‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 64 sur 249 · RÉSULTATS GEOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS GEOGRAPHIQUES

25G. H. Blanc, M. D. A Narrative of captivity in Abyssinia; with some account of the late emperor Théodore, his couDtry and people. Lond.j 1868, in-8 (Smith).

Ce volume est la reproduction amplifiée d*on récit que le D** Blanc, encore prisonnier de l'empereur Théodoros, avait trouvé moyen de faire parvenir dans l'Inde où il fut imprimé en 1867 dans les colonnes de VIndtan Times.Rïen de plus attachant et de plus instructif que ce simple récit, antérieur à l'expédition anglaise; Théodoros y apparaît sous un jour qui n'est pas toujours à son désavantage. — Nous y reviendrons tout à l'heure.

257. H. Bassaii. Narrative of the british Mission to Théodore, emperor of Abyssinia. LondoUj 1869, in-8 (Murray).

258. Bev. Stbrn. The captive Missionary; being an Account of our imprisonment and sufferings in Abyssinia. Lond.j 186i8, in-8, with illu&tr. 21 sh. (Casseil).

259. D' G. M. Wilh. Schimper. Meine Gefangenschaft in Abessinien. MUtheilungen de Petermann^ 1868, n<> 8, p. 294-298.

260. Routes in Abyssinia, Presented to the House of Lords by command of H. M. Lond,, 1867, in-8, avec une grande carte.

L'objet de cette compilation était de réunir tout ce que les voyageurs ont donné jusqu'à présent d'informations sur les principales lignes de communications intérieures de l'Abyssinie. Sans être à beaucoup près complet, ce travail renferme de bons renseignements, et il a dû être utile au général en chef ainsi qu'aux officiers de l'expédition.

"261 . Cl. R. Markham. On the physical geography of the portion of Abyssinia Iraversed by the english expeditionary force. Note lue à la dernière réunion de TAssociation britannique pour

278 OCÉANIE. yi8l-282

transcrire quelques réflexions judicieuses que nous lisons dans un des cahiers de notre principale Revue {Fevue det Deux-Mondes, I5 ju;iv.) . « Tout ce qui se rapporte à TAutriche excite actuellement en Europe on vif intérêt. On suit, avec une attention à la fois bienveillante et in- ^ quiète, les efTorts de J'bonnine d'État habile qui n'a point reculé devant la tAcbe ardue de reconstruire sur des fondements modernes l'antique édifice de Tempire danubien, miné par les rivalités de race, disloqué par les. prétentions opposées des nationalités, ébranlé enfin par les revers successifs subis sur les champs fie bataille ; mais ce qu'il importe surtout de signaler en ce pays, ce sont les manifestations du réveil de la "Vie inlellcctue le. Jusqu'à présent, l'Autriclie n'a pris qu'une part insignifiante à ce grand mouvement scientifique, qui, renouvelant presque toutes les branches du savoir, constitue le plus beau titre de gloire de TAllemagne contemporaine. Les savants ne manquaient peutêtre point à l'empire, mais la liberté manquait »ux savants, et, sans liberté, la science est arrêtée dans son essor. La pensée ëiait écrasée soQS le poids d'un double despotisme : despotisme de l'État, despo. tisme de TËglise, le second bien plus lourd que le premier, car la censure ecclésiastique, là où elle peat agir dans l'ombre, comme en Autriche il y a peu de temps encore, ôte jusqu'au goût des études indépendantes. Celui qui ne peut dire que la moitié de ce qu'il pense, timera souvent mieux se taire. Voilà, du moins, la catse à laquelle les Autrichiens eux-mêmes attribuent la stérilité dont leur pays semblait frappé dans Tordre intellectuel. Il est certain qu'il y a quelques années, les résultats du voyage scientifique de /a Novata n'auraient pas été publiés dans l'esprit où ils le sont aujourd'hui, et c'esl pour ce

motif que QQua nous pUisona à y voir Tan des symptômes 4e la régé- Aérutt^h de TAutriche. »

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