II. Geologtscher Theil. 63 p. avec 1 pi. 5 fr
Extraits des Méôijgiir^s de l'Académie.
502. G. BoissiÈRE. Rapport sur une mission archéologique et épigraphique en Moldavie et en Valachie (1865). Archives des Jftssions scientifiques et UUéraireSf t. IV, 2* livr., p. 181-221 .
Le titre général du rapport de M. Gustave Boissière aurait dû recevoir ici une modification. Il n'y est en efiet question que de l'exploration du site romain de Troesmis^ situé sur la rive droite du bai Danube, dans la Dobroudja.
503. Hbuzbt. Le sanctuaire de Bacchus Tasibastenus dans le canton de Zikhna (en Thrace). Comptes rendus des séances de VAcademie des inscriptions et belles-lettres, juiWei 1868, p. 219-231 •
504. G. Dbville. Rapport sur une mission dans Ttle de Samothrace (1867). Archii>es des Miss. scienU et littér,y t. IV, p. 253-265.
505. Fred. Millingek (Osman Seify Bey), ancien chef de bataillon au service ottoman. La Turquie sous le règne d'Abdul-Aziz (1862-1867). Bruxelles, 1868, in-8. 7 fr. 50 c.
506. Général Kbérédinb, ancien ministre de la marine à Tunis. Réformes nécessaires aux États musulmans. Paris, 1868> ia-8, 80 pages.
507* Alfr. VON Kremer, Geschichte der herrsohenden Ideeli des slams. Der GottesbegrifT, die Prophétie und Staatsidee. Leipzig, 1868, in-8. 3 thlr. (Brockhaus).
L'objet de ce livre, dont l'auteur est déjà connu par de très-bom travaux sur l'Orient musulman et en particulier sur l'Egypte, est de présenter un tableau du développement et de l'influence historique de l'islam sur la civilisation orientale. Le mouTement qui s*opère actuellement en Turquie lui donne un intérêt tout à fait actuel, en même temps que la solide et profonde connaissance que l'auteur possède du sujet et des sources donne i son travail une valeur sérieuse et durable.
508. Tbsta (J. de). Recueil des traités de la Porte Ottomatte avec les puissances étrangères, depuis le premier traité cojdcIu, en 1536, entre Suleyman I*' et Françob I«% jusqu'à nos jours. T. III,
2« partie. France. Parif, 1868, in-S**, pages 331-718 (Âmyot). 12 fr. 50 6.
509. G. Muir Hackbnzib and A. P. Irbt. Trayais in the slavonic provinces of Turkey in Europe. Lond., 1867, in-8, wilh illuslr.
A cdté de voyagears tels que Boaé, Viquesnel, Hahn et Kanitz, ce n'est gaère que par un scrupule de conscience bibliographique que Ton inscrit le titre de volumes tels que celui-ci. Les deux touristes sont des hommes instruits, cependant; mais à peu près en tout ils se tiennent à Tépiderme des choses, ils s'étendent volontiers, — et trèslonguement, -— sur les occurrences futiles dont une traversée telle que celle de la Turquie d'Europe abonde, et on les trouve en géoéral plus sérieusement préoccupés des inconvénients à éviter que des observations à faire. La géographie n'a rien absolument à tirçr de ce gros in-octavo, et l'histoire fort peu. Un ou deux chapitres sur la Servie, c'est à peu pr^s tout ce que l'on peut distinguer; et encore, qu'est ce que cela à côté des riches études de M. . Kanitz I — Ce que l'on peut dire, c'est que le livre est bien imprimé,' et les planches d^une belle exécution.
510. J. KosKiEWicZj k. k. major in Generalstabe. Sludien tlber Bosnien und die Hèrzegdwina. LeipxiQf 1868, in 8, carte.
La carte est une réduction de la carte en quatre feuilles publiée par le major Roskiewicz, en 1865. V. le tomeV de V Armée géographique^ p. 398, n" 378. Dans cette dernière carte, comme dans sa réduction, la topographie, gravée en grisaille, e<^t loin d'être d'un bon effet. Cette manière est expéditive et par conséquent économique, mais il faut la réserver pour les productions les plus communes du commerce; et encore 1
511. G. Thœhmel, k. k. Hauptmann. Geschichtliche, politische, und topografisch-statistische Beschreibuug des Vilajet Bosniens, das ist das eigentliche Bosnien, nebst tïirkisch Kroatien, der
0 Hercegovina und Rascien. Wienj 1867, in-8 (Wenedikt).
512. D* 0. Blau, preuss. Consul in Serajewo. Zweiten Bericht ûber rômische Alterthûmer in Bosnien (juillet 18b7). MonaUber. der kœn. preussischen Akademie. Nov. 1867^ p. 741-746.
