche nouvelle d'investigations [n'en peut appeler la géographie sous-marine. Une des )liiB belles, et en même temps des plus heureuses opéraions de cette nature qui aient été accomplies, a été la pose, lu mois de juin dernier (1869) du câble français qui relie
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actuellemeut U France à rAmérique. Le ifminuA officiel en a pnblié une relation singulièrement attachante/ que iioue voudrions pouvoir reproduire en son entier, mais dont il lious faut^ & cause de son étenduCi retrancher bien des circonstances accessoires. Le transport et l'immersion du câble exigeaient un bâtiment de dimensions peu communes ; le choix s'arrêta sur le navire colossal construit il y a quelques années en Angleterre, où il fut baptisé du nom de Great Easterru
Bien qu'à proprement parler l'expédition du Gt¥il^ EasUm ne commençât qu'à Brest, ceux qui étaient appelés à en foire partie avaient été prévenus qu'ils auraient à s'embarquer à Port* land, le navire ne devant s'arrêter sur la côte dé France que le temps nécessaire pour exécuter la soudure du câble dont il était porteur avec le gros câble d'atterrissement. C'est donc de Portland que nous daterons ce résumé des événements survenus pendant le cours du voyage. Le départ était annoncé pour le samedi 19 juin. Depuis le 14 le Great Eastem était à l'ancre dans la rade de Portiand, et depuis quatre jours on était occupé à entasser dans les soutes du géant le charbon nécessaire pour compléter l'approvisionnement de 5000 tonnes au moyen duquel on alimentera, pendant la durée du voyage, ce Gargàntupi de fer et de cuivre qui consomme par jour 250 tonnes, o'est-àdire pour environ 6000 francs de combustible. Le navire eet plus pesamment chargé qu'il ne l'a encore été dans aucun de ses précédents voyages. Outre l'approvisionnement de combustible et l'immense attirail nécessaire pour l'expédition, les 3600 kilomètres de câble qu'il porte enroulés dans ses flancs représentent un poids de 5500 tonnes. 11 cale près de 34 pieds d'eau.
Toute la nuit du 17 au 18 juin est employée à terminer nos préparatifs; le 18, à 8 heures du matin, tout est fini. Nous levons l'ancre. Roues et hélice se mettent en mouvement. L'immense navire tourne sur lui-même, sort de la rade, et prend sa course vers la haute mor. Deux coups de canon retentissent : c'est notre salut d'adieu à la terre d'Angleterre, qui bientôt après disparait dans Téloignement. Le Great Eastem vogue vers Brest, suivi, à une distance de quelques centaines de mètres par le Scanderia^ qui doit l*escorter pendant toute la durée de l'expédition.
Le lendemain, dès midi, nous apercevons la côt9 de France.
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est d'aix)rd le phare d'Oaessant, dont la tour blanche se dresse 'horizon; puis les Pierres-Noires, ces rochers auxquels leurs houettes bizarres ont valu les noms qui les désignent : le ureau, les Cheminées, les Vieux-Moines ; et bientôt enfin, us découvrons à notre gauche le phare de la pointe Saintithieu, non loin duquel est mouillée la bouée portant l'extrêté du câble d'atterrissement.
ko. moment où nous jetons Pancre, nous sommes aussitôt entrés d'une véritable flottille de bateaux qui vont et viennent tous sens. Tous ces curieux espèrent sans doute pouvoir concpler de plus près le Gréai Eastern et les merveilles qu'il iferme; malheureusement, des ordres sévères interdisent Fadssion des visiteurs. La soudure du câble est une opération gue et délicate ; elle doit être effectuée sur l'heure, et l'on lint qu'elle ne soit rendue impossible par l'affluence des eu* uz.
i trois heures du matin tout est terminé ; le Chiltem jette r-dessus bord le lourd cordage tout bardé de fer ; le câble tterrissement ne fait plus qu'un avec celui que le Great stern porte dans ses flancs. Le navire retient suspendu à son ière ce fil de trois mille six cents kilomètres de long, dont il t déposer l'extrémité de l'autre côté de l'Atlantique. Le siil du départ est donné ; la vapeur mugit dans les machines, rouages compliqués de l'appareil de déroulement se mettent mouvement ; le câble, passant de poulie en poulie jusque 18 la mer, file d'abord avec lenteur, puis de plus vite en plus 3, tandis que s'accélère la marche du navire. A mesure que is nous éloignons, les feux des phares s'éteignent un à un ; in le dernier d'entre eux disparait à son tour à l'honzon : is sommes partis !
