‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 241 sur 249 · ETHNOLOGIE · texte numérisé non relu

ETHNOLOGIE

/on cherche quelle est la répartition relative des les races hamaines k la surface du globe, on trouve hifires suivants :

Race jaune (Haute-Asie et Asie septentrionale.

Peuples à langues monosyllabiques 584 000 000

Race blanche ' 580000000

Nègres d'Afrique 130000000

Malais 39000000

Indigènes Américains 12000000

Toutes les autres races réunies (Cafres, Hot-

tentots, Négroïdes du Nord, Australiens) 30000000

sla donne, pour la population totale du globe, 13 ou ) millions d'êtres humains (1 350000 000). 3tte estimation (dans laquelle, il n'est pas besoin de le , il entre une bonne part d'arbitraire, mais qui donne, )tal, une assez bonne idée de l'ensemble), cette estimaf disons-nous, ne s'ëloigne pas de celle de Behm (Geo^ )hische Jahrhuch\ qui donne :

à l'Europe 285 000000 d'âmes

à l'Asie (arec le Grand Archipel) 799 000000

à la Polynésie et à l'Australie 3900000

à l'Afrique 188000000

à l'Amérique duNord • 50200000

à l'Amérique duSud 8500000

Totol 1334600000

NECROLOGIE.

Kerbruoosr (Louis-Adrien). La science historique, Tarchéoie et la géographie africaine ont à déplorer la perte de A. Berbrugger, décédé à Alger le 2 juillet dans sasoizantetième année. Tous les érudits connaissent les travaux du ant bibliothécaire d'Alger, président de la Société historique §rienne. M. Louis-Adrien fierbrugger était né à Paris, le mai 1801 ; il avait fait ses études avec distinction au collège irlemagne, et à la sortie du collège il était entré à l'école Chartes. Il fut de cette vaillante phalange d'érudits qui, à igine de l'école, comptait les Quicherat, les Vallet de Yirie, les Leroux de Lincy, les Mas-Latrie, les Ludovic Lalanne, Gocheris, etc., etc. Son début dans la paléographie lui assii de bonne heure un rang dans la science. En 1832, il était igé par le gouvernement anglais de recueillir les pièces ipinales relatives à Toccupation de la France au quinzième de. En 1835, il suivait le maréchal Clausel en Afri(J[ue en lité de secrétaire particulier, il raccompagnait dans ses exsions, et il était aux côtés du maréchal Vallée à Gonstan- ). Berbrugger rapportait de ses excursions périlleuses un nd nombre de manuscrits arabes, dont Pinterprétation de- ^ lui ouvrir de nouveaux horizons et lui tracer sa voie. Il se a, en effet, à partir de cette époque, avec toute l'ardeur que conununiquait son amour pour le travail, à l'élude du passé cette terre d'Afrique dont il fit son domaine intellectuel. Il chargé d^organiser la bibliothèque d'Alger ; en même temps §digea jusqu'en 1837 le Moniteur algérien^ journal officiel de lolonie. Il fit exécuter des fouilles qui enrichirent les arts et igraphie. Ses travaux lui valurent deux médailles d'or de iadémie des inscriptions et belles-lettres, qui, en 1839, le [una correspondant ; l'année précédente, il avait été décoré la Légion d'honneur. Nommé président de la Société histo-

rique algérienne lors de sa fondation, A. Berbragger fit partie des diverses commissions scientifiques de P Algérie ; il fut, en 1843, Tun des commissaires chargés de traiter avec Abd-el- Kader un échange de prisonniers. Son érudition spéciale en tout ce qui concernait l'archéologie romaine et arabe le mit en rapport avec la plupart des savants d'Europe, et la Société royale géographique de Londres avait, en 1864, inscrit son nom parmi ceux dé ses correspondants à l'étranger. Lorsque TEmpereur visita PAlgérie en 1865, il avait remis au savant épigraphiste et archéologue la croix de commandeur de la Légion d'honneur en récompense de ses travaux.