Recherches sur plusieurs stations de la carte romaine, et sur quelques autres positions anciennes.
^ Ausflûge in Bosnien (juin 1867). Zeitschr. der Gesellsch. fur Erdk. iu Berlin^ t. II, 1867 (n» 12), p. 499-516, avec une carte. '•
— Zur Statistik von Bosnien. Ibid., p. 516-518.
Tableau des livas ou cercles et de leurs subdivisions en kazAs ou districts, avec la population.
613. E. YiBT, consul do France à la Scutari. Itinéraire en Albanie
et en Roumélie. Bulletin de la Société de géographie ^ juillet 1868, p. 24-36.
514. Pricot de Sainte-Màrib (J.-B.-E.\ De Serajevo à Taohli<]lia. l&id., mai 1868, p. 497-511.
515. J. G. VON Hahn, Reise âurch die Gebiete des Drin und Wardar, im Auftrage der kais. Akad. der Wissensch. unternommen im Jahre 1863. Wien, 1867, in-4% n-188 pages. (Extrait du t. XVI des Mémoires de rÂcadémie.)
Nnl n*a autant contribué que M. de Hahn, consul d'Autriche en Grèce, à répandre un peu de jour sur la géographie, Tethnogriphie et les origines de l'Albanie. Ses études albanaises, Albaneiiiche Studien^ publiées en 1854, resteront comme un monument de diligente et sa> vante investigation dans les voies multiples de l'histoire, de la topographie, de la géographie comparée et de la philologie. GrAce à M. de Hahn, la race albanaise, les Skipetars, comme ils se nomment euxmêmes, se classe d'une manière infiniment moins vague qu'auparavant dans la grande famille indo-européenne; et du même coup les faits révélés ou constatés par les recherches de l'infatigable explorateur ouvrent des jours nouveaux, dont l'archéologie historique n'a pas encore, à beaucoup près, tiré tout ce qu'elle en peut attendre, sur quelques-uns des plus obscurs problèmes des origines européennes.
Le travail que publie aojourd'h> i M. de Hahn est le développement de la partie géographique de ses premières recherches. Une étendue considérab.e du cour» du Drin, depuis la réunion des deux branches supérieures (le Drin Blanc et le Drin Noir ) dont se forme le fleuve, n*avait pas encore été régulièrement reconnue : M. de Hahn l'a remontée et décrite. Il a étudié des parties également peu connues du Drin Noir (la branche méridionale du fleuve albanais), et de là il a porté ses investigations dans le bassin inférieur du Vardar.
La publication actuelle, déjà très-considérable (elle représente bien 400 pages in octavo d'une forie justification), n'est que la première des trois parties entre lesquelles l'explorateur a distribué s»^s nombribx matériaux. Celle-ci contient le récit proprement dit du voyage, ou du moins les f«its de la nature la plus générale. Ta seconde partie contirndra les données plu> particulie'ement topographiqoes, y compris sans doute les observations astronomiques et les observations d'altitude. La troisième partie se composera d'une série de mémoires sur, l'histoire et sur l'état r ligieux, économique et social de la nation albanaise, y compris les inscriptions recueillies et les cartes partieolières dress^iBS sur les lieux.
Noos ne pouvons pas dire que noua soyons en principe partisan de cet coQpares qui distribuent en classes séparées les faits de diverse nature fournis par l'étude d'un peuple ou d'un pays. Toutes les observations se tiennent, et leur rapprocbement dans une publication bien ordonnée soutient l'intérêt sans noire à la clarté. Il y a des circonstances, néanmoins, et c'est ce qui a lien ici probablement, où la publication scindée en grandes divisions devient plus facile. On peqf juger, dans tous les cas, de l'extrême richesse et de l'importance des matériaux recueillis par M. de Uahn, et on ne peufqaa hàtar dt aas vœux leur publication auaai prompte que possible.
GRÈCE. 3à3
516. A. BouÉ. Beitnege zur Erleichterupg einer geographischen Âufnahine der Europaeischen Tûrkei. Wien^ 1868, in-S**.
Étade préparatoire dans laquelle le savant explorateur signale dans la Turquie d'Europe tous les points qui par leur position et leur hauteur seraient propres à servir de signaux et de repères dans une géodésie expéditive de la Macédoine, de la Thrace, de l*Épire, de l'Albanie, etc., seul mode de relèvements géodésiques que sans doute on y puisse espérer de longtemps encore.