lundi 21 juin. La terre a depuis longtemps complètement dis- 'u; nous n'avons plus pour horizon que ce cercle aux 'ds duquel le ciel et l'eau semblent se rejoindre, et au mi- 1 duquel nous allons rester enfermés pendant vingt jours moins.
jQ temps est magnifique, et le Great Eastern s'avance JBstueusement au milieu d'une mer calme comme un lac, mant derrière lui un sillon d'écume de trente mètres de je, qui s'étend à perte de vue, comme une voie triomile tracée à la surface de l'Océan.
^otre vitesse est d'environ cinq milles à l'heure, c'est celle ) l'expérience a démontrée être la plus favorable ; le câble,
tendu par la progression du navire, décrit une longue courbe avant d*arriver à la surface de Teau.
Au câble d'atterrissement a succédé le câble intermédiaire, dont nous avons à poser une longueur de 105 milles avant d'arriver au câble de haute mer. Ces différents tronçons ont été réunis à Pavance; ils forment un tout continu partagé entre les trois cuves situées à TavaDt, au milieu et à l'arrière du navire. C'est dans la cuve principale, celle du milieu, qu'a commencé le déroulement. Onze cent douze milles de câble sont emmagasinés dans rénorme capacité de cette cuve ; les longues spirales, étagées les unes sur les autres, forment une série de couches horizontales dont chacune représente une longueur de sept milles de câble, et met cinq quarts d'heure à se dérouler.
A mesure qu'il se déroule, le câble traverse un anneau central, monte verticalement à travers une ouverture pratiquée dans le pont, passe sur une poulie, puis s'engage dans une espèce de gouttière, régnant horizontalement dans toute la longueur du navire, à une hauteur d'environ un mètre au-dessus du pont, et qui aboutit à l'appareil de déroulement.
Rien d'ingénieux et de simple à la fois comme cet appareil, au moyen duquel l'opération si délicate de l'immersion s'effectue avec une précision et une régularité parfaites. Des freins à contre-poids, adaptés au tambour et à chacune des roues qui le précèdent, permettent de régler la marche de l'appareil et même de l'arrêter tout à fait ; enfin, un dynamomètre indique à chaque instant la tension exacte à laquelle le câble est soumis, et un compteur enregistre le nombre de tours du tambour et permet de se rendre aisément compte de la quantité de câble mis à la mer.
Mais revenons à notre voyage. Le lundi 21 juin, à midi, nous nous trouvons à une distance de 42 milles. L'opération du déroulement s'effectue de la manière la plus satisfaisante ; l'état électrique du câble est excellent ; tout s'annonce donc de la manière la plus heureuse, et la journée s'achève sans qu'aucun événement fâcheux soit venu troubler les espérances de tous sur le sucés de l'expédition.
Dans la nuit du lundi au mardi, à 1 heure 15 m., l'extrémité du câble côtier intermédiaire passe sur le tambour de déroulement ; l'immersion du câble de haute m^r commence. La distance du navire au point d'atterrissement est à ce moment de 112 milles et demi.
Le mardi 22 juin, nous recevons des dépêches pour la pre-
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fois depuis notre départ. Les groupes se forment devant bie ; chacun commente à sa manière ces brèves dépêches irlent de ce monde que nous avons laissé derrière nous. *abie conquête, en vérité, que celle de cet agent mysté- , à l'aide duquel un navire, perdu au milieu de POcéan, ainsi en un instant, à des centaines de lieues de distance, sation de la patrie !
nercredi 23 ;utn, à une heure du matin, la longueur du immergé est de 250 milles. Rien de nouveau pendant la ^e; à midi nous avons fait 294 milles : nous arrivons au où le fond commence à s'abaisser pour arriver graduelt au niveau normal de l'immense plaine sous-marine qui appelée le plateau télégraphique. La profondeur, qui n'éer que de 80 brasses, s^élève aujourd'hui à 900 brasses ; dant la traction exercée sur le ciàble n'a pas encore dé- 8 quintaux, limite inférieure des indications du dynamo- . Tout va à merveille, et l'on se félicite déjà, par avance, succès qui semble assuré, car aucun obstacle ne parait plus lir arrêter notre marche.
