GABON
CÔTE DE l'ouest ET PAYS AU NORD DU CAP.
ORANGE. TRANSVAAl..
230. Contre-amiral vicomte Fleuriot de Langlb, ancien commandant en chef de la station des'CÔtes occidentales d'Afrique. Aperçu historique sur les reconnaissances faites par les officiers de la marine française au Gabon et dans les pays voisins, de 1843 à 1868. Ârmales des voyages, sept. 1868, p. 257-270.
« Le résultat général des reconnaissances faites depuis 1862 jusqu'en 18M a été de constater la richesse du bassin de l'Ogoway. MM. Lartigue et Barbedor, le premier médecin de 2* classe et le second pharmacien de 3* classe, qui ont accompagné M. Aymes dans ses draz voyais de 1867 et 6a, m'ont adressé chacun un mémoire où. ils ont consigné leurs observations. M. de Kertanguy a coordonné les travaux géographiques entrepris par les espéditions précédentes, et les a astreints aux observations faites par M. Aymes et par lui-même. »
231. P. DU Chaillu. L'Afrique sauvage; nouvelles ezcarsions tu
stoiOAL. GUimiE, ETC. S37
pays des AshaaiM. Édition française* retne et augmentée. Paris, 1868; gr. lÂ-8. Carte et illustr. IS fr.
T. notra présidait md., p. 113, B. 4a, «t p. tlf .
232. Yoyage dn R. P. Dopaiquit, missionnaire de la oongrëgation da Saint-Esprit, dans la Guinée méridionale. Les Minions eaiholiquss, n- 3, 3 et 4 (jniUet 1868).
233. Voyage de Hngo Habh, d'OQimbingaé au Cmiéné. Annales des voyages, août et sept. 1868, p. 157-183, 271-293.
lioieera tiadait pir M. Tabbé Dinomé des MiHkeOmgea de Petermann, n. t de iSS7. Voir notre pH&oédent Tolome, p. ios, n. 99.
234. Josaphat Habn. Das land der Orahererd. Zeitseikr. der Ge* fsUieft. fûT Erdkunds $u Berlin, n« 15, 1868, p. 193-224.
Notice générale sor le pays des Héréros, sa sitaation, sa natnre, ses oondilions elimstologiqnes, sa Csane et sa végétation. Le pays est sHné entre is-33* de lat. N , et 13-19^ de long. E. dn méridien de Paris. — Le missionnaire Joasphat Babn, qni est né dans le pays et y a depuis s^onmé dix ans, est fils de M. Bngo Hahn, anteor da firagment de relation noté an n. préoédent.
235. J. CKAPMAn^ Travels in the interior of South Africa; compridng fifteen years* hunting and trading expériences, journey across the continent from Natal to Waiwich Bay, aod visits to lake Ngami and the Victoria falls. Lond., 1868^ 2 vol. in-8. 32 sh. (Bell).
236. Th. Baines. Voyage dans le S. 0. de rAfrique, ou Récits d'explorations faites en 1861 et 1862, depuis la baie Valfich jusqu'aux chutes Victoria. Traduits et abrégés par J. Bélin de Launay. PariSy 1868, gr. in-l8, vii-298 p.
Senle traduction qui ait été faite de ces intéressants récits. Y. le tome III de VJnnie géoffraphique j p. 123, n. 59, et le t. VI, p. 106, n. S8.
237. W. C. Baldwin. Du Natal au Zambèse, 1851-1866. Récits de chasses traduits par Mme Henr. Loreau, abrégés par J. Bélin de Launay. Paris, 1868, gr. in-8, vin-308 pages (Hachette).
238. Fridr. Jeppb in Potchefstroom. Die Transvaarsche oder sûdafrikanische Republilc. Nebst einem Anhang : D' Wangemann's Beise in SQd-Afrilta, 1866-67. Mit einer Originalkarte der TransTaal'schen Republik. Mittheilungen de Petermann, Ergilozungsheft n* 24, 186S, in-4*, iv-24 pages.
