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ATLAS PHYSIQUE DE LA FRANCE

L'Aliis pliysiqae de la France projeté par l*Ob8erTatoire de Parie.

Voici le plan de cette grande entreprise scientifique (dont une première carte apam), telle qne l'exposent les savants qui l'ont conçue :

Les différentes nations de l'Europe et de PAmôrîque du Nord se préoccupent eu ce moment de décrire les sources de richesses de leur territoire. On cherche à réaliser une œuvre d'en-' semble qui sera la reproduction fidèle d'un pays peint par ses habitants eux-mêmes. La France, qui dans les siècles passéi^ a donné aux travaux de géographie la pi as large et la plus vigoureuse impulsion, ne peut rester en arrière de ce mouvement général.

Vers la fin du dix- septième siècle et au commencement du dix-huitième, de grandes triangulations ont été exécutées en France et ont fait connaître les principales dimensions de notre pays. Ces importants travaux, dus à Picard, Dominique Cassini, Jacques Gâssini son fils, La Hire, La Caille, ont servi de prélude à la grande et belle carte de France, en 183 feuilles, qui porte les noms de Carte de Cassiniy Carte de V Académie^ Carie de VOservatoire. Cette carte a été principalement l'oeuvre de Gassini III, qui y consacra sa vie ; et Cassini lY allait y mettre la dernière main, quand la Révolution vint le dépouiller de ce grand travail,

La carte de PÉtat-major, construite sur une échelle plus grande encore que celle des Gassini, a atteint un très-haut degré de perfection. L'Observatoire de Paris n'est pas resté étranger à cette vaste entreprise,^ et tout récemment encore plusieurs de ses astronomes étaient occupés à en vérifier quelques points essentiels.

L'Observatoire reste fidèle à ses traditions en prenant l'initiative de la grande œuvre nationale sur laquelle nous attirons aujourd'hui Tattention : la construction d'un grand c atlas physique de la France. >

C*est à l'Observatoire que convergent tous les travaux météorologiques. Depuis 1864, les documents pour servir à la confection d'un atlas abondent chaque jour. Une commission

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fut établie dès cette époque dans chaque département et dotée parle Conseil général. Des bulletins imprimés contiennent les demandes auxquelles on est prié de répondre ; les réponses sont transmises par la voie du ministère de Pinstruction publique. Quatre atlas pour les années 1865, 1866, 1867 et 1868 ont déjà été élaborés et publiés, mais limités à l'observation du parcours des orages sur notre territoire. Il s^agit cette fois de reprendre le travail dans toute sa généralité.

Il est évident que les renseignements transmis par chaque commission départementale peuvent comprendre tous les éléments de la richesse publique. Malgré les circonstances pénibles que nous venons de traverser, il ne faut pas que le projet avorte. Les astronomes de TObservatoire accepteront une surcharge de travail sans compensation pécuniaire, mais sont tous disposés à mener à bonne fin une œuvre de cette importance.

M. Delaunay, directeur de TObservatoire, M. Marié Bavy, chef du service météorologique , comptent lui donner une très-vive impulsion. Mais il faut aussi que la province n'hésite pas à multiplier les documents et qu'elle réponde aux demandes du questionnaire. 11 n'est pas douteux qu'elle ne se prête avec empressement aux désirs de l'Observatoire. C'est l'honneur français qui est en jeu ; nous ne pouvons nous laisser dépasser sur ce terrain par les autres nations de l'Europe.

L'atlas physique de la France devant avoir pour base les atlas physiques des départements, il serait vivement à souhaiter qu'on adoptât partout une échelle uniforme et suffisamment grande. Les cartes routières départementales étant à l'échelle du 160000*, réduction à moitié de la carte de l'Ëtat-major» on pourrait admettre cette échelle comme type pour les atlas de département.

Une première carte vient d'être publiée à l'échelle du 2000000«. Elle est destinée à l'étude de l'hydrographie de la France et des pays voisins. Les correspondants de l'Obserfar toire sont invités à faire leurs observations sur ce premier essai, et à indiquer le mode de répartition du travail qu'ils comptent adopter entre eux pour compléter cette carte qui représente une réduction de la carte de la Gaule au 800000*.

Le travail à faire est multiple et embrasse les matières suivantes :

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