di 2k juin. Notre quiétude ne devait pas tarder à être trou- \ était 3 h. 36 m. du matin, lorsqu'une déviation subite iguille du galvanomètre annonce un défaut dans l'enveisolante du conducteur. Aussitôt le gong se fait entendre ; lins de temps qu'il n'en faut pour le dire , le navire est I, et l'appareil de déroulement, enrayé par l'action des , retient le câble suspendu à l'arrière : un cordage solide, enu par six hommes, achève de le fixer, puis on le coupe, 'éprouver séparément la partie immergée et celle qui est I dans les cuves. L'expérience démontre que le défaut se ) dans la partie immergée : il faut ramener celle->ci à bord, st à l'avant du navire qu'est situé l'appareil de relevage: ompose d'un tambour analogue à celui de la machine de lement et qu'une série d'engrenages met en rapport avec lachine à vapeur de 40 chevaux de force, installée sur le
ztrémité du câble est fixée au tambour, puis celui-ci se n mouvement, et le câble émerge lentement du fond des
ix fois on arrête la marche de l'appareil pour soumettre le au contrôle des appareils électriques ; mais le défaut est iirs dans la partie immergée, conunence à concevoir de sérieuses inquiétudeS| car la
l'aj^ée oéoOR. nu, 30
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âjnainomètre indique une tension de plus en plus considérable; mais à une troisième expérience, on découvre que la partie défectueuse est ramenée abord: la bonne nouvelle se répand aussitôt, tandis que l'on se met en devoir d'opérer la soudure; à à 10 b. 20 m.,, celle-ci est terminée, et le navire reprend sa marche. Sept heures seulement se sont écoulées depuis le moment où Talarme a été donnée.
Le 24, à midi, nous étions à 377 milles de terre ; nous sommes parvenus à l'endroit où commencent les profondeurs de 2400 brasses^ sans que la tension indiquée par le dynamomètre s'élève à plus de quatorze quintaux.
Du 27 au 29 juin, aucun incident digne de remarque. Le 27,. à midi, nous avons fait 697 milles, 823 le 28 et 930 le 29.
Dans la journée du 29, une forte dépression barométrique annonce un changement dans Tétat de l'atmosphère. Vers quatre heures du matin, j'étais éveillé dans ma cabine, écoutant le grondement de la tempête qui s'élève, lorsque tout à coup, um son métallique domine tout autre bruit: c'est le gong qui retentit à coups pressés 1 Le doute n'est plus possible, un nouvel accident vient d'arriver. L'opération du relevage est commencée ; le câble revient lentement à bord, mais le navire présente' maintenant son arrière à la lame qui lui livre de furiBOz assauts. Des montagnes d^eau viennent s'abattre sur le pont, et mettent en danger les travailleurs. A six heures trois quarts, oa n*a pas encore ramené à bord la partie défectueuse. La traction qui s'exerce sur le câble est énorme; elle augmente encore char que fois que le navire s'élève par un mouvement de tangage. Le d^amomètre indique jusqu'à 96 quintaux. Tout à coup, les cris : t Arrêtez I arrêtez! j se font entendre, le câble vient de se rompre entre la< machine de relevage et l'arrière, à la moitié de la longueur du pont. L'extrémité du câble retourne déjà à toute vitesse vers la mer. Le lieutenant Husson, témoin de Vêi> cident, se précipite, suivi de quelques hommes, pour le retenir ; mais l'action énergique des freins, appliquée aux tambours d'arrière, suffit heureusement pour l'arrêter à temps. Chacun est déjà accouru sur le lieu de Taccident, et l'émotion est grande lorsqu'on apprend à quel danger le câble vient d'échapper. Une seconde d'hésitation, et tout était fini! le câble dispa* raissait dans la mer pour aller s'enfoncer à une profondeur de plus de 3000 mètres I
Mais il faut prendre un parti sur l'heure,, car la situation est devenue tout à fait critique. L'accident qui vient d'arriver est
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lement: il y a danger évident à continuer Popération e. On se consulte à la hâte, et, après une délibération is instants, on se décide à amarrer le câble à une i l'abandonnera la mer jusqu'à ce que la tempête 3. Quatre énormes bouées de tôle ont été embarrévision de l'événement; le câble est fixé à l'une d'eld'une chaîne ; puis on la passe par-dessus bord et 3 glisser en la retenant à l'aide de palans. Enfin, la [narre est coupée; la bouée tombe à la mer, et chae tristement s'en aller à la dérive ce globe de tôle r les vagues, qui porte la fortune de la Société du câlantique français.