517. Détennination d'un arc de Méridien terrestre à travers l'Europe orientale. Lettre de M. 0. Struye, directeur de TObservatoire de Pouikova, à M. Le Verrier, directeur de TObservatoire de Paris , 30 mars 1868. Btdletin scientifique de l'Observatoire; reproduite dans les Annales des Voyages, du mois d'août 1868.
Cette grande opération n'est pas seulement une addition considérable à la géodésie européenne et aux éléments de la figure de la terre ; prolongée comme elle va l'être du bas Danube à la Propontide, elle va permettre de faire la carte du Balkan oriental (qui doit déjà beaucoup aux relevés des ingénieurs russes en 1828) et d'une grande partie du bassin de l'Hèbre. — Voir ci-après le S S.
518. Carte de la Turquie publiée par le Dépôt de la guerre (État- Major impérial) de Saint-Pétersbourg. 9 feuilles, au 840000*, 1867 (en russe).
519. L. Thenon. Fragments d'une description de i'!le de Crète. Revue archéologique, avril 1868, p. 293-297: août, p. 126- 136 : sept., p. 192-202. Voir notre précédent volume, p. 481, n* 552 .
M- Thénon traite dans le premier de ces trois articles d'Eleuthema et d'Osmida; les deux autres sont consacrés à Gortyne.
520. E. Papadaki. Die insel Candia. Einige Notizen ûber ihre geographiriche , historische und gegenwârtige Lage. Saint- Pétersb.f 1867, in-8, 87 p., avec carte.
521. J[. E. H. Skinner. Roughing it in Crète in 1867. Lond,, 1868, in-8 (Bentley).
522. Ero. Breton. Athènes décrite et dessinée; suivi d'un voyage dans le Péloponnèse. Paris j 1868, in-8, 383 p.
523. Cb. Beî^ioit. Une excursion scientifique dans lllc de Milo.
384 EUROPE. (n^" 491-523)
Mémoires lus à la Sorbonne en 1867. Histoire. Paris, Impr. imp., 1868, in-8, p. 43-56.
M. Benoît fait bonne justice des exagérations consacrées par la poésie et répétées par imitation, sar ces « perles de la mer » semées sous le ciel bleu de TÉgée :
« Quand on n'a vu les lies grecque que chez les anciens poètes, ou encore dans Fénelon, cet Homéride égaré au quinzième siècle, on se figure des rivages enchantés, où, au m. lieu de bouquets de lauriersroses, de palmiers et de hauts peupliers, apparaissent des temples ou des portiques de marbre blanc Mais qu'il y a loin de «es imaginations heureuses à la réalité! Dana toute Tile de Syra ou dans celle de Délos, peut-être ne trouverait-on pas un seul arbre. L'ariditf même de la plupart de ces lies est telle actuellement, qu'au premier aspect on se demande avec défiance si leur beauté fut jamais autre chose qu'un rêve, une chimère , qae les anciens poètes, ces divins menteurs, se sont plu à parer de tous les charmes de leur imagination. Mais non; si l'on ne voit presque partout maintenant que des plages nues et débolées, il n'en fut pas toujours ainsi. Laissons à part sans doute quelques-unes de ces lies, comme Sériphos ou Thermia, qui n'étaient déjà connues dans l'antiquité que comme de stériles ëcueils, où l'on exilait les condamnés. Mais il en est bien d autres, Céos, Andros, Nazos, Tinos, qui furent justement renommées pour leur fertilité merveilleuse, et qui ont encore gardé au fond de leurs vallées intérieures de ravissants et frais paysages. L'état misérable où la phipart de ces lies sont aujourd'hui tombées est le résultat de deux mille ans de désastres, de calamités sans nom, et surtout de la domination des Turcs. •
S 1. Les travaux du bas Danube. Ingénieurs et archéologues.
Les travaux entrepris pour régulariser la navigation du bas Danube tiendront une place considérable au milieu des grandes œuvres d'utilité générale que le dix-neuvième siècle a conçues et qu'il aura vues s'accomplir. Les discussions parlementaires fournissent à ce sujet des docu-. ments qui appartiennent tout à la fois à l'histoire économique et à l'histoire géographique de notre époque. Ce qui suit est extrait de deux rapports faits au Corps^législatif au nom de Commissions spéciales :
En 1814, les bouches du Danube appartenaient à la Porte, Ottoman^; par le traité de Bucharest, en vertu duquel la Russie obtint de la Turquie la cession de la Bessarabie, le bras de Kilia, situé le plus au nord, devint la limite entre les deux puis-