‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 79 sur 249 · ÉTAT DU CANADA · texte numérisé non relu

ÉTAT DU CANADA

414. A. Harvet. a statistical Account of British Columbia, OUau>a, 1867, in-8, 41 pages.

415. Ed. DU Haillt. Six mois à Terre-Neuve. RevM des Deug- Mondes^ 15 août 1868, p. 948-972.

Tkbleau de la natare physique de Ille et de la Tie des Colons.

416. Newfoundiand, Bonavista cape to Bulls Bay; Orlebar et Kcrr, 1867. Lond,, 1868, hydrogr. office (n« 296;. 2 sh. 1/2.

417. Côtes de l'île de Terre-Neuve. Partie orientale, du cap Saint- Jean au cap Bonavista. PariSy Dépôt de la marine. Corrigée, 1867 (n» 1446).

418. A. Waddington. On the geography and mountain passes of British Columbia, with référence to an overland route. (Mémoire lu à la Soc. de géographie de Londres^ le 9 mars 1868.) Extrait.

M. Waddington a consacré plusieurs années, par lui-même et par ses agents, à l'exploration des vallées et des passes de la grande chaino de partage des deux mers, afin d*y constater quel y serait le point le plus praticable pour rétablissement d'une route ou d'une voie ferrée. Deux chaînes de montagnes, les Ccucade Mountaina ou Coatt Rangt et les Rocky Mountains ou Montagnes Rocheuses, la première avec une largeur moyenne de 110 milles et la seconde de 150 milles, so rapprochent et se réunissent presque sur la frontière sud de la colonie; mais plus au nord leurs crêtes divergent, et les deux massifs laissent entre eux une plaine fertile dont la largeur atteint 120 milles. Dans la partie méridionale du pays, il a inutilement cherché des passes praticables pour une route transversale. Le tracé qui lui a paru préférable à tous les autres part de Bute inlet, sur la côte, se dirige au N. E., rencontre la rivière Fraser dans sa partie supérieure, vis-à-vis du confluent de la Quesnelle, et franchit les Montagnes Rocheuses au col de Tellow-Head pour se porter de là vers l'établissement de lied River. Le col de Yellow-Head , selon le docteur Rae, a une altitude de 3760 pieds anglais (1146 met.) au-dessus du niveau de la mer, et le niveau moyen de la plaine cenU'ale est à 762 met. dans sa partie méridionale.

419. Notes on the physical geography of Vancouver island. The Mercantile Marine MagaxinCy oct. 1867, p. 299-310.

420. G. M. Spro\t. Scènes and Studies of savagc life. Lond, , 1868, petit in-8 (Smith).

Voici un des volumes les plus intéressants qui aient été publics sur l'île Vancouver. Nous y reviendrons ci-après.

421 . Rev. P. Petitot. Étude sur la nation Montagnaise. Les Missions catholiques j n** 17 et suiv. (octobre 1868).

Ce morceau mérite de figurer à côté du livre de M. Sproat. C'est une excellente monographie. Les Cbippévayans ou Chipperrayanarrok, auxquels les anciens colons canadiens ont appliqué le sobriquet de Montagnais qui leur est resté, occupent les plaines basses et froides qui s'étendent entre la baie d'Hudson et les Montagnes Rocheuses, au sud des Esquimaux qui bordent les rivages de la mer Polaire.

342 AMÉRIQUE DU NORD. (n*** 414-421)

S 1. Le Dominion ou État fédéral du Canada. L'élément français.

M. Hameau, dans une suite de lettres adressées au journal de Québec, s'est attaché à faire ressortir les avantages de la nouvejle organisation politique pour la population française du Canada.

Grâce à la Confédération nouvelle et au système de subdivitlion qui en résulte, l'administration du Bas-Canada, dit-il, est en un sens devenue nationale. Le Parlement qui siège à Québec est presque exclusivement une assemblée française. Tous les ministres, sauf deux, sont Français, et le gouverneur lui-môme de la province, sir Narcisse Belleau, est d^origine française. Un des orateurs français les plus distingués, M. Chauveau, a été couvert d'applaudissements à Ottawa; et M. Cartier continue d'occuper, dans la direction générale des affaires, la position éminente de premier homme d'État de l'Amérique anglaise.

U n'y a plus actuellement qu'une chose à souhaiter pour les Canadiens français : c'est qu'ils sachent conserver une juste meisure d'activité et de modération, car cette règle de conduite peut seule leur assurer les avantages de la position qui leur est faite. Toute prétention exagérée serait hors de place ; la politique des Canadiens français doit être déformer contre-poids entre les partis, sans paraître jamais vouloir dominer.

Quand on considère la progression de l'élément français dans le Bas-^Canada, on voit qu'il n'est nullement impossible que dans cent ans d'ici il se soit développé dans l'Amérique du Nord un corps de nation française qui ait un rôle considérable dans la civilisation du nouveau monde.

Quoiqu'il arrive, nous pouvons regarder maintenant cette nationalité comme solidement assise. Il n'est pas aisé de déraciner tm million d'hommes, qui présenteront de plus en plus une masse compacte, homogène, inébranlable. Les Yankies euxmêmes devraient-ils annexer la communauté française du Canada à leur grande république, leur action dissolvante ne pourrait rien sur nous aussi longtemps que nous conserverons le secret de notre force.

CANADA. 34â

S 2. tJii chapitra <l*tothnogh4)hie. Les tribas des grandes plaines

da Kord.

Le tableau physique et moral qu'un de nos missionnaire^ français, le R. P. Petitot, publie sur les Chippévayanft ou M(mtâgliaiS des Territoires de la Baie d'Hudson (n® 421)^ ajoute un excellent chapitre à l'ethnographie américaijpe. Ge peuple n'était certes pas inconnu; mais, auôan des voyageurs ou des missionnaires qui en avaient parlé jusqu'à présent n'en avait eu une connaissance aussi complète» Nous nous bornons à extraire de cette relation du P. Petitot une page qui résume la distribution des nom^^ breuses fractions dont la nation chippévayane se compose»

La famille montagnaisô ou chipperrayane (du mot cri Chip^ pèrrayanarrok^ qui signifie canots élancés) n'est pas moins im-» portante que la tribu algonquiqe, qui, des États-Unis, étend ses branches jusqu'au 58<» degré 43' latitude nord. Celle-là se mou'^ tre au-dessous du 55* degré et monte jusqu'au 69*, oh. elle se môle aux Esquimaux septentrionaux ou Grands Esquimaux. En largeur, son territoire n'a de bornes que la baie d'Hudson d'un cité, et les Montagnes Hocheuses de l'autre ; encore les Lou^ ekeux^ qui forment la quatrième des nations montagnaises, fran^ohissent-Us cette barrière pour aller peupler les immenses forêts de l'Amérique russe, où ils donnent la main aux Tchouktchis du détroit de Bering, qui appartiennent à la famille esquimau.

Les Montagnais, qu'il ne faut pas confondre avec leurs homonymes du Canada qui sont de race algonquine , se divisent na* turellement, par leurs dialectes, en quatre nations subdivisées en tribus, ayant chacune un idiome particulier, et portant des noms qui désignent la région qu'elles parcourent ; mais toute s'accordent à s'appliquer le titre d'hommes, dont la traduction varie légèrement d'une nation à l'autre, désignant les familles étrangères à la race montagnaise par les épithètes peu flatteuses 6?ennemii et de pieds étrangers.

En jetant un coup d'œil sur le tableau suivant, on aura une idée de la répartition des différentes tribus montagnaises et de leur position respective. La marche de ce tableau va du sud au nord.

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