maintenant de pouvoir retrouver cette bouée perdue point imperceptible au milieu de TOcéan, et c'est se montrer Thabileté consommée des hommes auzdufiée l'expédition.
le jour, la manœuvre à suivre est toute simple ; maiSj e se complique singulièrement. Il est convenu que le lera sa marche de manière à se tenir sur une môme 3, qu'il parcourra, alternativement, dans les deux 6s, de trois heures en trois heures. Cette manœuvre avec une précision telle, que le matin, au lever du I apercevons la bouée à quelques centaines de mètres du navire.
hie est à peu près apaisée, mais les vagues sont en- >rtes pour qu'on puisse songer à mettre une embarmer. Force nous est d'attendre et de continuer nos mues jusqu'au lendemain.
matin du 2 juillet, tout danger, a disparu : un canot des Hancs du Great Eastem et fait force de rames ée. n est porteur d'une amarre dont l'extrémité reste vire.
arrive ; un des matelots qui le montent saute avec de singe au sommet de l'énorme globe de tôle et ment l'amarre à la chaîne qui retient le câble. Ceîsté en parfait état : un cri de joie s'échappe de tourines lorsque son extrémité apparaît à la surface. On le hisser à bord, tandis que le canot prend la bouée [ue, et Ton en a à peine ramené quelques brasses ie défectueuse est trouvée.
lent devait être le dernier; à partir de ce moment, le vm continue sa marche sans encombre. Bien qvs It
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pas de dépota et appartiennent au secondes. Sans sroir égard Il Page de ces différentes roches, on a donné la mûme coulenr à toutes celles qui présentent le môme caractère lithologique. Il devient alors très facile de voir comment elles sont réparties sur les vastes surfaces qui s^étendent au fond des mers, et de connaître les lois de leur distribution; on parvient mèDoie à saisir, les rapports géologiques qui relietit les dépôts actaels et lat roches sous-marines avec les terrains émergeant dans leur voisinage.
Résumons brièvement les principaux résultats obtenus dans quelques mers de l'ancien monde.
La Caspienne présente une mer intérieure et peu salée ; do même que la mer d'Aral, elle a été parfaitement explorée par la marine russe. Sa profondeur est en rapport avec le relief de ses côtes : ainsi dans sa partie nord elle devient remarquablement faible à cause des steppes qui l'entourent, et de fleuves puissants, comme le Volga, qui tendent sans cesse à en opérarle comblement. Ces fleuves coulent sur des terrains éminemment sableux, comme les permien et le trias, en sorte qu'ils ensablent toute cette partie nord ; on peut même estimer que le sable couvre environ la moitié du fond de la Caspienne. Quant à la vase, elle se dépose dans le sud, c'est-à-dire dans la partie la plus profonde. Les mollusques de la Caspienne se développent suivant des zones qui s'éloignent de Pembonchnre des fleuves ou bien y sont interrompus ; ils prospèrent surtoot ma les fonds de sable et ne descendent guère au-dessous de 5è ne* très.
La mer Noire est encore peu connue. Relativement à MB orographie on peut observer qu'elle présente la forma d'aï entonnoir et que sa partie méridionale est en môme temps la plus abrupte et la plus profonde. Le sable n'y occupe qu'ime petite surface ; cependant au nord-ouest, où la mer Noire reçoit le Danube et d'autres grands fleuves, le sable s'est aeccnmnilé le long du rivage suivant une zone qui atteint 60 kilomètres de largeur. Les dépôts riches en débris de coquilles y sont trèspeu étendus; il faut l'attribuer à ce que ses eaux sont peu talées et ses bords généralement escarpés. Ces dépôts se tiennent du reste à distance des embouchures des fleuves, et s'observent surtout sur des fonds de sable.