Adrien Berbrugger, en dehors des nombreux article» qu*il a disséminés dans différents recueils et principalement dans lei douze premiers volumes de la Revue algérienne^ laisse pluslears ouvrages parmi lesquels nous citerons : la Belatwn de Vexpêdi'tion de Mascara^ 1836; — Voyage au camp d^ Abd-eUKûd»^ 1839; — V Algérie historiquey pittoresque et monumentale (1842- 1845) 4 parties in-8 avec 144 planches in-f<'; — NégooiaHam avec Abd-^UKader, 1843 ; — Des Mémoires insérés aux tomes n et IX de VEûcploration scientifique de l'Algérie (1846-1847) ; — Projet d'exploration dans la seconde ligne des oasis algériémim^ 1850 ; — La Grande Kabylie sous les BomainSf 1853 ;-- Hidoire du martyr Geronimo^ traduction d'un manuscrit espagnol du seizième siècle, 1854; -- Notice sur les puits artésiens duSaham; — 2^o(»ce sur le tombeau de la Chrétienne.

M. Berbrugger était l'âme de la Société archéologique d'Alger; la tâche laborieuse qu'il a si longtemps soutenue avec autant de zèle que de savoir, M. Gherbonneau est aujourd'hui Oiturellement désigné pour la reprendre et la poursuivre.

(pui>Wés

suédois en 3 vol. fn-12, trad. en allem., Darmstadt, 18)8), et par un second voyage en Finlande et en Russie de 1825 à 1827, dont il y a aussi une trad. allemande. Mort à Korsnas en Suède au commencement de septembre 1868 dans sa soixantedix-huitième année.

BouTAKOFF (le contre-amiral], qui a notablement contribué, par ses reconnaissances du Jaxartes ou Syr-Daria inférieur et des parties méridionales du lac d'Aral en 1848, au perfeetion-

If^GROLOOIX. 507

nmA 4a la otrte de cette partie de l'Âiie int^eure» llort le juiUetl869.

uAiLLUTip (Frédéric); Justement célèbre par ses explôratioûs 3 oasis qtd avôisinent TÉgypte (de 1815 à 1818), et par son yage dans les hauts pays du Nil (de 1823 à 1826); né à jites le 17 mars 1787, mort dans la même ville en 1869. Les emières études de Gailliaud s'étaient portées vers la minéiogie et les sciences naturelles; le commerce des pierres les fut l'occasion de ses premiers voyages, qui eurent pour éâtre une partie de TEurope et de la Tur^e. En 1815, & ige de 28 ans, il se rendit de Gonstantinople eu Caire, où iéhémet-Ali le chargea d'explorer les déserts qui s'étendent aux deux côtés de la Haute-Egypte. Dans les environs de la mer Rouge, non loin du site de Bérénice, Gailliaud retrouva les mines d'émeraudes célèbres chez les anciens. H pareoii'^ mt ensuite la Haute^Égypte, avec M. Drovetti, eonsui de France, et s'avança jusqu'en Nubie. C'est à son retour qu'il vit ia Grande OaMs, à l'ouest de Thèbes. En février 1819, il revint en France, avec une collection d'antiquités, de minéraux, d'hi* scriptions, de- notes et d'esquisses, dont le ministère de l'intérieur fit l'aeqtdsition et dont la publication fut confiée à M. Jemard. Ces matériaux, qui en bien des points aœusaient nne certaine inexpérience que le ssèle et rapplioation la plue eonecienoîense ne suffisent pas toujours à suppléer, n^en furent pBa môme présentés comme une suite de la grande Description €Ègjpiei dont ia publication s'achevait à cette époque, et pour leur mieux donner ce caractère, on les fit imprimer dans le IcMN mat in-foliô.

M. Gailliaud retourna en Egypte avec une mission du gouvernement, en compagnie d'un jeune officier de marine, M. Letonsee, spécialement chargé des observations astronomiques. Dans ce second voyage, il visita d'abord l'oasis de Siwah, si célèbre autrefois par son temple et son oracle d'Ammon ; le plan général de l'oasis fut levé, et la latitude de l'antique sanetuahre déterminée. D'autres explorateurs ont depuis Gailliaud revu et décrit ces lieux consacrés par l'histoire, et tout récemment encore Gerhard Rohlfs ', sans avoir notablement modifié la carte de Gailliaud. Ce fut encore M. Jomard qui publia cette

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