‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 53 sur 249 · MAROC. SS · texte numérisé non relu

MAROC. SS

ftnli anlmt qutpoiriUe, éyiter coUm qui sont le plus rtpprodiées des liadl» d'une provineé à Tanfre, où Ton est loajours eiposé dsfaatige à cause de la fadlité.que les malCûteurs oot de rejeter kurs butes sur leurs voisins.

L'oued NJjft est le seul oours d'eau de Mogador à Maroc qui paraisse mériter le nom de rivière. Quand M. Beaumier le passa» fsan n'arrivait pas au genou des chevaux; mais le lit couvert do galets est fort large, et l'on conçoit aisément qu'en certains moments les torrents de l'Atlas puissent le remplir asses pour en rendre le passage dangereux et même impossible.

La route de Biaroo à Saffy, par laquelle M. Beaumier a regagné la cAte, est plus courte et infiniment plus jolie que celle de Mogador^ mais elle est aussi plus accidentée. Au sortir de Maroc» on traverse une belle lone de palmiers qui ceint la ville au nord-nord-est, et après avoir passé auprès d'une colline que l'on dit être entièrement formée d'antimoine, Ton arrive an Tensift que l'on passe facilement k gué. On entre alors dans une grande plaine parseméede loin en loin de petits fragments de granit et de gros blocs de quartz d'une blancheur éblouissante, qui, à distance, ont tout Taspect de petites maisons arabes fraîchement lavées à la chaux.

A cette plaine en succède une autre dont les terres sont si remarquablement rougeâtres qu'elles ont fait donner à la province entière le nom de BM i4/imar (pays rouge).

A quelques heures de là se rencontre un lac qui peut avoir dix ou douze kilomètres de tour; il est peu profond et uniquement formé par les eaux de pluie qui s'évaporent complètement durant Tété pour laisser à découvert une mine de sel inépuisable. La ferme de cette mine est vendue aux enchères chaque année à Saffy par le gouvernement, pour une somme qui reste habituellement dans les limites de 2000 ducats, soit 3000 fr. Les acquéreurs n'attendent pas d'ailleurs l'époque du dessèchement pour com-

metioer leur exploitation, et à l'époque où M. fieaimiier y a passé, il a vn là des hommes dans l'eau jusqu'à mieorpSf OGCapës à charger leurs chameaux avec des morceaux de sel qu*ils tiraient du fond au moyen d'une pioche. On met vingt -trois heures pour arriver de Maroc à Sàfij, qui est le port le plus rapproché de cette capitale. Le seul itinéraire entre ces deux villes connu jusqu'à ce jour et publié à Paris par MM. Thomassy en 1845, et E. Renou en 1846 (avant l'itinéraire de M. Beaumier luiznêtâe, n* 211)^ est celui que suivit l'ambassade du comte de Breugnon en 1767, et M. Beaumier n'a pu y reconnaître la plupart des noms des étapes, ni s'expliquer comment^ en marchant dix heures par journée^ l'ambassadeur du toi Louis XV avait mis un peu plus de six jours pour faire cette course. Ce fait donnerait à soupçonner que les Marocains de cette époque, plus ombrageux que ceux d'aujourd'hui à l'égard des chrétiens, firent faire d'assea grands détours à l'envoyé français, dans l'idée de le tromper sur les distances, et peut-être aussi sur la direction et sur la facilité de la route.

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