La Baltique est une mer intérieure très-peu profonde lorsqu'on la compare aux mers intérieures qui se trouvent au sud de l'Europe. Des roches constituent une partie notable éa fond
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éhi^e, spéeiàleÈcient le long de la Suède et de la Fin* ainsi que dans le golfe de Livonie ; dans l'archipel d^Alies accusent une réunion sous-marine des roches graniqui constituent les presqu'îles de Stockholm et de Fin- De l'argile se rencontre dans presque toute la Baltique itale, dans laquelle elle occupe même de très-grandes is. Elle doit sans doute être attribuée à des affleurements arins des couches argileuses ou schisteuses du terrain sicar ce terrain est très-développé sur les rivages voisins, lièrement en Suède et en Russie. Des galets forment 38 zones discontinues qui paraissent orientées à peu près lement à la côte de Suède. Leur profondeur moyenne est 1 de 50 mètres, et vers le nord elle devient môme bien mre , en sorte que la mer ne saurait les déplacer mainte- Is indiquent donc un dépôt meuble antérieur à Tépoque e, et probablement un ancien rivage de la Baltique, ase remplit plusieurs bassins distincts ; elle suit à dises découpures des côtes, se retirant autour des îles. Elle t les parties centrales de la Baltique et du golfe de Bothlis pas toujours les plus profondes, ible forme de larges bordures sur les rivages de la Balil occupe aussi de vastes surfaces sous-marines, particuînt sur les côtes de Poméranie et de Courlande, dans les ie Livonie et de Finlande, dans Parchipel d'Aland et dans i de Bothnie. L^abondance du sable dans la Baltique peut ;ribuée à ce que cette mer est peu profonde, à ce qu'elle e nombreuses rivières torrentielles qui sont fréquemment s par des fontes de neige et qui descendent de la Finu des Alpes Scandinaves après avoir couru sur des roches pes; elle tient surtout à ce que les fleuves de la Scan- !, de la Russie et du nord de l'Allemagne qui s'y dévermlent dans des bassins hydrographiques recouverts par ^ium du nord de l'Europe, qui est essentiellement sableux. lux mollusques, ils sont rares dans la Baltique à cause dure extrêmement faible de ses eaux.
3ns maintenant dans l'Océan, en laissant de côté les mers ace et des lies Britanniques, qui ont déjà été étudiées 3mment. ^
éan est très-profond le long de la péninsule Ibérique et à iistance de ses bords. Des roches sous-marines indiquent inuation de celles qui forment la côte. La péninsule Ibést d'ailleurs contournée par une plage de sable ayan
toutes parts. Au mois de novembre prochain, nous Pavons jdit, le Grtat Eastem va entreprendre la pose du câMe qui doit établir une communication directe entre l'Angleterre et les Indes ; déjà il est question de relier par xm câble traversant l'océan Pacifique l'Asie au continent américain. Dans quelques années, nous n'en doutons pas, la pensée humaine, traversant les océans, volera d'un bout du monde à l'autre avec la rapidité de l'éclair, et la postérité reconnaissante prononcera avec respect Bt admiration les noms de ces marins et de ces ingénieurs, qui, triomphant de tous les obstacles à force de persévérance et de génie, auront jeté les fondements de la science en établissant les premières communications transatlantiques.
S 7. fitodet faydrographiqaee. Le Jtan^Bairi,
685. Rapport sur les travaux dont il serait désirable de chaiger les observateurs que S. Exe. le Ministre de TinstructioD publique se propose d'embarquer à bord du vaisseau -école le Jfean^Barî, Commissaires: MM. de Tessan, Faye, Becquerel, Brongniart, Boussingault, Milne Edwards rapporteur. Comptes rendue de VAcad, des sciences, 17 mai 1869, p. 1143-1156.
. c Dans un rapport sur renseignement supérieur^ adresai « l'Empereur vers la fin de Tannée dernière, M. le Miniatm de Tinstruction publique disait : « M. le Ministre de la « marine a résolu de faire entreprendre chaque année un < lointain voyage aux élèves de TËcole navde ; le naiire € qxd les porte pourrait recevoir quelques physiciens, m- « turalistes ou astronomes, munis des livres et desinstru- « ments nécessaires ; leurs travaux, dirigés par les instruoc tiens de l'Académie, seraient à la fois utiles à la science^ c qui s'enrichirait d'observations recueillies sous toutes les « latitudes, et aux élèves, dontquelques-uns, tout en comoc plétant l'instruction du marin, commenceraient edie « du savant. Ce voyage annuel serait une mission sdenti- « fique. »
L'instîgatioa de cette utile idée était pior^ 4e ^fualqaes
'.9s4e TÂcadémi^ des science^; povf loi donner jffxe tBÛKm antbenûque , M. le Mimstne de rinstructimi pie «^ c'était alors M. Dnrriy — ^adressa ofËdtSi^ ï rAcadémie. Une commission fut désignée, et dans la ) du 17 mai dernier l'Académie entendit le Rapport
Milae Edwards. Nous transcrivons iti quelques ^xie cet intéressant document :
lant près d'un siècle la marine française a rendu §w \s d'importants services. £q 1766 Texpédition de oirvrigation commandée par Bougainville donna rexemple^; lecin savant, Gommerson, y fut attaché, et les observantes par ce voyageur à Madagascar, ainsi que 4an9 up d'autres parties de rhémispfaère austral, ont ^té iort tant pour les zoologistes qçe pour les botanistes, bîeo mort prématurée ^e leur auteur en ait empêché la pur m complète.