238 AFRIQUE. (n*" 230-245)
L« gran4p carte, tout à fait nonvelle, qui accompagne ce morceau, est au 1 856 000*. C'est là pregiière description régulij^re , à potre connaissance, que l*on ait du pays Transvaal. — La seconde partie du cahier est un abrégé analytique d'un volama ir^cemment paru à la Maison des Missionnaires de Berlin, sous ce titre : Eine Reùe-Yahr in SUd-Africa. Ausfùrlhiches Tagebuch Uber eine, in den Jahrm 1866 and 67 âusgefiihrie Impectiotureist durch die Missions-Stationen der B^rliner MUsiorwGeâemckaft, von H' Wangemann, Missions- DifMtor.
239. D' Gust. Fritsch. das Klima von Sûd-Afrika, mit besonderer Rùcksicht auf die Culturfâhigkeit des Landes. Zeitschr. der GeselUch. fur ErdkuruU fu BMin, n» 14, 1868, p. 132-162.
-^ Du mêmB. Erlâuternde ^emerkungen zur Revision der Grundemann'schen Karte des Bechuanalandes. Ibt'd., p. 163-166.
La carte de Orundemann dont il est ici question fait partie de l'Atlas général des Missions, Allgemein MissionsatUu ^ publie en Allemagne en 1867. Sur M. Gust. Fritsch et ses voyages, dont il se prépare en ce moment une publication complète, Y. no^re précédent volume, p. 107.
240, D^ erste Ceosus in der Kap-Kolonie, Mârz 1865. UUtheilun^ gen de Petermann, 1868, n" 1, p. U-23.
Relevé sommaire des résultats contenus dans un épais Blue-Book im* primé à Cape-Town en 1866, sous le titre de Ceusui of the CoUmy of the Cape of Good Hope, i865. Le chiffre accusé de la population était de 496 381 âmes, dont 2&5 760 hommes et 240 621 femmes. Ce chifllre montre une augmentation considérable sur les relèvements précédents, qui étaient :
En 182^ 1 12 870 âmes.
La population d« 1865 se répartit ainsi par nationalités :
Européens 181 592 âmes.
HotUntoU 81598 —
Cafres 100 536 —
Divers (Bassoutos at autres BetclMia-
anaa,etc.) 132665 —
Une sait* de tableaux donne la population de chaque district des deux grandes divisions de la colonie (Division de rO'.est, 25 districts; division de l'Est, 22 districts; ; le chiffre des troupeaux, les colinrea, etc.
241. Die Kiîsten-uj^d L^desvermessuBg der £Lap-^olonie. Ihid,, p. 2d-?7, ayeç uae carte de ^ colonie.
Cet articla, avec sa carte, rélKm^ deux auAmi doGmftpn^ publiés à
GAiKHf. S99
d« rocéanCV. le n. iilvint) ; et une Notice tories opjrttionf gMéuqiaes «KéeotleeJÉMiApMMrt iÉM U eohMie. Cette «wnttM noUee eet tofmiiH0é»^^|BM|fé4ee iifsiti^M, 49ii^i9|(re ^4 ?S9, 4oiit M notaiioA aBtnmoniqiie eit détero^iaée, et de la liste des pdnte, aa noikibre de S7, deot m à ilWwmiiiil^ltitade,
HkH. South Aftfea. Ctpe of Good Hope and adjacent coasta, firom Heidefciif> Bay to Btrt Natal, with the Agulhaa Bank. Qompijad ÙQOi |ha Utea( Adoùralty auryeys, )867, 1 fafiilla. Umd^t Hydrogr. Offiea, 1B67 0^* 2095). 2 sh. 1/2.
->- Sonti^ AfHca. Agulhaa Cape to Mossel Bay. Yarious authoritiea. 1 ftnille. tM.', 1867 (n* 2063). 2 ah. tft.
— Africa, South Coast. MoaserBay to St-Francis Cape. Bicead and StanUm, 1867. 1 feuille (n<> 2084). IbiéL 3 ah.
