‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 97 sur 249 · BELGIQUE. HOLLANDE · texte numérisé non relu

BELGIQUE. HOLLANDE

(Limites rhénanes de la France.)

541 . Leoott et Voot. La Suisse. Territoire, population, agriculture, industrie , commerce, histoire, institutions politiques et administratives. Strash,f 1867, in-8, 280 p.

542. DuvERNBY. Un tour en Suisse. Histoire, science, monuments, paysages. Nouv. édit. TourSj 1868, 2 vol. in-12, lllustr. 2 fr. 50 c. (Marne).

543. T. G. Bonnet. The Alpine régions of Switzerland and the neighbouring countries ; a Pedestrian's Notes on their physical features, scenery and natural history. London, 1868, in-8, wilh illustr. (Cambridge).

544. J. Ball. a Guide to the Eastern Alps. Lond,, 1868, in-8, vol. III (Longman).

Ce s* volume termine un ouvrage qui jouit d'une haute «stime an Angleterre.

545. Annuaire du Club alpin suisse, 1867-68. Berne, 1868, in-12, 700 p. avec vues et cartes (Paris, Cherbuliez).

Il y a une édition allemande.

546. Â. Ch. GiuD. Observations sur les glaciers de la Vierge et le

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massif da Monte Ron. Paru, 1868, in-8, 72 p. et 1 pi. (Chailamel) .

Extrait des Atmukê des tayagUy join.

5M . A. JoraDAiN . dictionnaire encyclopédique de géogsaphie his* toriqae du royaume de Belgique. Bruxelles, 1868, in-8 avec cartes.

648. A. Waotbrs. Nouf elles études sur la géographie ancienne de la Belgique. Bnm,, 1868, in-8, 174 p. et carte. 3 f^.

Extrait do la Jlfvue trimestrielle.

649. J. AiiDRiBS, géomètre du cadastre. Carte des Chemins de fer de la Belgique et des pays limitrophes. Bruxelles, 1868, 1 feuille.

Très-jolie carte, où sont indiquées les distances ofBdelles, les bareanx téiégnphiqoes, les senriees afflaents, etc.

550. L. MuLDER en J. de Bosch-Kriipbr. De aardrijkskunde in het algemeen, en die van Nederland en zijne kolonien in het bizonder. Amst., 1867, iD-8. 1 fl. 25.

Koméro s de U Bibliotheek voor het Volk.

&51. P. BoEKBL. Geschidenis van het Haarlemmermeer, in schetsen en tafelreelen. Amst.^ 1868, in-8, cartes.

^2. Topographische Atlas van het koninkrijk der Nederlanden, vervaardigd volgens de topographische en militaire Kaart op het topographisch Bureau van het département i^an Oorlog. 's Gravenhage, 1868, J.Smulders, in-f° obi., l*^* livr. (4 feuilles). 2 flor.

L'atlas, composé de 21 cartes aa 200 000*, est annoncé à 12 florins.

^^. P. H. WiTKAMp. Niewe Kaart van het koniogrijk dér Nederlanden, vervaardigd naar de topogr. kaart van het Ministerie van oorlog. *s Grevenhage, 1867, 1 feuille, au 400 OOO*. 2 fl. 1/2 (Smulders).

tLE8 BftltA^NlQUSS.

554. ËoucHBR BE ^ÂTBES. Voyago en Angleterre, [en] Ecosse et [en] Irlande en 186D. ÀbbeviUe, 1868, in-12, 3îi pages.

Les détailà âuivftiitd nOtis tnontretit la géogiltplue politique du Royaume-Uni sous une de ses faces les plus instructives :

Le revenu total du Royaume-Uni pour 1867 a été calculé à 825000000 de livres sterling, dont 500000 000 appartenant aux classes élevées et moyennes, représentées par près de é 000 000 d'àmes, et le reste s^pliquait à 11000000 de travailleurs qui ont un revenu fixe et indépendant. Le tiers du revenu provient d'un capital assuré ; les deux autres tiers sont produits par des bénéfices , et ce revenu dépasse de kO 000 000 de livres la somme de la dette nationale. Mais les trois couronnés sont bien inégalement partagées. L'Ecosse, qui n'est point riche, n'a payé en 1865 l'tncome tctx que sur un revenu de 31 tnillions de livres, c'est-à-dire sur le dikième seuliement de la somme prise pour base dé l'impôt eu Angleterre;

L'Irlande est 16 plus pauvre des tfiois rovâumes. Sa îk)pular tidtl, qui n'eât que le quart de celle de l^Àngle terre, ne paye qu'un douzième de la taxe de ce dernier pays, et bien que sa popUlatioU soit près du double de celle de TËcosse, àon impôt sur le revenu est moindre de 6 millions sterling. L'Irlande ptésente cependant un singulier phénomène , celui de la diminution de sa population et de l'accroissement de son revenu. En 1841 sa population était de 8 196000 habitants ; dix ans après, elle était tombée au-dessous de sept millions; en 1861, au-dessous de six, et elle n'atteint aujourd'hui que cinq millions et demi ; et cependant, de 1855 à 1865, le revenu frappé de la taxe s'est élevé de 21 k 2k miUions et demi de livres. Cela tient à de nombreuses améliorations dans la législation et dans les pro-

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éUêê de eoltitra, car penôime n'ignore que le sol de eette lie est extWmement fertile.