econd voyage de drcumnavigation, commandé p^ La se, fut entrepris en 1789 et aurait certaioement donné ultats plus considérables, û un fatal naufrage A*étai^ interrompre au milieu du grand Océan.
791, à la sollicitation de la Société d'Histoire naturelle s, la France envoya dans l'océan Pacifique, à la recherche Peyrouse , l'amiral d'Ëntrecasteaux , et adjoignit à c^ les botanistes et des zoologistes aussi bien que des as- 9s et des physiciens. Des malheurs de plus d'un genre lèrent cette expédition de rendre à la science tous les 8 qu'on pouvait en espérer ; et, QepeQdant, c'est à elle e Maurice doit l'introduction de l'arbre à pain, et que inistes sont redevables des premières notions précises régétation si remarquable de la Nouvelle-Hc^lande ^ lore de la Nouvelle-Calédonie, première série de voyages d'exploration fut complétée pédition aux Terres AusU*ales qui partit du Havre en us le commandement du capitaine Baudin. Pérou et r y furent attachés comme naturalistes ; et malgré les es regrettables qu'ils eurent à surmonter, ces savants at à la zoologie des services de premier ordre. Cuvier ata dans un Rapport fait à l'Académie en 1806. int le premier Empire, la guerre maritime ne permit paii nce de continuer ces recherches lointaines; mais^éès
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que le parcours de la mer redevint libre, la marine de l^tat, fidèle à ses traditions, se mit de nouveau au service de la science, et, en 1817, la corvette VUranie, sous le commandement de Louis de Freycinet, entreprit un voyage de circonmavigation qui fournit à M. Gaudichaud et à deux jeunes chirurgiens delà marine, MM. Quoy et Gaimard, l'occasion d'enrichir la botanique et la zoologie d'un nombre considérable de faits nouveaux.
Le voyage de VUranie se prolongea jusqu'en 1820, et deux années ne s'étaient pas écoulées depuis le retour de M. de Freycinet, que déjà une seconde expédition scientifique du même ordre était organisée par les soins du département de la marine. La corvette la Coquille, commandée par M. Duperrey et ayant à bord MM. Lesson, Garnot et Dumont d'Urville, employa quatre années à effectuer le tour du globe, et elle rapporta une riche moisson d'observations relatives à la physique du globe, ainsi que des collections d'un grand intérêt pour la zoologie et pour la botanique.
Pendant les années 1826, 1827, 1828 et 1829, Dumont d'U^ ville fit, à bord de la corvette VAstrolabe^ son second voyage de circumnavigation ; il avait pour compagnons MM. Quoy et Gaimard, dont les noms seront toujours cités avec reconnaissance par les zoologistes, et à son retour il déposa au Muséum d'histoire naturelle d'immenses collections dont la science a tiré grand profit.
A cette époque le goût des études scientifiques était si développé dans le corps de la marine, que les officiers chargés spécialement des travaux de recherches ne furent pas les seuls à contribuer activement au progrès de la physique du globe et de l'histoire naturelle. Ainsi, pendant que V Astrolabe explondt rOcéanie, la corvette la Chevrette avait mission de promener le pavillon français dans les mers de l'Inde, et deux des membres de l'état-major de ce bâtiment profitèrent de cette circonstance pour rendre à la science des services considérables. Le lieutenant de Blosseville y fit une longue série d'observations dont Arago porta le jugement le plus favorable, et le chirurgienmajor, M. Reynaud, forma des collections zoologiqoes si importantes, que Guvier les jugea dignes de fixer l'attention de l'Académie et de devenir l'objet d'un rapport spécial.
De 1830 à 1832, un autre chirurgien de la marine, Eydouj, se distingua de la même manière pendant le voyage de circum-
avigation de la corvette la Favorite^ commandée par le capi-