HAUTS PATS DU NIL
population stable de Korosko. Comme cette triha a été peu ¥ae par les Toyagean, et qo'on u*a sur eux, au total, que d'assez rares informations^ noos traoserlTons ce passage : « L*Ababdéh a la petite taille du Bédouin, et ses formes presque toujours irrégulières et disgracieuses : moins giréle que celui de STrie, s'il lui est peut4tre inférieur en souplesse et en agilité, il est doué comme lui de cette viguear musculaire, de cette sobriété inouïe, de cette indomptable fermeté k TépreuYe de tontes les fatigues et de toutes les prîTations ; qualités distinctlves dont le désert a doté ceux qui l'ont choisi pour patrie.. Un teint brûlé parle soleil, mus dont la nuance primitive est loin d*i§tre noire; des ymx grands, mobiles, expressifs, on rintélligence brille cependant moins que la mse, l'audace et je ne sais quel feu sauvage; de longs cheveux disposés en couronne sur le sommet de la tête et retombant sur let épaules en nattes imprégnées d'huile; un ensemble de traits qui rappelle le type caucasien : tout distingue du nfgre la tribu des Ababdéh, et en fait en même temps une race à part entre l'Égyptien et TArabe dont le langage achève de les séparer. La lance, le bouclier en peau de buffle ou d'hippopotame, le coutelas fixé au bras gauche avso l'indispensable sachet des amulettes qui conjurent le mauvais oll et rendent invulnérable, sont encore aujourd'hui les seulee armes qnlls connaissent. Leur richesse principale consiste eu immenses troupeaux de chameaux, parmi lesquels ils élèvent avec un soin jaloux ces élégants et rapides hedjinsy qu'ils montent avec une noblesse et une dextérité surprenantes, et dont la vélocité a quelque chose. de fabuleux. Possédant depuis des siècles le monopole des transports qui représentent le commerce de l'Egypte avec la mer Rouge et le haut Mil, ils se sont trouvés naturellement appelés à occuper la station de Qeroeqo. »
180. Comte R. ou Bisson. Itinéraire chez les Bazèn, et de KassaJa à Souâkim (1865). BuUeiin de la Soc. de giogt,, juillet 1868, p. 5-19.
Quelques renseignements topographiques et ethnographiques.
181 . J. et Ambr. Pongbt, négociants français à Kbartoam. Les pays situés à l'ouest du haut fleuve Blanc, ibtd., mai 1868, p. 445- 453, avec une esquisse du pays.
La carte est uniquement basée sur les renseignements foutnis par les hommes que MM. Poucet envoient chaque année dans la ré|^on du Bahr el-Ghazal. C'est un document qui aura son utilité, lorsqu'un certain nombre de relèvements certains et d'observations listronomi. qtiB auront donné de bons points de repère.
182. Das Land der Niamniam und die siidwestliche Wassercheide des Nil, nacb den Berichtea von G. Puoou und den Brûdem PoNCBT. Mittheilwigen de Petermann, n*" 11, 1868, p. 412-426. Carte.
183. Sun. White Baur. Découverte de TAlbert N'yanza; nouvelles
explorations des sources du Nil. Traduit de Tangl. par G. Masson. Paris, 1868, gr. in-8, avec illustrations (Hachette). • On aurait dû écrire au titre « Nouvelles explorations dans la région des sources du Nil. » L'équivoque est du reste dans le titre anglais : « Explorations of the Nile sources. >» — Sur le voyage même da M. Baker, voir le tume V de VAnuée géographique^ p. 335.
184. G. G. SwAYNE. Lake Victoria; a Narrative of explorations in search of the source of the Nile. Compiled from the memoirs of captains Speke and Grant. Lond,, 1668, petit in-8. 7 sh. 6 d.
185. A. G. FiNDLAT. On D' Livingstone's last journey, and the probable ultimate sources of the Nile. Journal of the Royal Geogr, soe.j vol. XXXVII, 1867, p. 193-212, Map.
La conclusion (bien hypothétique) de M. Findlay est que « les vraies sources du Nil doivent se chercher dans les montagnes situées à l'ouest et au nord-ouest du lac Nyassa', ou dans la grande Serra Muchinga des voyageurs portugais, entre 11 et 12 degrés de latitude sud. •
186. D' J. J. Egli. Die Ëntdekung der Nilquellen. Habilitations Vortrag gehalten an der ziirch. Hochschule und dem eidg. Polylechnikum in Zurich. Zurich, 1867, ii)-8, 91 p.
Exposé des recherches entreprises depuis l'antiquité pour la décou verte des sources du fleuve d'Egypte.
S !•'. L'Etbaye et les Bicharièh.
L'excursion dont M. Linant de Bellefonds, ingénienr français bien connu par ses travaux en Egypte, vient de publier la relation (n^ 171), remonte à trente-six ans (le voyageur omet d'en donner la date), et la carte même était publiée depuis quatorze ans'; mais cette publication n'en est pas moins la très-bienvenue, car elle nout transporte dans une partie de la Nubie que personne avant M. Linant n'avait visitée, où nul n a pénétré depuis lui. Les choses ne vieillissent pas vite dans ces contrées. L'Etbaïeh ou Elbâh est un massif situé près de la c6te de la