Proceedingtf vol. XII, p
3. Western Himalaya and Tibet (ISkl), Lond., 1852, 1 vol. iD-8.
encore sous certaines restrictions, — mais pas plus loin ^ Les voyageurs ont tourne autour du Tibet dans toutes les directionSy et o'est à peine s'ils ont pu çà et là en entamer la lisière. Samuel Tumer, en 1783, est, parmi les Anglais, celui qui jusqu'à présent y était entré le plus avant, grâce k des circonstances politiques *, et il dut s'arféter au sud du Tzang-bo. On peut encore nommer le D' Êooker, et son compagnon de voyage M* Gampbell, qui n*ont guère dépassé le Sikkim. Tout cela ne nous avait donné sur le Tibet que des dotions bien inférieures, scientifiquement parlant, à celles que le pandit en rapporte. "^
Sir Henry Rawlinson fit remarquer que le résultat le plus considérable de l'expédition du pandit hindou est d'à- Vt)ir opéré une reconnaissance sur la ligne qui borde inlmédiatement la frontière septentrionale de llude anglaise.
Biais cette reconnaissance est déjà un grand pas, ajoute l'illustre orientaliste, et elle en prépare de plus étendus. La seule partie considérable de l'Asie quisoit maintenant inconnue, et qui soit inconnue non pas seulement aux Anglais et aux Russes, mais aux Chinois eux-mêmes, est le pays compris en ligne directe entre Khotan et H'iassa. Cette grande exploration, je l'espère, est réservée à l'activité entreprenante des Anglais, ou à quelque expédition indisçène dirigée par l'intelligence anglaise. Il y a aussi un autre problème d'un haut intérêt quMl faudra résoudre tôt ou tard, et le plus tôt sera le mieux : c'est le cours du Brahmapoutra à sa sortie du Tibet. Le fleuve a été suivi depuis les environs de H'iassa jusqu'à sa source non loin du lac Mansarovar ; mais au-dessous de H'iassa, et là où tournant au sud il coupe (ou contourne) la prolongation orientale de l'Hi-
1. La fin du dernier siècle (1792) et le commencement de celui-ci (1812-13) nous ont heureusement valu sur le Nép&l deux relations impctrtantes, la seconde surtout qui est au nombre de nos meilleurs Toyages de l'Inde, celles du colonel Kirkpatrick et du D' Buchanan Hamilton.
2. Le D' Thomson aurait dû mentionner M. Bogie, qui séjourna plusieurs mois, en 1774, près du Dalaï-Lama, mais sur le voyage duquel on a*a que des notes trop succinctes.
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mâlaya pour descendre dans les plaines maritimes, son cours est encore un mystère *. Le pandit aurait tenté l'entreprise s'il avait été suffisamment pourvu de moyens pécuniaires; mais l'argent lui manquait pour une escorte, et sans escorte c'était im voyage impossible.
La route que le pandit a relevée n'est pas absolument nouvelle; d'autres voyageurs sont allés du Ladakh à H'iassa. Andrada, dans le dix-septième siècle, suivit en partie cette ligne, et elle fut parcourue tout entière par le P. Desideri en 1715; il est vrai que les relations de ces deux voyageurs sont absolument dépourvues d'intérêt géographique. Il n'en est pas de môme des notes que l'on doit aux officiers anglais envoyés au Tibet par Warren Hastings. Malheureusement M. Bogie mourut avant d'avoir pu publier la relation géographique de sa mission. Mais son assistant, M. Stuart, en communiqua quelques détails; et le major Tumer, qui fut envoyé un peu plus tard vers le Lama, a laissé une relation qui garde encore une grande importance pour la géographie et la science en général.
Le colonel ajoutait, dans une autre occasion : « Grâce à sir Andrew Yaugh ^ et à ses assistants, nous avons opéré le levé topographique de tout le pays qui s*étend depuis la frontière de Tlnde jusqu'à la chaîne des monts Karakoram, limite du territoire de notre allié le Maharadjah de Kachmîr. La pensée que Ton avait eue de dépasser ce point fut désapprouvée par le gouvernement, qui craignit de provoquer des complications politiques. H serait à désirer que cette interdiction fût levée, et la Société de géographie rendrait un vrai service si elle pouvait faciliter d'une manière quelconque des expéditions telles que celle qu'avait projetée le capitaine Smith, qui voulait couper l'Asie centrale pour aller de l'Inde à la Chine à travers la Mongolie. »
Le colonel Rawlinson, on le voit, ne s'exagère pas le danger des « complications politiques « ; il en est une, ce-
1 . Sur cette lacune de la géographie asiatique, et les controverses qu'elle a suscitées, voy. le 1. 1 de V Armée géographique y p. 311.