L'Angletette proprement dite présente raccumulation la pins Mlsldérable de grandes fortunes, puisqu'on y trouve sept mille personnes ayant de 5000 à 50 000 livres sterling de revenu, et ténnissàtit une masse de 113 millions sterling de rentes. Quarante mille habitants ont de 1000 à 5000 livres de rente, et pltiÈ de deùi millions jouissent d'un revenu de cent à mille livras. La moyenne des chiffres qui précèdent donne un revenu de 811 livres sterling par tête pour les vingt et un millions d'habit&nts. Il y a certainement peu de pays au monde qui offrent tm ehiffire anssi élevé, et l'on trouve en outre , pour toute la Grande- BMagne, un peu plus de cinq personnes qui ont un retéiiti assuré, contre six qui n'en ont pas.

Malgré eette prospérité générale , il est un fait qui mérite la plus sérieuse attention, c'est celui de l'accroissement du paupériame. Dans la dernière semaine de décembre 1865, il y avait ditia les biaisons de travail {work houses) 129 036 pauvres et yS9S59 assistés à domicile. Ces chiffres, pour la même période de ie67-, aont montés à U6237 et 771 231 : c'est une augmentatien de plus de 63000 personnes qui ont recours à l'assistance pttbliqtket II est vrai que Tannée dernière le blé a monté de fivA ddlschellings par quarter (plus de 2 hectolitres), et que le prit des pommes de terre a doublé; or, ces deux produits IftHtteht la principale alimentation des classes populaires.

La eapitale , il faut le dire avec regret , est le siège principal tu paupérisme, qui s'y présente sous ses plus hideux aspects. Depuis le commencement de la mauvaise saison, plusieurs mee* Hngs ont eu- lieu, présidés soit par l'évèque de Londres, soit par les citoyens les plus recommandables de la Cité ; mais c'est eh iéià que les souscriptions particulières viennent se joindre aux fonds municipaux, et que telle association de bienfaisance dépense en secours 1000 livres par semaine: les mesures offi- •îàleset la charité privée sont impuissantes en face du nombre. Pouf ne citer parmi les paroisses de l'est de la ville que celle de Haekney, disons qu'elle a ^00 maisons habitées par des

r ivres, 7000 personnes vivant d'aumône, et un indigent à chaiige de deux habitants aisés. La Société d'Émigration et celle présidée par le marquis Townshend, un des membres les plus dévoués de la chambre des lords , ont déjà om- ^oyé des sommes considérables pour exporter des travailleun du quartier de Poplar. Elles ont envoyé 500 personnes

sur dififérents points des comtéà agricoles, et 400 émigrants au Canada. Mais les ressources de ces associations ne sont pas inépuisables, et c^est sur une vaste échelle et avec Paide du gouvernement que l'émigration pourrait produire d'avantageux résultats.

Les pauvres sont d'ailleurs bien loin d'être tous invalides, et il y a beaucoup d'ouvriers qui préfèrent vivre d'une faible subvention plutôt que de travailler avec des salaires de 5 et 6 schellings par jour. Ce fait est surtout remarquable dans les chantiers de construction, et il amène un déplacement fort nuisible à' notre port. Les ouvriers de la Glyde, de la Tyne et de la Wear font à Greenock et à Newcastle, moyennant 4 schellings et demi, des journées que ceux de la Tamise refusent de faire à moins de 7 schellings. Il s'ensuit un grand développement dans les constructions navales à Sunderland et à Glasgow, et il y a aujourd'hui sur les chantiers dans la Glyde plus de 115 000 tonneaux de navires en fer contre 82 000 construits Tannée dernière. En outre, ce n'est pas seulement au point de vue municipal que le paupérisme est un danger et une charge immense pour la métropole. Les questions sociales s'agitent parmi ces masses, où se recrute le fénianisme. Il est donc bien à désirer, dans l'intérêt de tout le monde et des pauvres surtout, que l'on s'occupe efficacement des moyens à prendre pour amener la dissémination de Tindustrie, qui ne devrait jamais être condensée dans les grandes villes, pour favoriser l'expatriation et pour rendre à l'agriculture les milliers de bras qui lui manquent et qui sont sans cesse réclamés sur tous les points du royaume.

Un mot sur un point intéressant d'archéologie géographique :

Une découverte importante vient d'être faite à Grange, dans le comté de Linlithgow (Ecosse). La table légionnaire, partie de la muraille d'Ântonin, que des terrassements ont ramenée à la surface, est de grandes dimensions ; elle ne mesure pas moins de 2",74 de long sur 0'*,88 de fiaut, et , quoique brisée, se trouve dans un état de conservation parfait qui permet de saisir tons les détails de l'inscription et des sculptures. Sa face est divisée en trois compartiments, dont celui du centre contient en larges et distinctes lettres l'inscription suivante : Imp. Caes,

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