3A3. Xar| Miucb*8 Reiaen und aeine Entdekung von CSoldfeldem in Sfid-Afirika. AuToahme und Kartirung der Transvaal-RepuUik. MiilkBikÊHgm de Paterauinn, 1868, n" 4^ p. 145*148.
344. ïr Mi. f. U$m. On Oie gold-fielda of Sovthfsm Afzica. AO^ntgum, n* 2134^ sept. 1$68, p. 375.
Sffnq» 4*m HetiiDe lue dam une des féaaçea de la dtami&re ré^^nion de rAaaoçlatlon {urltanniqae poor raTaneement de lî( t^l^uïe.
S46. B'Qk.V. fini. Thi «old-fielda of Baatim Aiktea, aa4 4» land of Ophir. Ibid., n* 2142, no?., p. 644.
S 1". Notre étabHssement da Gabon.
Du)8 un court résamé communiqué aux Aonales des voyages {u? 230), le ci-devant commandant de notre station natale de la côte occidentale d'Afrique, M. le contre-amiral Fleoriot de Langle, a présenté Tapérçudes reconnaissances hydrographiques faites par les officiers de la station dans le bas Ogovaî. Sans avoir pu être poussées fort avant, ces reconnaissances ne laissent pas d*avoir notablement ajouté aux notions acquises, par de bonnes observations physiques, astronomiques et géographiques. II y a là, un peu au sud du Gabon, précisément sous l'équateuri un puissant estuaire qui semble annoncer ie dëbouchié d'un des grands fleuves dricains qui sortent des hauts massifs du centre, et qu'ali-
240 AFRIQUE. (n°' 230-245}
mentent les plui&s éqnatoriales. Celui qui pourra remonter par cette voie dans l'intërieur sera certainement sur le chemin des grandes découvertes. M. Paul du Ghaillu Ta tenté pour la seconde fois sans succès, mais non sans honneur (n® 231 ; — v. notre précédent vol., p. 115).
En attendant, notre établissement du Gabon s'étend et s'affermit; de plus il tend à devenir le point de départ des futures découvertes dans cette région. Voici ce que nous lisions il y a quelques mois dans une lettre publiée par le Moniteur :
Aux termes d'un traité passé avec les chefs du cap Lopez le l*r juin 1862, le territoire compris entre ce point et notre établissement du Gabon a été cédé à la France. Les chefs de Sangatang et d^Isambey, anciens foyers de traite, n'ont pas tardé à reconnaître également notre souveraineté. Ces contrées qu'arrose rOgovay, magnifique cours d'eau qui communique avec des centres de population et de commerce importants, ont été ainsi délivrées du honteux trafic qu'elles subissaient de temps immémorial, et sont entrées dans la voie des échanges réguliers.
Cette annexion vient de se compléter par la convention passée le 14 janvier 1868 avec les rois et chefs de Gamma et du Rembo, et portant reconnaissance par ceux-ci de nos droits à la suzeraineté de leur pays. L'action de notre établissement du Gabon se trouve ainsi reculée jusqu'au Femand Vaz, rivière appartenant à l'estuaire de l'Ogovay, et parcourant, comme ce dernier fleuve, des contrées riches en produits d'exportation. Voici quelques détails sur cette nouvelle possession, qui parait appelée à un avenir commercial d'une certaine importance.
Le Femand Vaz a une ouverture de 300 mètres de largeuri la passe peut avoir 100 mètres. La barre qui en défend l'entrée est en général praticable pendant la saison des pluies. La sonde donne toujours 4 mètres, mais le courant est très- violent, et il est prudent de n'entrer qu'à la fin du flot. Tout porte à croire que la barre est praticable presque journellement pour un bâtiment à vapeur, et fréquemment pour des chaloupes soutenues par des avirons., Quant aux brisants de la plage, ils peuvent être franchis presque constamment par des pirogues du pays.
Après avoir traversé la lagune de Femand Vas, on pénètre